by Georg Trakl (1887 - 1914)
Translation © by Pierre Mathé

Frühling der Seele
Language: German (Deutsch) 
Available translation(s): ENG FRE ITA
Aufschrei im Schlaf; durch schwarze Gassen stürzt der Wind,
Das Blau des Frühlings winkt durch brechendes Geäst,
Purpurner Nachttau und es erlöschen rings die Sterne.
Grünlich dämmert der Fluß, silbern die alten Alleen
Und die Türme der Stadt. O sanfte Trunkenheit
Im gleitenden Kahn und die dunklen Rufe der Amsel
In kindlichen Gärten. Schon lichtet sich der rosige Flor.

Feierlich rauschen die Wasser. O die feuchten Schatten der Au,
Das schreitende Tier; Grünendes, Blütengezweig
Rührt die kristallene Stirne; schimmernder Schaukelkahn.
Leise tönt die Sonne im Rosengewölk am Hügel.
Groß ist die Stille des Tannenwalds, die ernsten Schatten am Fluß.

Reinheit! Reinheit! Wo sind die furchtbaren Pfade des Todes,
Des grauen steinernen Schweigens, die Felsen der Nacht
Und die friedlosen Schatten? Strahlender Sonnenabgrund.

Schwester, da ich dich fand an einsamer Lichtung
Des Waldes und Mittag war und groß das Schweigen des Tiers;
Weiße unter wilder Eiche, und es blühte silbern der Dorn.
Gewaltiges Sterben und die singende Flamme im Herzen.

Dunkler umfließen die Wasser die schönen Spiele der Fische.
Stunde der Trauer, Schweigender Anblick der Sonne;
Es ist die Seele ein Fremdes auf Erden. Geistlich dämmert
Bläue über dem verhauenen Wald und es läutet
Lange eine dunkle Glocke im Dorf; friedlich Geleit.
Stille blüht die Myrthe über den weißen Lidern des Toten.

Leise tönen die Wasser im sinkenden Nachmittag
Und es grünet dunkler die Wildnis am Ufer, Freude im rosigen Wind;
Der sanfte Gesang des Bruders am Abendhügel.

J. Stuten sets lines 1-13

Confirmed with Georg Trakl, Das dichterische Werk, München, 1972, page 72.


Authorship:

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive):

Available translations, adaptations, and transliterations (if applicable):

  • ITA Italian (Italiano) (Ferdinando Albeggiani) , title 1: "Primavera dell'anima", copyright © 2007, (re)printed on this website with kind permission
  • FRE French (Français) (Pierre Mathé) , title 1: "Printemps de l'âme", copyright © 2010, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Bertram Kottmann) , title 1: "Spring of the Soul", copyright © 2016, (re)printed on this website with kind permission


Researcher for this text: Harry Joelson

This text was added to the website: 2007-07-29
Line count: 28
Word count: 237

Printemps de l'âme
Language: French (Français)  after the German (Deutsch) 
Cri dans le sommeil ; le vent s'abat dans les ruelles noires,
Le bleu du printemps cligne dans la réfringence du feuillage,
La rosée pourpre de la nuit et les étoiles alentour expirent.
Le crépuscule tombe sur le fleuve verdâtre, les vieilles allées
Et les tours de la ville. Ô douce ivresse
Dans la barque qui glisse et les sombres appels du merle
Dans le jardin enfantin. Déjà le voile rose s'éclaircit.

Les eaux bruissent avec solennité. Ô l'ombre humide du canal,
L'animal passant ; verdure, rameau fleuri
Touchent le front de cristal ; balancement de barque luisante.
Le soleil teinte légèrement de rose les nuages sur la colline.
Grande est la quiétude du bois de sapins, des ombres sérieuses sur le fleuve.

Pureté ! Pureté ! Où sont les chemins effrayants de la mort,
Des silences de pierre gris, les rochers de la nuit
Et les ombres sans répit?  Abîme de soleil rayonnant.

Sœur, alors je te trouvai dans la clairière solitaire
De la forêt, et il était midi et grand le silence de l'animal ;
Blanche sous un chêne sauvage, et l'argent de l'épine a fleuri.
Immense mort et la flamme chantante dans le cœur.

L'eau coule plus sombre autour du joli jeu des poissons.
Heure de deuil, spectacle silencieux du soleil ;
L'âme est une étrangère sur terre. Un bleu mystique
Tombe sur la forêt massacrée et longuement
Dans le village résonne une sombre cloche  ; paisible escorte.
Le calme myrte fleurit sur les paupières blanches du mort.

Les eaux bruissent doucement dans l'après-midi qui décline
Et la nature de la berge vire au vert foncé ; joie dans le vent rose ;
Le doux chant du frère près de la colline du soir.

Authorship:

  • Translation from German (Deutsch) to French (Français) copyright © 2010 by Pierre Mathé, (re)printed on this website with kind permission. To reprint and distribute this author's work for concert programs, CD booklets, etc., you may ask the copyright-holder(s) directly or ask us; we are authorized to grant permission on their behalf. Please provide the translator's name when contacting us.
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This text was added to the website: 2010-05-09
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