Les chants du jour

by Max d'Ollone (1875 - 1959)

Word count: 589

1. Qu'ont donc ses yeux [sung text not yet checked]

Qu'ont donc ses yeux
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2. Guitare [sung text not yet checked]

Ton sourire m'a rendu fou
 . . . . . . . . . .

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4. Le vent [sung text not yet checked]

Le vent qui fait tomber les prunes,
   Les coings verts,
Qui fait vaciller la lune,
Le vent qui mène la mer,
Le vent qui rompt et qui saccage,
   Le vent froid,
Qu’il vienne et qu’il fasse rage
Sur mon coeur en désarroi!
Qu’il vienne comme dans les feuilles
   Le vent clair
Sur mon coeur, et qu’il le cueille
Mon coeur et son suc amer.
Ah! qu’elle vienne la tempête
   Bond par bond,
Qu’elle prenne dans ma tête
Ma douleur qui tourne en rond.
Ah! qu’elle vienne, et qu’elle emporte
   Se sauvant,
Mon coeur lourd comme une porte
Qui s’ouvre et bat dans le vent.
Qu’elle l’emporte et qu’elle en jette
   Les morceaux
Vers la lune, à l’arbre, aux bêtes,
Dans l’air, dans l’ombre, dans l’eau,
Pour que plus rien ne me revienne
   A jamais,
De mon âme et de la sienne
  Que j’aimais...

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5. Jeunesse [sung text not yet checked]

Pourtant tu t’en iras un jour de moi, Jeunesse,
Tu t’en iras, tenant l’Amour entre tes bras,
Je souffrirai, je pleurerai, tu t’en iras,
Jusqu’à ce que plus rien de toi ne m’apparaisse !

La bouche pleine d’ombre et les yeux pleins de cris,
Je te rappellerai d’une clameur si forte,
Que, pour ne plus m’entendre appeler de la sorte,
La Mort entre ses mains prendra mon cœur meurtri.

Pauvre Amour, triste et beau, serait-ce bien possible
Que vous ayant aimé d’un si profond souci
On pût encor marcher sur le chemin durci
Où l’ombre de nos pieds ne sera plus visible ?

Revoir sans vous l’éveil douloureux du printemps,
Les dimanches de mars, l’orgue de Barbarie,
La foule heureuse, l’air doré, le jour qui crie,
La musique d’ardeur qu’ Yseult dit à Tristan !

Sans vous, connaître encor le bruit sourd des voyages,
Le sifflement des trains, leur hâte et leur arrêt,
Comme au temps juvénile, abondant et secret
Où dans vos yeux clignés riaient des paysages.

Et quand l’automne roux effeuille les charmilles
Où s’asseyait le soir l’amante de Rousseau,
Être une vieille, avec sa laine et son fuseau,
Qui s’irrite et qui jette un sort aux jeunes filles…

- Ah ! Jeunesse, qu’un jour vous ne soyez plus là,
Vous, vos rêves, vos pleurs, vos rires et vos roses,
Les Plaisirs et l’Amour vous tenant, – quelle chose,
Pour ceux qui n’ont vraiment désiré que cela !

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6. Chant d'amour [sung text not yet checked]

Tes yeux sont deux sources vives 
Où vient se peindre un ciel pur, 
Quand les rameaux de leurs rives 
Leur découvrent son azur. 
Dans ce miroir retracées, 
Chacune de tes pensées 
Jette en passant son éclair, 
Comme on voit sur l'eau limpide
Flotter l'image rapide 
Des cygnes qui fendent l'air !

Ton front, que ton voile ombrage
Et découvre tour à tour, 
Est une nuit sans nuage 
Prête à recevoir le jour ; 
Ta bouche, qui va sourire, 
Est l'onde qui se retire 
Au souffle errant du zéphyr, 
Et, sur ces bords qu'elle quitte, 
Laisse au regard qu'elle invite, 
Compter les perles d'Ophyr !

Ton cou, penché sur l'épaule, 
Tombe sous son doux fardeau, 
Comme les branches du saule
Sous le poids d'un passereau ;
Ton sein, que l'oeil voit à peine 
Soulevant à chaque haleine
Le poids léger de ton coeur,
Est comme deux tourterelles
Qui font palpiter leurs ailes 
Dans la main de l'oiseleur.

Tes deux mains sont deux corbeilles 
Qui laissent passer le jour ;
Tes doigts de roses vermeilles
En couronnent le contour.
Sur le gazon qui l'embrasse 
Ton pied se pose, et la grâce,
Comme un divin instrument, 
Aux sons égaux d'une lyre 
Semble accorder et conduire
Ton plus léger mouvement.

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7. L'enfant Eros [sung text not yet checked]

Enfant Eros qui joues à l'ombre des surgeons
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8. Les autres disent [sung text not yet checked]

Les autres disent : Ses yeux sont assez beaux
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