Deux odes chinoises

by Gabriel Grovlez (1879 - 1944)

Word count: 230

1. À la porte occidentale [sung text checked 1 time]

A la porte Occidentale de la ville, 
se trouvent des jeunes femmes
Gracieuses et légères comme des nuages de printemps :
Mais cela ne m'émeut pas qu'elles aient 
la grâce légère des nuages,
Sous son voile dense et les blancheurs 
de sa robe, mon amie me donne pleine félicité.

A la porte occidentale de la ville 
se trouvent des jeunes femmes,
Éclatantes et jolies comme des fleurs de printemps :
Mais cela ne m'émeut pas qu'elles 
aient la joliesse éclatante des fleurs.
Sous son voile dense et les blancheurs 
de sa robe, mon amie me donne pleine félicité.

Authorship

Based on

Note: this is a prose text. We have broken the lines to make it fit nicely on the page.


Researcher for this text: Johann Winkler

2. La fleur de pêcher [sung text checked 1 time]

J'ai cueilli sur la branche du pêcher 
une fleur toute petite, une fleur toute rose,
Et je l'ai offerte à la femme aimée 
qui a des lèvres plus petites et plus roses 
que ces roses et petites fleurs.

J'ai enlevé à son nid 
une hirondelle aux ailes noires, 
et je l'ai offerte à la femme aimée
Qui a des lèvres petites et roses 
et dont les sourcils ressemblent 
aux ailes noires d'hirondelle.

Le lendemain matin la petite fleur rose était fanée
Et l'hirondelle, suivant l'âme de la fleur, 
avait pris son vol par la fenêtre ouverte 
qui donne sur la Montagne bleue.

Mais aux lèvres de la femme aimée les fleurs 
s'épanouissaient toujours petites et roses,
Et les sourcils noirs de ses yeux n'avaient point 
l'air de vouloir battre de leurs ailes.

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Researcher for this text: Johann Winkler