Les musiciennes sont parties. Tulipes qu'elles avaient mises dans les vases de jade s'inclinent vers les luths et semblent écouter encore.
La flûte de jade
Song Cycle by Eugeniusz Knapik (b. 1951)
Translated to:
English — The Jade Flute (Grant Hicks)
1. Le pavillon de la musique  [sung text not yet checked]
Text Authorship:
- by Franz Toussaint (1879 - 1955), "Le pavillon de la musique", appears in La flûte de jade
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- ENG English (Grant Hicks) , "The Music Pavilion", copyright © 2026, (re)printed on this website with kind permission
Confirmed with Franz Toussaint, La flûte de jade; poésies chinoises, Piazza, 1926, p. 24.
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2. La flûte de jade  [sung text not yet checked]
Si j'étais un arbre ou une plante, je sentirais la douce influence du printemps. Je suis un homme... Ne vous étonnez pas de ma joie.
Text Authorship:
- by Franz Toussaint (1879 - 1955), "Le renouveau", appears in La flûte de jade
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- ENG English (Grant Hicks) , copyright © 2026, (re)printed on this website with kind permission
Confirmed with Franz Toussaint, La flûte de jade : poésies chinoises, Paris: H. Piazza, 1920, page 61.
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3. L'adieu  [sung text not yet checked]
L’oiseau yüann et l’oiseau yang nagent côte à côte sur le fleuve Kinn dont les flots onduleux coulent vers le nord. Quand l’oiseau yüann s’arrête à l’ombre d’un arbre de la rive, sa compagne s’arrête parmi les roseaux en fleurs. Tous deux préféreraient la mort ou la captivité plutôt que la fuite, si, pour fuir, ils devaient se séparer. Adieu, seigneur de ma vie ! Aucune fleuve ne peut revenir à sa source, aucune rose ne peut revenir sur le rosier qui l’a laissé tomber. Malgré la croyance générale, les plantes ne sont pas insensibles. Qu’advient-il à celles dont la nature est de s’attacher ? L’une vit et meurt à l’endroit même où le vent laissa tomber la graine qui lui donna le jour ; l’autre périt dès qu’on l’arrache de l’abri qu’elle avait choisi. La nature est clémente pour la fleur, et l’homme est cruel pour la femme qui l’aime. Adieu, seigneur de ma vie ! Aucun fleuve ne peut revenir à sa source, aucune rose ne peut revenir sur le rosier qui l’a laissé tomber. En souvenir de moi, gardez ces trois hirondelles de jade. Elles brillaient dans ma chevelure, le jour de notre mariage. Essuyez-les, chaque soir, avec votre manche de soie. Et ne roulez jamais la natte sur laquelle vous m’avez caressée … Laissez les araignées y tendre leurs fils. Permettez-moi de vous demander de conserver toujours le bloc d’ambre sur lequel je posais ma tête, pour dormir. Les rêves qu’il vous donnera vous rappelleront notre passé. Adieu, seigneur de ma vie ! Aucun fleuve ne peut revenir à sa source, aucune rose ne peut revenir sur le rosier qui l’a laissé tomber. J’ai oublié, dans votre coffre sculpté, mon petit manteau de plumes. Ne le mettez jamais sur d’autres épaules que les vôtres. Quant à mon miroir, mon miroir d’argent où mon cœur se reflétait comme un visage au fond d’un puits, tendez-le souvent à votre nouvelle épouse, et qu’il vous aide à connaître son cœur. Adieu, seigneur de ma vie ! Aucun fleuve ne peut revenir à sa source, aucune rose ne peut revenir sur le rosier qui l’a laissé tomber.
Text Authorship:
- by Franz Toussaint (1879 - 1955), "L'adieu", appears in La flûte de jade
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- ENG English (Grant Hicks) , "The Farewell", copyright © 2026, (re)printed on this website with kind permission
Confirmed with Franz Toussaint, La flûte de jade : poésies chinoises, Paris: H. Piazza, 1926, pages 17-20.
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4. L’insensé  [sung text not yet checked]
Avec de grands gestes, il s'éloigna dans la nuit. Il avait l'air de cueillir des étoiles.
Text Authorship:
- by Franz Toussaint (1879 - 1955), "L’insensé"
Based on:
- a text in Chinese (中文) by Anonymous/Unidentified Artist [text unavailable]
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- ENG English (Grant Hicks) , "The Madman", copyright © 2026, (re)printed on this website with kind permission
Confirmed with Franz Toussaint, La flûte de jade : poésies chinoises, Paris: H. Piazza, 1920, page 129.
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