Trois chansons

Song Cycle by Ernest Willem Mulder (1898 - 1959)

Word count: 285

1. Green [sung text not yet checked]

Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches
Et puis voici mon cœur qui ne bat que pour vous.
Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches
Et qu'à vos yeux si beaux l'humble présent soit doux.

J'arrive tout couvert encore de rosée
Que le vent du matin vient glacer à mon front.
Souffrez que ma fatigue, à vos pieds reposée,
Rêve des chers instants qui la délasseront.

Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête
Toute sonore encore de vos derniers baisers ;
Laissez-la s'apaiser de la bonne tempête,
Et que je dorme un peu puisque vous reposez.

Authorship

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  • CAT Catalan (Català) [singable] (Núria Colomer) , copyright © 2020, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Emily Ezust) , no title, copyright ©
  • GER German (Deutsch) (Bertram Kottmann) , "Green", copyright © 2013, (re)printed on this website with kind permission
  • POL Polish (Polski) (Bronisława Ostrowska) , "Green", Kraków, first published 1911

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2. Crépuscule pluvieux [sung text not yet checked]

L'ennui descend sur moi comme un brouillard d'automne
Que le soir épaissit de moment en moment,
Un ennui lourd, accru mystérieusement,
Qui m'opprime de nuit épaisse et monotone.

Pourtant nul glorieux amour ne m'a blessé,
Et c'est sans regretter les heures envolées
Que je revois au loin, vagues formes voilées,
Mes souvenirs errants au jardin du passé.

Et pourtant, maintenant, dans l'horreur languissante
D'un soir de pluie et dans la lente obscurité,
Je sens mon coeur que nul amour n'a déserté
Mélancolique ainsi qu'une chambre d'absente.

Authorship

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3. Parle-moi que ta voix me touche [sung text not yet checked]

Parle-moi, que ta voix me touche !
Chaque parole sur ta bouche
Est un écho mélodieux.
Quand ta voix meurt dans mon oreille,
Mon âme résonne et s'éveille,
Comme un temple à la voix des [dieux]1.

Un souffle, un mot puis un silence,
C'est assez : mon âme devance
Le sens interrompu des mots,
Et comprend ta voix fugitive,
Comme le gazon sur la rive
Comprend le murmure des flots.

Un son qui sur ta bouche expire,
Une plainte un demi-sourire,
Mon cœur entend tout sans effort :
Le souffle même du zéphire
Devient un ravissant accord.

Authorship

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  • ENG English (Emily Ezust) , copyright © 2012

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1 Rothschild: "cieux"

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