French (Français) translations of Three songs, opus 17
by Ethelbert Woodbridge Nevin (1862 - 1901)
Hab' ein Röslein dir gebrochen Frühlingsfrisch vom Strauch, Und geheim mit ihm gesprochen Hehl und Flüsterhauch. Tief im Kelche ruht verschwiegen Gar ein schüchtern Wort, Hundert rote Blättlein biegen Sich um güldnen Hort. Drück es leise an die Lippen, Wie ich auch getan, Darfst am taubenetzten nippen Und den Duft empfahn. Mit des Herzens Gruß und Neigen Will ich von dir gehn, Rosen welken, Wünsche schweigen, Hoffe Wiedersehn!
Text Authorship:
- by Julius Wolff (1834 - 1910), appears in Tannhäuser: ein Minnesang
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Le vase où meurt cette vervaine D'un coup d'éventail fut fêlé ; Le coup dut l'effleurer à peine, Aucun bruit ne l'a révélé. Mais la légère meurtrissure, Mordant le cristal chaque jour, D'une marche invisible et sûre En a fait lentement le tour. Son eau fraîche a fui goutte à goutte, Le suc des fleurs s'est épuisé ; Personne encore ne s'en doute, N'y touchez pas, il est brisé. Souvent aussi la main qu'on aime Effleurant le coeur, le meurtrit ; Puis le cœur se fend de lui-même, La fleur de son amour périt ; Toujours intact aux yeux du monde, Il sent croître et pleurer tout bas Sa blessure fine et profonde : Il est brisé, n'y touchez pas.
Text Authorship:
- by René-François Sully-Prudhomme (1839 - 1907), title 1: "Le vase brisé", title 2: "Le vase brisé", appears in Stances et Poèmes, in 1. Stances, in La Vie intérieure, Paris, Éd. Alphonse Lemerre, first published 1866
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Rappelle-toi, quand l'Aurore craintive
Ouvre au Soleil son palais enchanté ;
Rappelle-toi, lorsque la nuit pensive
Passe en rêvant sous son voile argenté ;
À l'appel du plaisir lorsque ton sein palpite,
[Aux doux songes]1 du soir lorsque l'ombre t'invite.
Écoute au fond des bois
Murmurer une voix :
Rappelle-toi.
Rappelle-toi, lorsque les destinées
M'auront de toi pour jamais séparé,
Quand le chagrin, l'exil et les années
Auront flétri ce cœur désespéré ;
Songe à mon triste amour, songe à l'adieu suprême !
L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime.
Tant que mon cœur battra,
Toujours il te dira :
Rappelle-toi.
Rappelle-toi, quand sous la froide terre
Mon cœur brisé pour toujours dormira ;
Rappelle-toi, quand la fleur solitaire
Sur mon tombeau doucement s'ouvrira.
[Je ne te verrai]2 plus ; mais mon âme immortelle
Reviendra près de toi comme une sœur fidèle.
Écoute, dans la nuit,
Une voix qui gémit :
Rappelle-toi.
Text Authorship:
- by Louis Charles Alfred de Musset (1810 - 1857), "Rappelle-toi", appears in Poésies nouvelles
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View text without footnotesConfirmed with Alfred de Musset and Paul de Musset, Œuvres complètes de Alfred de Musset: Poésies, tome II, Paris: Charpentier, 1866, page 277.
Note: the poem first appeared in Voyage où il vous plaira by Tony Johannot Alfred de Musset et P.-J. Stahl, éd. J. Hetzel, Paris, 1843, with music apparently not by Mozart. It is preceded by the following:
(Vergiss mein nicht.) Paroles faites sur la musique de Mozart.1 Alary: "Au doux songe"
2 Auteri-Manzocchi, Netzel: "Tu ne me verras"