Language: French (Français)
Our translations: ENG GER
Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?
Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !
Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.
Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.
...
Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !
...
Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !
Note: the text above is taken from stanzas 1-4,13,16 of the original text.
See also Comme l'ombre sur le chemin by F. Aubin, which uses part of this text; and Prière by Carl Brouard, which quotes a line of this text.
Composition:
Set to music by Louis Niedermeyer (1802 - 1861), "Le lac", stanzas 1-4,13,16 [ voice and piano ]
Text Authorship:
See other settings of this text.
Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):
- CZE Czech (Čeština) (Jaroslav Vrchlický) , "Jezero", Prague, first published 1893
- ENG English (Grant Hicks) , copyright © 2025, (re)printed on this website with kind permission
- GER German (Deutsch) (Bertram Kottmann) , "Der See", copyright © 2015, (re)printed on this website with kind permission
Researcher for this text: Emily Ezust [
Administrator]
This text was added to the website between May 1995 and September 2003.
Line count: 64
Word count: 454
Language: German (Deutsch)  after the French (Français)
Demnach, zu neuen Ufern stets getrieben,
ohn’ Wiederkehr gespült in in ew’ge Nacht,
vermögen wir im Ozean der Zeiten
niemals zu ankern einen einz’gen Tag?
O See! Das Jahr hat kaum den Lauf beendet;
doch zum geliebten See, den sie sollt’ wieder sehn,
komm’ ich allein und lass’ mich nieder
auf diesem Stein, auf dem du sie erblickt.
Du tostest derart unter diesen jähen Klippen,
und brachst an ihren schroffen Flanken dich,
der Wind wehte die Gischten deiner Wellen
auf ihre Füße, die ich so verehrt’.
Weißt du den Abend noch? Stillschweigend fuhren wir hinaus;
man hörte auf dem Wasser, unterm Himmel, weit und breit
nur das Geräusch der Ruder, die im Takt
zum Wohlklang deiner Wellen schlugen.
...
...
Note: the text above is taken from stanzas 1-4,13,16 of the original text.
Text Authorship:
Based on:
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This text was added to the website: 2015-09-29
Line count: 24
Word count: 175