by William Shakespeare (1564 - 1616)
Translation © by François-Victor Hugo (1828 - 1873)

No more, thou thunder‑master, show
Language: English 
Available translation(s): FRE
Sicilius Leonatus
No more, thou thunder-master, show
Thy spite on mortal flies:
With Mars fall out, with Juno chide,
That thy adulteries
Rates and revenges.
Hath my poor boy done aught but well,
Whose face I never saw?
I died whilst in the womb he stay'd
Attending nature's law:
Whose father then, as men report
Thou orphans' father art,
Thou shouldst have been, and shielded him
From this earth-vexing smart.

Mother
Lucina lent not me her aid,
But took me in my throes;
That from me was Posthumus ript,
Came crying 'mongst his foes,
A thing of pity!

Sicilius Leonatus
Great nature, like his ancestry,
Moulded the stuff so fair,
That he deserved the praise o' the world,
As great Sicilius' heir.

First Brother
When once he was mature for man,
In Britain where was he
That could stand up his parallel;
Or fruitful object be
In eye of Imogen, that best
Could deem his dignity?

Mother
With marriage wherefore was he mock'd,
To be exiled, and thrown
From Leonati seat, and cast
From her his dearest one,
Sweet Imogen?

Sicilius Leonatus
Why did you suffer Iachimo,
Slight thing of Italy,
To taint his nobler heart and brain
With needless jealosy;
And to become the geck and scorn
O' th' other's villany?

Second Brother
For this from stiller seats we came,
Our parents and us twain,
That striking in our country's cause
Fell bravely and were slain,
Our fealty and Tenantius' right
With honour to maintain.

First Brother
Like hardiment Posthumus hath
To Cymbeline perform'd:
Then, Jupiter, thou king of gods,
Why hast thou thus adjourn'd
The graces for his merits due,
Being all to dolours turn'd?

Sicilius Leonatus
Thy crystal window ope; look out;
No longer exercise
Upon a valiant race thy harsh
And potent injuries.

Mother
Since, Jupiter, our son is good,
Take off his miseries.

Sicilius Leonatus
Peep through thy marble mansion; help;
Or we poor ghosts will cry
To the shining synod of the rest
Against thy deity.

First Brother Second Brother
Help, Jupiter; or we appeal,
And from thy justice fly.
(Jupiter descends in thunder and lightning, 
sitting upon an eagle: he throws a thunderbolt. 
The Apparitions fall on their knees)

Jupiter
No more, you petty spirits of region low,
Offend our hearing; hush! How dare you ghosts
Accuse the thunderer, whose bolt, you know,
Sky-planted batters all rebelling coasts?
Poor shadows of Elysium, hence, and rest
Upon your never-withering banks of flowers:
Be not with mortal accidents opprest;
No care of yours it is; you know 'tis ours.
Whom best I love I cross; to make my gift,
The more delay'd, delighted. Be content;
Your low-laid son our godhead will uplift:
His comforts thrive, his trials well are spent.
Our Jovial star reign'd at his birth, and in
Our temple was he married. Rise, and fade.
He shall be lord of lady Imogen,
And happier much by his affliction made.
This tablet lay upon his breast, wherein
Our pleasure his full fortune doth confine:
and so, away: no further with your din
Express impatience, lest you stir up mine.
Mount, eagle, to my palace crystalline.
(Ascends)

Sicilius Leonatus
He came in thunder; his celestial breath
Was sulphurous to smell: the holy eagle
Stoop'd as to foot us: his ascension is
More sweet than our blest fields: his royal bird
Prunes the immortal wing and cloys his beak,
As when his god is pleased.

All
Thanks, Jupiter!

Sicilius Leonatus
The marble pavement closes, he is enter'd
His radiant root. Away! and, to be blest,
Let us with care perform his great behest.
(The Apparitions vanish)

About the headline (FAQ)

Preceding this section: (Solemn music. Enter, as in an apparition, SICILIUS LEONATUS, father to Posthumus Leonatus, an old man, attired like a warrior; leading in his hand an ancient matron, his wife, and mother to Posthumus Leonatus, with music before them: then, after other music, follow the two young Leonati, brothers to Posthumus Leonatus, with wounds as they died in the wars. They circle Posthumus Leonatus round, as he lies sleeping.)


Authorship

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Other available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • FRE French (Français) (François-Victor Hugo) , written c1865, Acte V, Scène 4, copyright © 2016, (re)printed on this website with kind permission


Researcher for this text: Guy Laffaille [Guest Editor]

Text added to the website: 2016-05-19 00:00:00
Last modified: 2016-05-19 11:58:26
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Word count: 600

Ô toi, maître du tonnerre, cesse...
Language: French (Français)  after the English 
Sicilius
Ô toi, maître du tonnerre, cesse d'exhaler
   Ton dépit contre les essaims humains,
Emporte-toi contre Mars, querelle-toi avec Junon
   Qui compte tes adultères
Et s'en venge.
Mon pauvre enfant n'a-t-il pas toujours fait le bien?
   Et je ne l'ai jamais vu!
Je suis mort, tandis qu'il était dans le sein de sa mère
   Attendant l'ordre de la nature.
Ah! si les hommes ont raison de dire
   Que tu es le père de l'orphelin,
Tu aurais dû être son père, et le défendre
   Des maux qui tourmentent la terre.

La Mère
Lucine, loin de me prêter aide,
   M'enleva dans les douleurs;
Et Posthumus, arraché de moi,
   Arriva, pleurant, parmi ses ennemis;
Pauvre petit être!

Sicilius
La grande nature, à l'image de ses ancêtres,
   Le fit d'une si noble étoffe
Qu'il mérita les louanges du monde,
   Comme le digne héritier du grand Sicilius.

Premier Frère
Dès qu'il fut mûr pour l'âge d'homme,
   Qui, dans toute la Bretagne,
Eût pu entrer en parallèle avec lui,
   Et soutenir aussi fructueusement
Le regard d'Imogène qui savait
   Si bien distinguer son mérite?

La Mère
Pourquoi, grâce à ce mariage dérisoire,
   A-t-il été banni, chassé
Du domaine des Léonati, et arraché
   À sa bien-aimée,
La suave Imogène?

Sicilius
Pourquoi as-tu permis qu'un Iachimo,
   Vile créature d'Italie,
Salît son noble coeur et son esprit
   D'une injuste jalousie,
Et que mon fils devînt la dupe ridicule
   De cette vilenie?

Deuxième Frère
C'est afin de le savoir que nous venons de nos calmes retraites,
   Nos parents et nous deux,
Nous deux qui, pour la cause de notre patrie,
   Tombâmes bravement et fûmes tués,
Sujets loyaux, pour défendre avec honneur
   Les droits de Ténantius!

Premier Frère
Posthumus a montré la même vaillance
   Au service de Cymbeline;
Pourquoi donc, Jupiter, roi des dieux,
   As-tu ainsi ajourné
Le récompense due à son mérite,
   Et l'as-tu changée toute en douleur?

Sicilius
Ouvre ta fenêtre de cristal; regarde,
   Et n'essaye plus,
Sur une race vaillante, tes rudes
   Et puissants fléaux.

La Mère
Jupiter, puisque notre fils est bon,
   Termine ses misères.

Sicilius
Regarde du haut de ta demeure de marbre. Du   secours!
   Ou, pauvres spectres, nous irons crier
Devant le synode des Puissances lumineuses
   Contre ta Divinité.

Tous
Du secours, Jupiter! ou nous appelons,
Et nous désertons ton tribunal.

(Jupiter descend, au milieu des foudres et des éclairs,
assis sur un aigle; il lance un coup de tonnerre. Les
spectres tombent à genoux.)

Jupiter
Cessez, vous, petits esprits des régions basses,
De blesser nos oreilles. Silence! Comment osez-vous, spectres,
Accuser le dieu foudroyant dont le tonnerre,
À l'affût dans le ciel, domine toutes les hauteurs rebelles?
Arrière, pauvres ombres de l'Élysée! Allez
Vous reposer sur vos pelouses toujours fleuries.
Ne vous tourmentez pas de ce qui arrive aux mortels:
Ce n'est pas votre affaire, vous le savez; c'est la nôtre.
Je châtie qui j'aime, mais c'est pour que mes bienfaits,
Différés, en soient plus doux. Soyez tranquilles.
Notre Divinité relèvera votre fils abaissé:
Ses douleurs, bien placées, lui font un trésor de joies.
Notre étoile jupitérienne a présidé à sa naissance, et
C'est dans notre temps qu'il a été marié... Relevez-vous et disparaissez!
Il sera le seigneur dont Imogène sera la dame,
D'autant plus heureux qu'il aura plus souffert.
Mettez-lui sur la poitrine ces tablettes où
Il nous a plu d'inscrire sa destinée;
Et puis partez! Cessez par ce vacarme
D'exprimer votre impatience, de peur d'exciter la mienne...
Aigle, remonte à mon palais de cristal!
(Il disparaît.)

Sicilius
Il est descendu tonnant ; son haleine céleste
Avait une odeur de soufre ; l'aigle sacré s'abattait
Comme pour nous écraser. Et il remonte,
Plus embaumé que nos champs bienheureux ; le royal oiseau
Essuie ses ailes immortelles et aiguise son bec.
Comme quand son dieu est content.

Tous
Comme quand son dieu est content. Merci, Jupiter!

Sicilius
Le pavé de marbre se referme... Il est rentré
Sous son toit rayonnant... Partons, et, pour être heureux,
Conformons-nous scrupuleusement à ses ordres augustes.
(Les spectres s'évanouissent.)

About the headline (FAQ)

Preceding this section: Entre, comme en une apparition, Sicilius Léonatus, père de Posthumus, vieillard vêtu comme un guerrier. Il conduit par la main sa femme, matrone âgée, la mère de Posthumus. Arrivent alors les deux jeunes Léonatus, frères de Posthumus, laissant voir les blessures dont ils sont morts à la guerre. Tous font cercle autour de Posthumus endormi.


Authorship

Based on

 
Researcher for this text: Guy Laffaille [Guest Editor]

Text added to the website: 2016-05-19 00:00:00
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