Translation © by Guy Laffaille

Da eben seinen Lauf vollbracht
Language: German (Deutsch) 
Available translation(s): ENG FRE
   Da eben seinen Lauf vollbracht,
Der schönste Frühlingstag,
Und nun die Ruhe stiller Nacht,
Schon auf den Fluren lag;
Da wandelte (den sanften Blick
Umwölkt von Traurigkeit)
Maria in ihr Tal zurück
Zur trauten Einsamkeit.
 
   Ein Seufzer, der ihr Lindrung gab,
Der sanften Brust entdrang,
In deß die bleiche Wang' herab,
Die stille Träne sank.
Denn ach! betrogne Liebe brach
Des armen Mädchens Herz;
Aus ihren trüben Augen sprach
Der hoffnungslose Schmerz.
 
   Sie seufzt, die Zähren ihr entfliehn,
Wie elend; ach! ach! bin ich,
Die Schneeblum und das Veilchen blühn
Jetzt ohne Reiz für mich;
Der Frühlingssonne holdes Licht,
Das jeden Blick erfreut,
Erfreut nur meine Augen nicht,
Vermindert nicht mein Leid.
 
   Der kleine Bach in dessen Glanz
Ich mich so gern erblickt,
Wenn ich mit einem Blumenkranz
Mein blondes Haar geschmückt,
Zeigt jetzt mir nur, wie dies Gesicht,
Von Lieb und Gram verblüht;
O! Lucia, Lucia siehst du nicht,
Wie bald der Reiz uns flieht?
 
   Doch du, der mich vergaß bey ihr,
Nun meinen Anblick fliehst:
O sag um welchen Reiz du mir
So ganz dein Herz entziehst?
O! liebte sie dich treuer
Wohl zärtlicher als ich?
Doch nein, mein letzter Seufzer
Soll nicht klagen wider dich,
 
   Vielmehr soll er zum Himmel fliehn',
Für dich, den ich geliebt,
Daß er, der Treu dich schwören sehn,
Den falschen Schwur vergiebt.
Und nun, da bald vollendet ist,
Des Lebens trüber Pfad,
Nun hör', eh' sich mein Augen schließt,
Was sterbend ich noch bat.
 
   Wenn dir dereinst der Tag erscheint,
(Ich werd' ihn nicht mehr sehn)
Der Lucien ganz mit dir vereint,
Dann denk, an dies mein Flehn.
Und wenn du mit dem Hochzeitzug
Den Kirchhof gehst herab;
So trete nicht dein froher Zug,
Auf mein begrüntes Grab.

Authorship

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

Available translations, adaptations, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Sharon Krebs) , copyright © 2016, (re)printed on this website with kind permission
  • FRE French (Français) (Guy Laffaille) , title 1: "À l'instant a été accompli la course", copyright © 2016, (re)printed on this website with kind permission


Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Sharon Krebs [Guest Editor]

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Last modified: 2016-06-27 08:11:58
Line count: 56
Word count: 287

À l'instant a été accompli la course
Language: French (Français)  after the German (Deutsch) 
  À l'instant a été accompli la course
Du plus beau jour du printemps,
Et maintenant la paix de la nuit silencieuse,
Déjà se pose sur les prairies ;
Alors elle se promène (son doux regard
Assombri par la tristesse),
Maria, vers sa vallée
Et la solitude familière.

  Un soupir qu'a donné son apaisement,
Émanait de son doux sein,
Sur sa joue pâle
Tombaient des larmes silencieuses.
Car, hélas ! l'amour trompé brise
Le cœur de la pauvre jeune fille ;
De ses yeux embués parle
La douleur sans espoir.

  Elle soupire, les larmes coulent d'elle,
Comme je suis malheureux, ah ! ah !
Le perce-neige et la violette fleurissent
Maintenant sans beauté pour moi ;
La belle lumière du soleil du printemps
Qui réjouit chaque regard,
Mes yeux seuls ne se réjouissent pas,
Elle ne diminue pas ma souffrance.

  Le petit ruisseau dans l'éclat duquel
Je me reflétais si gaiement,
Quand avec une couronne de fleurs
J'ornais ma chevelure blonde,
Maintenant me montre seulement combien ce visage
Est par l'amour et l'affliction,
Oh ! Lucia, Lucia, ne vois-tu pas
Combine vite nos charmes nous fuient ?

  Mais toi qui m'oublies auprès d'elle,
Maintenant tu fuis mon regard :
Oh, dis-moi pour quel charme tu as loin de moi
Si complètement retiré ton cœur ?
oh ! t'aime-t-elle plus fidèlement,
Plus tendrement que moi ?
Mais non, mon dernier soupir,
Ne sera pas une plainte contre toi,

  Il volera plutôt vers le ciel
Pour toi, que j'aimais,
Que Celui qui te vis jurer fidélité
Puisse te pardonner ton parjure.
Et maintenant que bientôt se terminera
Le cours de ma vie morne,
Maintenant écoute avant que mes yeux se ferment,
Ce qu'en mourant j'ai encore demandé.

  Quand, un jour, brillera pour toi le jour,
(Je ne le verrai jamais)
Qui t'unira complètement avec Lucia,
Alors pense à ma prière.
Et quand avec le cortège du mariage tu
Arriveras au cimetière,
Alors ne laisse pas ta joyeuse procession marcher
Sur ma tombe verte.

Authorship

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Text added to the website: 2016-11-06 00:00:00
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