by William Shakespeare (1564 - 1616)
Translation by François-Victor Hugo (1828 - 1873)

Let the bird of loudest lay
Language: English 
Let the bird of loudest lay
  On the sole Arabian tree,
  Herald sad and trumpet be,
To whose sound chaste wings obey.

But thou shrieking harbinger,
  Foul precurrer of the fiend,
  Augur of the fever's end,
To this troop come thou not near.
 
From this session interdict
  Every fowl of tyrant wing 
  Save the eagle, feather'd king:
Keep the obsequy so strict.
 
Let the priest in surplice white
  That defunctive music can,
  Be the death-divining swan, 
Lest the requiem lack his right.
 
And thou, treble-dated crow,
  That thy sable gender mak'st
  With the breath thou giv'st and tak'st,
'Mongst our mourners shalt thou go. 
 
Here the anthem doth commence: --
  Love and constancy is dead;
  Phoenix and the turtle fled
In a mutual flame from hence.
 
So they loved, as love in twain 
  Had the essence but in one;
  Two distincts, division none;
Number there in love was slain.
 
Hearts remote, yet not asunder;
  Distance, and no space was seen 
  'Twixt the turtle and his queen:
But in them it were a wonder.
 
So between them love did shine,
  That the turtle saw his right
  Flaming in the phoenix' sight;
Either was the other's mine.
 
Property was thus appall'd,
  That the self was not the same;
  Single nature's double name
Neither two nor one was call'd.
 
Reason, in itself confounded,
  Saw division grow together;
  To themselves yet either neither;
Simple were so well compounded,
 
That it cried, 'How true a twain
  Seemeth this concordant one!
  Love hath reason, reason none
If what parts can so remain.'
 
Whereupon it made this threne
  To the phoenix and the dove,
  Co-supremes and stars of love,
As chorus to their tragic scene.
 
THRENOS
 Beauty, truth, and rarity,
 Grace in all simplicity,
 Here enclosed in cinders lie.
 
 Death is now the phoenix' nest;
 And the turtle's loyal breast
 To eternity doth rest,
 
 Leaving no posterity:
 'Twas not their infirmity,
 It was married chastity.
 
 Truth may seem, but cannot be;
 Beauty brag, but 'tis not she;
 Truth and beauty buried be.
 
 To this urn let those repair
 That are either true or fair;
 For these dead birds sigh a prayer.

H. Regt sets stanzas 14-18
C. Brumby sets stanzas 14-18 in (at least) one setting - see below for more information
C. Brumby sets stanzas 14-18 in (at least) one setting - see below for more information
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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

Text added to the website: 2011-06-28 00:00:00
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Le Phénix et la colombe
Language: French (Français)  after the English 
Que l'oiseau au chant sublime 
qui habite l'arbre unique d'Arabie, 
soit le héraut éclatant et grave 
à la voix duquel obéissent les chastes ailes.

Mais, toi, rauque messager, 
sombre précurseur du démon, 
prophète de la fiévreuse agonie, 
ne te mêle pas à cet essaim.

Que de cette solennité soient exclus 
tous les oiseaux à l'aile meurtrière, 
hormis l'aigle, roi des airs : 
telle est la règle de ces obsèques.

Que le prêtre en blanc surplis, 
appelé à chanter la musique funèbre, 
soit le cygne pressentant la mort, 
et qu'il solennise le Requiem.

Et toi, corbeau trois fois centenaire 
qui fais noire ta couvée 
avec le souffle que tu lui communiques, 
c'est toi qui mèneras le deuil.

Ici l'anthème commence : -- 
L'amour et la constance sont morts ; 
le phénix et la tourterelle se sont enfuis 
d'ici dans une flamme mutuelle.

Ils s'aimaient à tel point 
que leur amour partagé ne faisait qu'un. 
Deux êtres distincts, nulle division. 
Le nombre était anéanti dans leur amour.

Cœurs séparés, mais non disjoints ! 
on voyait la distance, et non l'espace, 
entre la tourterelle et son roi. 
Mais en eux c'était un prodige. 

L'amour rayonnait entre eux de telle sorte 
que la tourterelle voyait son être 
flamboyer dans le regard du phénix. 
Chacun était le moi de l'autre.

Effarement de la logique ! 
l'identité n'était pas la parité. 
Avec leur nature, unique sous un double nom, 
ils ne faisaient ni un ni deux.

La raison, confondue d'elle-même, 
voyait l'union dans leur division ; 
absorbés l'un dans l'autre, distincts l'un de l'autre, 
ces êtres étaient si bien assimilés,

Qu'elle se demandait comment leur duo 
formait cet harmonieux solo. 
L'amour n'a pas de raison, non, pas de raison, 
si ce qui est séparé peut être ainsi mêlé.

L'amitié a composé ce chant funèbre 
en l'honneur du phénix et de la colombe, 
astres suprêmes du ciel d'amour, -- 
faisant l'office de chœur dans leur scène tragique :

Chant funèbre.
 La beauté, la loyauté, la perfection, 
 la grâce dans toute sa simplicité, 
 gisent ici réduites en cendres.

 La mort est maintenant le nid du phénix ; 
 et le sein loyal de la colombe 
 repose sur l'éternité.

 Ils n'ont pas laissé de postérité, 
 et ce n'était pas chez eux infirmité : 
 leur union était le mariage de la chasteté.

 Désormais la loyauté peut sembler être, elle n'est plus ;
 la beauté peut se vanter d'exister, elle n'existe plus ; 
 car loyauté et beauté sont ensevelies ici.

 Inclinez-vous devant cette urne, 
 vous tous qui êtes loyaux ou beaux, 
 et murmurez une prière pour ces morts.

Authorship

Based on

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

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Researcher for this text: Guy Laffaille [Guest Editor]

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