by Josef Kenner (1794 - 1868)
Translation © by Guy Laffaille

Ballade
Language: German (Deutsch) 
Available translation(s): CAT DUT ENG FRE
Ein Fräulein schaut vom hohen Thurm
Das weite Meer so bang;
Zum trauerschweren Zitherschlag
Hallt düster ihr Gesang;
"Mich halten Schloß und Riegel fest,
Mein Retter weilt so lang."

Sei wohl getrost, du edle Maid!
Schau hinterm Kreidenstein 
Treibt in der Buchtung Dunkelheit
Ein Kriegesboot herein:
Der Aarenbusch, der Rosenschild,
Das ist der Retter dein!
Schon ruft des Hunen Horn zum Streit,
Hinab zum Muschelrain.

"Willkommen, schmucker Knabe, mir!
Bist du zu Stelle kummen?
Gar bald vom schwarzen Schilde dir
Hau' ich die gold'nen Blumen.
Die achtzehn Blumen, blutbethaut,
Les' deine königliche Braut
Auf aus dem Sand der Wogen,
Nur flink die Wehr gezogen!"

Zum Thurm aufschallt das Schwerdtgeklirr!
Wie harrt die Braut so bang!
Der Kampf dröhnt laut durch's Waldrevier,
So heftig und so lang!
Und endlich, endlich däucht es ihr,
Erstirbt der Hiebe Klang.

Es kracht das Schloß, die Thür klafft auf,
Die ihren sieht sie wieder,
Sie eilt im athemlosen Lauf
Zum Muschelplane nieder.
Da liegt der Peiniger zerschellt,
Doch weh! dicht neben nieder,
Ach! decken's blutbespritzte Feld
Des Retters blasse Glieder.

Still sammelt sie die Rosen auf
In ihren keuschen Schooß
Und bettet ihren Lieben drauf,
Ein Thränchen stiehlt sich los!
Und thaut die breiten Wunden an,
Und sagt: ich, ich hab' das gethan!

Da fraß es einem Schandgesell
Des Raubes im Gemüth,
Daß die, die seinen Herrn verdarb,
Frei nach der Heimath zieht.
Vom Busch, wo er verkrochen lag
In wilder Todeslust,
Pfeift schnell sein Bolzen durch die Luft,
In ihre keusche Brust.

Da ward ihr wohl im Brautgemach,
Im Kiesgrund, still und klein;
Sie senkten sie dem Lieben nach
Dort unter einem Stein,
Den ihr, von Diesteln überweht,
Noch nächst des Turmes Trümmern seht.

Confirmed with Schochow, Schuberts Liedertexte, Band I, Georg Olms Verlag, 1997, pages 207-208.


Authorship

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • CAT Catalan (Català) (Salvador Pila) , "Balada", copyright © 2017, (re)printed on this website with kind permission
  • DUT Dutch (Nederlands) [singable] (Lau Kanen) , "Ballade 'Een jonkvrouw ziet van de toren neer'", copyright © 2009, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Emily Ezust) , "Ballad", copyright ©
  • FRE French (Français) (Guy Laffaille) , "Ballade", copyright © 2011, (re)printed on this website with kind permission


Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Peter Rastl [Guest Editor]

Text added to the website between May 1995 and September 2003.
Last modified: 2017-05-09 03:43:18
Line count: 56
Word count: 280

Ballade
Language: French (Français)  after the German (Deutsch) 
Une jeune fille regarde du haut d'une tour
Avec anxiété vers la vaste mer :
Aux accords de sa cithare lourds et affligés
Fait écho son chant lugubre :
« Le verrou et la barre me gardent solidement,
Mon sauveur tarde tant. »

Sois confiante, noble dame !
Regarde, derrière la falaise de craie
Dans l'obscurité de la baie approche
Un bateau de guerre :
La plume d'aigle, le bouclier avec des roses,
C'est ton sauveur !
Déjà son cor de héros appelle au combat
En bas sur la plage couverte de coquillages.

« Bienvenue, joli garçon, c'est pour moi
Que tu es venu à cet endroit ?
Très bientôt de ton bouclier noir
Je cueillerai les fleurs dorées.
Ces dix-huit fleurs tachées de sang
Ta fiancée royale les ramassera
Sur le sable lavées par les vagues.
Seulement vite tire ton arme! »

Le cliquetis des épées résonne jusqu'à la tour !
Comme la fiancée attend avec anxiété !
Le combat retentit fort à travers le bois,
Si violemment et si longtemps.
Et il lui semble sans fin, sans fin,
Jusqu'à ce que le bruit des coups cessent.

Le verrou craque, la porte s'entrouvre,
Elle voit les siens à nouveau ;
Elle se hâte hors d'haleine
En bas vers la plage aux coquillages.
Là gît son tortionnaire brisé,
Mais, hélas, à côté de lui,
Ah ! le champ éclaboussé de sang est recouvert
Par les membres pâles de son sauveur.

Silencieusement elle rassemble les roses
Sur son sein chaste
Et couche son bien-aimé dessus ;
Une petite larme s'envole
Et mouille la blessure béante
Et elle dit : « Je l'ai fait ! »

Plein de rancœur, un compagnon de déshonneur
Du rapt a dans l'esprit
Qu'elle, qui a détruit son maître,
Part libre chez elle.
Depuis les buissons, où il était allongé, caché,
Avec un désir sauvage de mort,
Son carreau siffle vite à travers l'air
Dans sa chaste poitrine.

Alors pour elle ils firent une chambre nuptiale
Dans la terre gravillonnée, tranquille et petite ;
Ils la descendirent avec son bien-aimé,
Et les couvrirent d'une pierre,
Qui, recouverte de chardons,
Peut être vue près des ruines de la tour.

Authorship

  • Translation from German (Deutsch) to French (Français) copyright © 2011 by Guy Laffaille, (re)printed on this website with kind permission. To reprint and distribute this author's work for concert programs, CD booklets, etc., you may ask the copyright-holder(s) directly or ask us; we are authorized to grant permission on their behalf. Please provide the translator's name when contacting us.
    Contact: 

Based on

 

Text added to the website: 2011-09-17 00:00:00
Last modified: 2014-06-16 10:04:35
Line count: 56
Word count: 361