by Johann Wolfgang von Goethe (1749 - 1832)
Translation © by Pierre Mathé

Schwester von dem ersten Licht
Language: German (Deutsch) 
Available translation(s): ENG FRE FRL
Schwester von dem ersten Licht,
Bild der Zärtlichkeit in Trauer!
Nebel schwimmt mit Silberschauer
Um dein reizendes Gesicht;
Deines leisen Fußes Lauf
Weckt aus tagverschloßnen Höhlen
Traurig abgeschiedne Seelen,
Mich und nächt'ge Vögel auf.

Forschend übersieht dein Blick
Eine großgemeßne Weite.
Hebe mich an deine Seite!
Gib der Schwärmerei dies Glück;
Und in wollustvoller Ruh
Säh der weitverschlagne Ritter
Durch das gläserne Gegitter
Seines Mädchens Nächten zu.

Dämmrung, wo die Wollust thront,
Schwimmt um ihre runden Glieder.
Trunken sinkt mein Blick hernieder.
Was verhüllt man wohl dem Mond?
Doch was das für Wünsche sind!
Voll Begierde zu genießen,
So da droben hängen müssen;
Ei, da schieltest du dich blind.

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Note: the version from 1789 has a different final stanza:
Des Beschauens holdes Glück
Mildert solcher Ferne Qualen,
Und ich sammle deine Strahlen,
Und ich schärfe meinen Blick.
Hell und heller wird es schon
Um die unverhüllten Glieder,
Und nun zieht sie mich hernieder,
Wie dich einst Endymion.

Authorship

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Sharon Krebs) , copyright © 2015, (re)printed on this website with kind permission
  • FRE French (Français) (Pierre Mathé) , "À la lune", copyright © 2012, (re)printed on this website with kind permission
  • FRL Friulian (Ermes Culos) , "A la Luna", copyright © 2009, (re)printed on this website with kind permission


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

Text added to the website: 2004-08-11 00:00:00
Last modified: 2014-06-16 10:02:09
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Word count: 109

À la lune
Language: French (Français)  after the German (Deutsch) 
Sœur de la première lumière,
Image de la tendresse en deuil !
La brume flotte avec un frisson argenté
Autour de ton charmant visage ;
La course de ton pied léger
Réveille dans les cavernes fermées au jour
Les tristes âmes des morts,
Les oiseaux de nuit et moi. 

Ton regard scrutateur mesure l'ampleur
D'une étendue démesurée.
Élève-moi jusqu'à ton côté !
Donne à la rêverie ce bonheur ;
Et dans un voluptueux repos,
Que le chevalier au loin repoussé voie
À travers une grille de verre
Les nuits de son amie.

Le crépuscule, où trône la volupté
Flotte autour de ses membres potelés.
Enivré mon regard plonge d'en haut.
Qui peut bien voiler la lune ?
Mais quels sont donc ces vœux !
Plein de désirs à satisfaire
Il me faut ainsi être pendu là-haut ;
Tiens ! Voilà que tu t'éclipses.

Note: la version de 1789 a une autre strophe finale:
Le délicieux bonheur de la contemplation
Adoucit les tourments d'un tel éloignement,
Et je rassemble tes rayons
Et j'aiguise mon regard :
Déjà il fait de plus en plus clair
Autour de ses membres dévoilés,
Et maintenant elle m'attire en-bas
Comme un jour Endymion t'avait attirée.

Authorship

  • Translation from German (Deutsch) to French (Français) copyright © 2012 by Pierre Mathé, (re)printed on this website with kind permission. To reprint and distribute this author's work for concert programs, CD booklets, etc., you may ask the copyright-holder(s) directly or ask us; we are authorized to grant permission on their behalf. Please provide the translator's name when contacting us.
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Text added to the website: 2012-09-16 00:00:00
Last modified: 2014-06-16 10:05:03
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