by Friedrich von Matthisson (1761 - 1831)
Translation © by Pierre Mathé

Abendwehmuth
Language: German (Deutsch) 
Available translation(s): FRE
Mich lockte [der Vollmond]1
Vom Saale des Tanzes
Zum Felsengestade
Der brausenden Reuß.

Noch immer im Strahle
Des Mondes begegnen
Mir Schattengebilde
Der Zeiten, die flohn.

Ich hasche beym Saume
Des Äthergewandes
Die Zaubergestalten
Mit schmerzlicher Lust.

Umsonst! Sie zerfließen.
Wie Nebel der Frühe;
Umsonst! Sie verwallen.
Wie Düfte des Mays.

Die Sterblichen suchen, 
Um nimmer zu finden,
Und ahnen die Wonne 
Nur, wo sie nicht blüht.

Wo reift, was beseligt? 
Wo dauert, was tröstet? 
Der Einklang der Herzen 
Wo hat er Bestand?

Wo thauen nicht Thränen
Auf Myrthen der Liebe? 
Wo scheiden vom Freunde 
Nicht Gräber den Freund?

O Wahrheit! vergönne 
Dem einsamen Waller 
Im Haine der Wehmuth 
Ein tröstendes Wort.

Du hast es vernommen; 
Doch schweigst du, und senkest 
Auf Urnen und Grüfte 
Den warnenden Blick!

Du hast es vernommen; 
Doch schweigst du, und hebest 
Empor zu den Sternen 
Den tröstenden Blick!

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1 Abeille (from another version of Matthisson?): "Diana"; further changes may exist not noted above.

Authorship

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

Available translations, adaptations, and transliterations (if applicable):

  • FRE French (Français) (Pierre Mathé) , title 1: "Mélancolie du soir", copyright © 2012, (re)printed on this website with kind permission


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

Text added to the website: 2011-10-02 00:00:00
Last modified: 2014-06-16 10:04:37
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Mélancolie du soir
Language: French (Français)  after the German (Deutsch) 
La pleine [lune]1 m'avait attiré
De la salle de danse
Au bord des rochers
Où grondait la Reuß.

Encore, dans les rayons
De la lune se montre
À moi l'image d'ombres
Du temps passé, qui fuyaient.

Je tente de saisir par son ourlet
La robe d'éther
De la forme enchantée
Avec un douloureux plaisir.

En vain ! Elles s'écoulent,
Comme le brouillard du matin ;
En vain ! Elles ondulent
Comme les parfums de mai.

Les mortels cherchent
Sans jamais trouver,
Et attendent la félicité
Juste là où elle ne fleurit pas.

Où mûrit ce qui rend heureux ?
Où dure ce qui console ?
L'unisson des cœurs,
Où est-il durable ?

Où les larmes ne tombent-elles pas
Le myrte de l'amour ?
Où la tombe ne sépare-t-elle pas
L'ami de l'ami ?

Ô vérité ! Accorde
Au pèlerin solitaire
Dans les bois de la mélancolie
Une parole consolatrice.

Tu l'as appris ;
Pourtant tu te tais et jettes
Sur l'urne et le tombeau
Un regard prémonitoire !

Tu l'as appris !
Pourtant tu te tais et lèves
Vers les étoiles
Un regard consolant !

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1 Abeille (from another version of Matthisson?): "Diana"

Authorship

  • Translation from German (Deutsch) to French (Français) copyright © 2012 by Pierre Mathé, (re)printed on this website with kind permission. To reprint and distribute this author's work for concert programs, CD booklets, etc., you may ask the copyright-holder(s) directly or ask us; we are authorized to grant permission on their behalf. Please provide the translator's name when contacting us.
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Text added to the website: 2012-10-26 00:00:00
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