Viardot mélodies

by Pauline Viardot-García (1821 - 1910)

Word count: 719

2. La péronnelle [sung text not yet checked]

Avez-vous vu la Péronnelle
 . . . . . . . . . .

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Authorship

  • by Anonymous / Unidentified Author ( 15th century ) , "La péronnelle"

3. Poursuite [sung text checked 1 time]

Du cerf pour m'échapper prends tu l'image,
Je suis lion posté sur ton passage.
Es-tu l'oiseau qui brave la tempête,
Je suis faucon et c'est moi qui t'arrête ;
Poisson tu crois me fuir dans l'onde amère,
Je suis la nasse où tu te laisses prendre.
Enfin, si tu deviens lumière,
Je me fais papillon pour te surprendre.
Oui, mon trésor, si tu deviens lumière,
Je me fais papillon pour te surprendre.

Avant que je te quitte, ô ma chère âme,
Tous les glaciers se couvriront de flammes,
Un vin fumeux coulera des fontaines,
Et les coteaux descendront dans les plaines,
La neige noire aura couvert la terre,
Et les poissons nageront sur la pierre.
Avant ce temps, belle adorée,
Le jour se lèvera dans la soirée,
Avant ce temps, belle adorée,
Le jour se lèvera dans la soirée.

Authorship

Based on

Researcher for this text: Johann Winkler

4. Sara la baigneuse [sung text not yet checked]

Sara, belle d'indolence,
Se balance, 
Dans un hamac, au-dessus
Du bassin d'une fontaine
Toute pleine 
D'eau puisée à l'Ilyssus. 

Et la frêle escarpolette
Se reflète 
Dans le transparent miroir,
Avec la baigneuse blanche
Qui se penche, 
Qui se penche pour se voir.

Chaque fois que la nacelle
Qui chancelle, 
Passe à fleur d'eau dans son vol,
On voit sur l'eau qui s'agite
Sortir vite 
Son beau pied er son beau col.

Elle bat d'un pied timide
L'onde humide 
Qui ride son clair tableau; 
Du beau pied rougit l'albâtre; 
La folâtre 
Rit de la fraîcheur de l'eau.

Reste ici caché: demeure!
Dans une heure, 
D'un oeil ardent tu verras
Sortir du bain l'ingénue
Toute nue, 
Croisant ses mains sur ses bras!

Car c'est un astre qui brille,
Qu'une fille 
Qui sort du bain au flot clair,
Cherche s'il ne vient personne,
Et frissonne, 
Toute mouillée au grand air!

Elle est là, sous la feuillée,
Eveillée
Au moindre bruit de malheur;
Et rouge, pour une mouche
Qui la touche,
Comme une grenade en fleur.

On voit tout ce que dérobe
Voile ou robe;
Dans ses yeux d'azur en feu,
Son regard que rien ne voile
Est l'étoile
Qui brille au fond d'un ciel bleu.

L'eau sur son corps qu'elle essuie
Roule en pluie,
Comme sur un peuplier;
Comme si, gouttes à gouttes,
Tombaient toutes
Les perles de son collier.

Mais Sara la nonchalante
Est bien lente 
A finir ses doux ébats; 
Toujours elle se balance
En silence, 
Et va murmurant tout bas:

"Oh! si j'étais capitane
Ou sultane, 
Je prendrais des bains ambrés
Dans un bain de marbre jaune,
Près d'un trône, 
Entre deux griffons dorés!

"J'aurais le hamac de soie
Qui se ploie 
Sous le corps prét à se pâmer;
J'aurais la molle ottomane
Dont émane 
Un parfum qui fait aimer. 

"Je pourrais folâtrer nue,
Sous la nue. 
Dans le ruisseau du jardin, 
Sans craindre de voir dans l'ombre
Du bois sombre 
Deux yeux s'allumer soudain. 

"Il faudrait risquer sa tète
Inquiète,
Et tout braver pour me voir,
Le sabre nu de l'heiduque,
Et l'eunuque
Aux dents blanches, au front noir!

"Puis, je pourrais sans qu'on presse
Ma paresse, 
Laisser avec mes habits 
Traîner sur les larges dalles
Mes sandales 
De drap brodé de rubis."

Ainsi se parle en princesse,
Et sans cesse 
Se balance avec amour
La jeune fille rieuse,
Oublieuse 
Des promptes ailes du jour.

L'eau, du pied de la baigneuse
Peu soigneuse,
Rejaillit sur le gazon,
Sur sa chemise plissée,
Balancée
Aux branches d'un vert buisson.

Et cependant des campagnes
Ses compagnes 
Prennent toutes le chemin.
Voici leur troupe frivole
Qui s'envole 
En se tenant par la main.

Chacune, en chantant comme elle,
Passe et mêle 
Ce reproche a sa chanson:
-- Oh! la paresseuse fille
Qui s'habille 
Si tard un jour de moisson!

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Garrett Medlock) , "Sara the bather", copyright © 2019, (re)printed on this website with kind permission

Researcher for this text: John Versmoren

5. Le vase brisé [sung text not yet checked]

Le vase où meurt cette vervaine
D'un coup d'éventail fut fêlé;
Le coup dut l'effleurer à peine,
Aucun bruit ne l'a révélé.

Mais la légère meurtrissure,
Mordant le cristal chaque jour,
D'une marche invisible et sûre
En a fait lentement le tour.

Son eau fraîche a fui goutte à goutte,
Le suc des fleurs s'est épuisé;
Personne encore ne s'en doute,
N'y touchez pas, il est brisé.

Souvent aussi la main qu'on aime
Effleurant le coeur, le meurtrit;
Puis le coeur se fend de lui-même,
La fleur de son amour périt;

Toujours intact aux yeux du monde,
Il sent croître et pleurer tout bas
Sa blessure fine et profonde:
Il est brisé, n'y touchez pas.

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • CZE Czech (Čeština) (Karel Čapek) , "Puklá váza"
  • CZE Czech (Čeština) (Karel Čapek) , "Puklá váza"
  • ENG English (Faith J. Cormier) , "The broken vase", copyright © 2002, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Amy Pfrimmer) , "The broken vase", copyright © 2019, (re)printed on this website with kind permission

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]