Trois Chansons

Song Cycle by Florent Schmitt (1870 - 1958)

1. Un cantique [sung text checked 1 time]

La prière est bien loin du ciel, faite des plaines
Où pour le vert des près on fuit l'azur du ciel,
Les étoiles en fleurs pour d'humbles marjolaines,
Et les rayons divins pour les rayons du miel.

La prière est moins loin du ciel, dite des pentes.
La pâquerette éclot des astres faits pour nous.
Les génuflexions sont à peine tombantes,
Car la terre est déjà plus proche des genoux.

La prière est plus près du ciel, chantée aux cimes,
L'aurore y met son rose, un lac son tendre bleu,
Et la candide neige, en ses blancheurs sublimes,
Lui tisse un vêtement moins indigne de Dieu.

Authorship:

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

2. Femme et chatte [sung text not yet checked]

Elle jouait avec sa chatte,
Et c'était merveille de voir
La main blanche et la blanche patte
S'ébattre dans l'ombre du soir.

Elle cachait — la scélérate ! —
Sous ses mitaines de fil noir
Ses meurtriers ongles d'agate,
Coupants et clairs comme un rasoir.

L'autre aussi faisait la sucrée
Et rentrait sa griffe acérée,
Mais le diable n'y perdait rien...

Et dans le boudoir où, sonore,
Tintait son rire aérien
Brillaient quatre points de phosphore.

Authorship:

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Peter Low) , copyright © 2021, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Bergen Weeks Applegate) , "Woman and Cat", appears in Poems Saturnine, in 4. Caprices, no. 1
  • GER German (Deutsch) (Pierre Mathé) , copyright © 2013, (re)printed on this website with kind permission

Confirmed with Paul Verlaine, Poëmes saturniens, Paris: Alphonse Lemerre, 1866, pages 65-66.


Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Poom Andrew Pipatjarasgit [Guest Editor]

3. Si mon cœur avait des ailes [sung text not yet checked]

Ah ! si mon cœur avait des ailes, 
sur ton cou, sur ton épaule,
il volerait tout en feu ! 
à ton oreille ô mignonne,  
il te dirait des merveilles 
des merveilles d'amour.

Ah ! si mon cœur avait des ailes,
sur tes lèvres pàles,
il volerait éperdu ; 
mon cœur, ô jeune fille, te ferait 
cent baisers et cent caresses ; 
il parlerait, il ne parlerait plus ! 

Pitié ! mon cœur n'a point d'ailes ! 
le froid, l'ennui langoureux le glace :
tiens ! le voilà sur ma main ;
prends-le, ô belle, dans la tienne !
Comme un agneau mon cœur bèle, 
et il pleure comme un enfant.

Authorship:

Based on:

Confirmed with Teodor Aubanel. La Miougrano. Entre-Duberto. Novo Edicioun (Théodore Aubanel. La Grenade Entr'ouverte. Nouvelle édition), Mount-Pelié (Montpellier), Au Burèu di Publicacioun de la Soucieta pèr l'estudi di lengo roumano (Au Bureau des Publications de la Société pour l'étude des langues romanes), 1877, pages 13 and 15.


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]
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