by Heinrich Heine (1797 - 1856)
Translation © by Pierre Mathé

Der Traumgott bracht mich in ein...
Language: German (Deutsch) 
Available translation(s): FRE
Der Traumgott bracht mich in ein Riesenschloß,
Wo schwüler Zauberduft und Lichterschimmer,
Und bunte Menschenwoge sich ergoß
Durch labyrinthisch vielverschlungne Zimmer.
Die Ausgangspforte sucht der bleiche Troß,
Mit Händeringen und mit Angstgewimmer.
Jungfraun und Ritter ragen aus der Menge,
Ich selbst bin fortgezogen im Gedränge.

 Doch plötzlich steh ich ganz allein, und seh,
Und staun, wie schnell die Menge konnt verschwinden,
Und wandre fort allein, und eil, und geh
Durch die Gemächer, die sich seltsam winden.
Mein Fuß wird Blei, im Herzen Angst und Weh,
Verzweifl' ich fast, den Ausgang je zu finden.
Da komm ich endlich an das letzte Tor;
Ich will hinaus -- o Gott, wer steht davor!

Es war die Liebste, die am Tore stand,
Schmerz um die Lippen, Sorge auf der Stirne.
Ich soll zurückgehn, winkt sie mit der Hand;
Ich weiß nicht, ob sie warne oder zürne.
Doch aus den Augen bricht ein süßer Brand,
Der mir durchzuckt das Herz und das Gehirne.
Wie sie mich ansah, streng und wunderlich,
Und doch so liebevoll, erwachte ich.

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Confirmed with Heinrich Heine, Buch der Lieder, Hoffmann und Campe, Hamburg, 1827, page 164.


Authorship

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

Available translations, adaptations, and transliterations (if applicable):


Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Pierre Mathé [Guest Editor]

Text added to the website: 2008-04-03 00:00:00
Last modified: 2016-12-02 21:24:08
Line count: 24
Word count: 170

Le dieu des rêves me mena dans un...
Language: French (Français)  after the German (Deutsch) 
Le dieu des rêves me mena dans un château gigantesque
Où de lourds parfums ensorcelants et de brillantes lumières
Et des vagues d'êtres bariolés se déversaient
Dans des labyrinthes de pièces enchevêtrées.
Le blême cortège cherchait la porte de sortie,
Se tordant les mains et gémissant d'effroi,
Damoiselles et chevaliers se distinguaient dans la foule,
Moi-même étais poussé en avant par la cohue.

Soudain je me retrouve seul et vois,
Étonné, combien vite la foule peut disparaître,
Je continue de marcher seul, me presse et passe
Dans les pièces qui se terdent étrangement.
Mes pieds deviennent de plomb, la peur au ventre
J'en viens à douter de trouver la sortie.
J'arrive alors enfin à la dernière porte ;
Je vais sortir – Oh Dieu qui se trouve là, devant !

C'est ma bien-aimée qui se tient à la porte,
La douleur aux lèvres, le front soucieux.
Elle me fait signe de la main, m'intimant de reculer ;
Je ne sais si c'est avertissement ou irritation.
Mais de ses yeux émane un doux feu
Qui me transperçe le cœur et le cerveau.
Tandis qu'elle me regardait, sévère et bizarre,
Et cependant si aimante, je m'éveillai.

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Authorship

  • Translation from German (Deutsch) to French (Français) copyright © 2016 by Pierre Mathé, (re)printed on this website with kind permission. To reprint and distribute this author's work for concert programs, CD booklets, etc., you may ask the copyright-holder(s) directly or ask us; we are authorized to grant permission on their behalf. Please provide the translator's name when contacting us.
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