by Charles Baudelaire (1821 - 1867)
Translation by Frank Pearce Sturm (1879 - 1942)

Que le Soleil est beau quand tout frais...
Language: French (Français) 
Que le Soleil est beau quand tout frais il se lève,
Comme une explosion nous lançant son bonjour !
- Bienheureux celui-là qui peut avec amour
Saluer son coucher plus glorieux qu'un rêve !

Je me souviens !... J'ai vu tout, fleur, source, sillon,
Se pâmer sous son œil comme un cœur qui palpite...
- Courons vers l'horizon, il est tard, courons vite,
Pour attraper au moins un oblique rayon !

Mais je poursuis en vain le Dieu qui se retire ;
L'irrésistible Nuit établit son empire,
Noire, humide, funeste et pleine de frissons ;

Une odeur de tombeau dans les ténèbres nage,
Et mon pied peureux froisse, au bord du marécage,
Des crapauds imprévus et de froids limaçons. * 1

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Confirmed with Les Épaves, Galanteries, Amsterdam: À l'enseigne du Coq, 1866, pages 5-7. Also confirmed with Œuvres complètes de Charles Baudelaire, vol. I : Les Fleurs du mal, Spleen et Idéal, Paris: Michel Lévy frères, 1868, page 235.

* = footnotes from the 1866 source text

* 1 Le mot : Genus irritabile vatum, date de bien des siècles avant les querelles des Classiques, des Romantiques, des Réalistes, des Euphuistes, etc… Il est évident que par l’irrésistible Nuit M. Charles Baudelaire a voulu caractériser l’état actuel de la littérature, et que les crapauds imprévus et les froids limaçons sont les écrivains qui ne sont pas de son école.
Ce sonnet a été composé en 1862, pour servir d’épilogue à un livre de M. Charles Asselineau, qui n’a pas paru : Mélanges tirés d’une petite bibliothèque romantique ; lequel devait avoir pour prologue un sonnet de M. Théodore de Banville : Le lever du soleil romantique.
(Note de l’éditeur.)

First appeared in the revue Le Boulevard, January 12, 1862; later published in Les Épaves, 1866. Also appears under Spleen et Idéal as number 100 in the 1868 edition of Les Fleurs du mal.


Authorship

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):


Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Poom Andrew Pipatjarasgit [Guest Editor]

This text was added to the website: 2016-01-02
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Word count: 121

Sunset
Language: English  after the French (Français) 
Fair is the sun when first he flames above,
Flinging his joy down in a happy beam;
And happy he who can salute with love
The sunset far more glorious than a dream.

Flower, stream, and furrow!—I have seen them all
In the sun’s eye swoon like one trembling heart—
Though it be late let us with speed depart
To catch at least one ray ere it fall!

But I pursue the fading god in vain, 
For conquering Night makes firm her dark domain,
Mist and gloom fall, and terrors glide between,

And graveyard odours in the shadow swim,
And my faint footsteps on the marsh’s rim
Bruise the cold snail and crawling toad unseen.

Confirmed with Poems of Charles Baudelaire translated by Frank Pearce Sturm, page 57.


Authorship

Based on

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

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Researcher for this text: Andrew Schneider [Guest Editor]

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