by Charles Baudelaire (1821 - 1867)
Translation by Cyril Meir Scott (1879 - 1970)

Que le Soleil est beau quand tout frais...
Language: French (Français) 
Que le Soleil est beau quand tout frais il se lève,
Comme une explosion nous lançant son bonjour !
- Bienheureux celui-là qui peut avec amour
Saluer son coucher plus glorieux qu'un rêve !

Je me souviens !... J'ai vu tout, fleur, source, sillon,
Se pâmer sous son œil comme un cœur qui palpite...
- Courons vers l'horizon, il est tard, courons vite,
Pour attraper au moins un oblique rayon !

Mais je poursuis en vain le Dieu qui se retire ;
L'irrésistible Nuit établit son empire,
Noire, humide, funeste et pleine de frissons ;

Une odeur de tombeau dans les ténèbres nage,
Et mon pied peureux froisse, au bord du marécage,
Des crapauds imprévus et de froids limaçons. * 1

About the headline (FAQ)

View original text (without footnotes)

Confirmed with Les Épaves, Galanteries, Amsterdam: À l'enseigne du Coq, 1866, pages 5-7. Also confirmed with Œuvres complètes de Charles Baudelaire, vol. I : Les Fleurs du mal, Spleen et Idéal, Paris: Michel Lévy frères, 1868, page 235.

* = footnotes from the 1866 source text

* 1 Le mot : Genus irritabile vatum, date de bien des siècles avant les querelles des Classiques, des Romantiques, des Réalistes, des Euphuistes, etc… Il est évident que par l’irrésistible Nuit M. Charles Baudelaire a voulu caractériser l’état actuel de la littérature, et que les crapauds imprévus et les froids limaçons sont les écrivains qui ne sont pas de son école.
Ce sonnet a été composé en 1862, pour servir d’épilogue à un livre de M. Charles Asselineau, qui n’a pas paru : Mélanges tirés d’une petite bibliothèque romantique ; lequel devait avoir pour prologue un sonnet de M. Théodore de Banville : Le lever du soleil romantique.
(Note de l’éditeur.)

First appeared in the revue Le Boulevard, January 12, 1862; later published in Les Épaves, 1866. Also appears under Spleen et Idéal as number 100 in the 1868 edition of Les Fleurs du mal.


Authorship

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):


Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Poom Andrew Pipatjarasgit [Guest Editor]

This text was added to the website: 2016-01-02
Line count: 14
Word count: 121

The Set of the Romantic Sun
Language: English  after the French (Français) 
How beauteous the sun as it rises supreme,
Like an explosion that greets us from above,
Oh, happy is he that can hail with love,
Its decline, more glorious far, than a dream.

I saw flower, furrow, and brook. ... I recall
How they swooned like a tremulous heart 'neath the sun,
Let us haste to the sky-line, 'tis late, let us run,
At least to catch one slanting ray ere it fall.

But the god, who eludes me, I chase all in vain,
The night, irresistible, plants its domain,
Black mists and vague shivers of death it forbodes ;

While an odour of graves through the darkness spreads,
And on the swamp's margin, my timid foot treads
Upon slimy snails, and on unseen toads.

Confirmed with The Flowers of Evil [by Charles Baudelaire; translated into English verse by Cyril Scott], London: Elkin Mathews, 1909, page 56.


Authorship

Based on

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

    [ None yet in the database ]


Researcher for this text: Poom Andrew Pipatjarasgit [Guest Editor]

This text was added to the website: 2019-08-22
Line count: 14
Word count: 125