Translation © by Emily Ezust

À deux pas de la mer qu'on entend...
Language: French (Français) 
Available translation(s): ENG
À deux pas de la mer qu'on entend bourdonner,
Je sais un coin perdu de la terre bretonne
Où j'aurais tant aimé, pendant les jours d'automne,
    Chère, à vous emmener !

Des chênes faisant cercle autour d'une fontaine,
Quelques hêtres épars, un vieux moulin désert,
Une source dont l'eau [vive]1 a le reflet vert
    De vos yeux de sirène ;

Du silence, un air pur qu'on boit à pleins poumons, 
Un horizon fermé par un champ de bruyère,
C'est tout ; -- la vie aurait tenu là tout entière 
    Pour nous qui nous aimons. 

La mésange, au matin, sous la feuille jaunie,
[Aurait chanté]2 pour nous, et la mer nuit et jour
[Aurait accompagné]3 nos caresses d'amour
    De sa basse infinie.

Sur ce sol où toujours la légende aux fleurs d'or
Pousse un nouveau bouton qui jamais ne se fane ;
Au bord de ces forêts où près de Viviane 
    Merlin enchanté dort ;

Le men-hir, l'alouette ouvrant ses jeunes ailes, 
Le pâtre qui chemine en chantant un vieux lai 
Du temps du roi Grâlon, tout nous aurait parlé 
    Des choses éternelles.

« Aimez ! » eût dit l'eau vive avec ce bruit si doux 
Qu'elle fait en tombant au creux de la fontaine ;
« Aimez ! que votre amour soit fort comme le chêne
    Et vert comme le houx ! »

Les étoiles, témoins des soupirs de Genièvre,
Nous auraient dit : « Aimez ! » et l'écho de l'étang 
Qui compta les baisers d'Iseult et de Tristan :
    « Aimez à pleine lèvre ! »

Là, nous aurions vécu, le cœur tout près du cœur,
Oublieux, oubliés, et notre amour, mignonne, 
Eût grandi dans ce coin de la terre bretonne,
    La terre où rien ne meurt.

R. Hahn sets stanzas 1-2, 4

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Confirmed with Poésies de André Theuriet, 1860-1874, Paris, Alphonse Lemerre, 1879, pages 163-164.

1 Hahn: "claire"
2 Hahn: "Viendrait chanter"
3 Hahn: "Viendrait accompagner"

Authorship

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Emily Ezust) , no title, copyright © 2016


Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Ted Perry

This text was added to the website between May 1995 and September 2003.
Line count: 36
Word count: 288

Two steps from the sea that one hears...
Language: English  after the French (Français) 
Two steps from the sea that one hears rumbling,
In the land of Brittany, I know of a forgotten spot
Where I would so love, in autumn days,
   To take you, my dear!
 
Some oaks surrounding a fountain,
A few scattered beech trees, an old abandoned mill,
A well whose lively waters reflect
  The green of your siren's eyes ; 



[...]


Each morning, the chickadee among the yellow foliage 
[Will]2 come to sing for us, and the sea, night and day,
[Will]2 accompany our loving caresses
   With its infinite bass!
























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Translation of titles:
"Le Vallon de Tréboul" = "The Valley of Tréboul"
"Paysage" = "A landscape"

1 Hahn: "clear"
2 Hahn: "Would"

Authorship

  • Translation from French (Français) to English copyright © 2016 by Emily Ezust

    Emily Ezust permits her translations to be reproduced without prior permission for printed (not online) programs to free-admission concerts only, provided the following credit is given:

    Translation copyright © by Emily Ezust,
    from the LiederNet Archive -- https://www.lieder.net/

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Based on

 

This text was added to the website: 2016-09-20
Line count: 13
Word count: 90