by Friedrich von Schiller (1759 - 1805)
Translation © by Pierre Mathé

Der Alpenjäger
Language: German (Deutsch) 
Available translation(s): CAT DUT ENG FRE ITA
Willst du nicht das Lämmlein hüten?
Lämmlein ist so fromm und sanft,
Nährt sich von des Grases Blüthen,
Spielend an des Baches Ranft?
»Mutter, Mutter, laß mich gehen,
Jagen nach des Berges [Höhen]1!«

Willst du nicht die Heerde locken
Mit des Hornes munterm Klang?
Lieblich tönt der Schall der Glocken
In des Waldes Lustgesang.
»Mutter, Mutter, laß mich gehen,
Schweifen auf den wilden [Höhen]1!"«

Willst du nicht der Blümlein warten,
Die im Beete freundlich stehn?
Draußen ladet dich kein Garten,
Wild ist's auf den wilden Höh'n!
»Laß die Blümlein, laß sie blühen,
Mutter, Mutter, laß mich [ziehen]2!«

Und der Knabe ging zu jagen,
Und es treibt und reißt ihn fort,
Rastlos fort mit blindem Wagen
An des Berges finstern Ort,
Vor ihm her mit Windesschnelle
Flieht die zitternde Gazelle.

Auf der Felsen nackte Rippen
Klettert sie mich leichtem Schwung,
Durch den Riß [geborstner]3 Klippen
Trägt sie der gewagte Sprung,
Aber hinter ihr verwogen
Folgt er mit dem Todesbogen.

Jetzo auf den schroffen Zinken
Hängt sie, auf dem höchsten Grat,
Wo die Felsen jäh versinken,
Und verschwunden ist der Pfad.
Unter sich die steile Höhe,
Hinter sich des Feindes Nähe.

Mit des Jammers stummen Blicken
Fleht sie zu dem harten Mann,
Fleht umsonst, denn loszudrücken,
Legt er schon den Bogen an.
Plötzlich aus der Felsenspalte
Tritt der Geist, der Bergesalte.

Und mit seinen Götterhänden
Schützt er das gequälte Thier.
»Mußt du Tod und Jammer senden,«
Ruft er, »bis herauf zu mir?
Raum für alle hat die Erde,
Was verfolgst du meine Heerde?«

View original text (without footnotes)

Confirmed with Gedichte von Friederich Schiller, Zweiter Theil, Zweite, verbesserte und vermehrte Auflage, Leipzig, 1805, bei Siegfried Lebrecht Crusius, pages 335-337.

First published in a slightly different version in Becker's Taschenbuch zum geselligen Vergnügen 1805, see below.

1 Schubert: "Höhn"
2 Schubert: "ziehn"
3 Schubert (Alte Gesamtausgabe), and Schiller (Becker's Taschenbuch): "gespaltner"

Authorship

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

Another version of this text exists in the database.

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • CAT Catalan (Català) (Salvador Pila) , "El caçador dels Alps", copyright © 2017, (re)printed on this website with kind permission
  • DUT Dutch (Nederlands) [singable] (Lau Kanen) , "De Alpenjager", copyright © 2007, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Emily Ezust) , "The alpine hunter", copyright ©
  • FRE French (Français) (Pierre Mathé) , "Le chasseur des Alpes", copyright © 2009, (re)printed on this website with kind permission
  • ITA Italian (Italiano) (Amelia Maria Imbarrato) , "Il cacciatore in montagna", copyright © 2005, (re)printed on this website with kind permission


Research team for this text: Richard Morris , Peter Rastl [Guest Editor]

Text added to the website between May 1995 and September 2003.
Last modified: 2018-08-06 05:58:53
Line count: 48
Word count: 251

Le chasseur des Alpes
Language: French (Français)  after the German (Deutsch) 
Tu ne veux pas surveiller l'agneau ?
L'agneau est si paisible et doux,
Il se nourrit des fleurs du pré,
En jouant au bord du ruisseau.
« Mère, mère, laisse-moi aller
Chasser dans les hauteurs de la montagne ! »

Tu ne veux pas rappeler le troupeau
Au son joyeux du cor ?
Le son des cloches tinte doucement
Parmi les chants voluptueux de la forêt.
« Mère, mère, laisse-moi aller
Vagabonder sur les hauteurs sauvages ! »

Tu ne veux pas soigner les petites fleurs,
Si accueillantes dans le parterre ?
Au-dehors aucun jardin ne t'invite,
Les sauvages montagnes sont farouches !
« Laisse les fleurs, laisse-les fleurir !
Mère, mère, laisse-moi partir ! »

Et le garçon partit à la chasse,
Il était attiré et poussé en avant
Sans répit, avec une audace aveugle
Vers de sombres coins de la montagne,
Devant lui, avec la vitesse du vent
S'enfuit une frémissante gazelle.

Sur l'arête nue des rochers
D'un bond léger elle grimpe,
Par dessus la crevasse de la falaise
Un bond audacieux la porte,
Mais derrière elle, téméraire,
Il la suit muni de son arc mortel.

Maintenant, sur la dent abrupte
Elle est perchée, sur l'arête la plus haute,
Où les rochers dégringolent
Et où le sentier disparaît.
Sous elle le précipice à-pic,
Derrière elle l'approche ennemie.

D'un regard muet de douleur
Elle supplie l'homme inflexible,
Elle supplie en vain, car prêt à tirer
Il lève déjà son arc.
Soudain, d'un pli du rocher
Sort un esprit, le Vieux de la montagne.

Et de sa main divine
Il protège l'animal au supplice.
« Peux-tu semer la mort et la misère,
Crie-t-il, jusque chez moi ?
Il y a de la place pour tous sur terre,
Pourquoi pourchasses-tu mon troupeau ? »

Authorship

  • Translation from German (Deutsch) to French (Français) copyright © 2009 by Pierre Mathé, (re)printed on this website with kind permission. To reprint and distribute this author's work for concert programs, CD booklets, etc., you may ask the copyright-holder(s) directly or ask us; we are authorized to grant permission on their behalf. Please provide the translator's name when contacting us.
    Contact: 

Based on

 

Text added to the website: 2009-02-03 00:00:00
Last modified: 2014-09-10 17:58:03
Line count: 48
Word count: 293