by Nikolaus Lenau (1802 - 1850)
Translation © by Pierre Mathé

Der Kranich
Language: German (Deutsch) 
Available translation(s): ENG FRE
Stoppelfeld, die Wälder leer,
Und es irrt der Wind verlassen,
Weil kein Laub zu finden mehr,
Rauschend seinen Gruß zu fassen.

Kranich scheidet von der Flur,
Von der kühlen, lebensmüden,
Freudig ruft er's, daß die Spur
Er gefunden nach dem Süden.

Mitten durch den Herbstesfrost
Schickt der Lenz aus fernen Landen
Dem Zugvogel seinen Trost,
Heimlich mit ihm einverstanden.

O wie mag dem Vogel sein,
Wenn ihm durch das Nebeldüster
Zückt ins Herz der warme Schein
Und das ferne Waldgeflüster!

Hoch im Fluge übers Meer
Stärket ihn der Duft der Auen;
O wie süß empfindet er
Ahnung, Sehnsucht und Vertrauen!

Nebel auf die Stoppeln taut;
Dürr der Wald - ich duld es gerne,
Seit gegeben seinen Laut
Kranich, wandernd in die Ferne.

Hab ich gleich, als ich so sacht
Durch die Stoppeln hingeschritten,
Aller Sensen auch gedacht,
Die ins Leben mir geschnitten;

Hab ich gleich am dürren Strauch
Andres Welk bedauern müssen,
Als das Laub, vom Windeshauch
Aufgewirbelt mir zu Füßen;

Aber ohne Gram und Groll
Blick ich nach den Freudengrüften,
Denn das Herz im Busen scholl
Wie der Vogel in den Lüften;

Ja, das Herz in meiner Brust
Ist dem Kranich gleich geartet,
Und ihm ist das Land bewußt,
Wo mein Frühling mich erwartet.

Authorship

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

Available translations, adaptations, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Peter Palmer) , title 1: "The crane", copyright © 2006, (re)printed on this website with kind permission
  • FRE French (Français) (Pierre Mathé) , title 1: "La grue", copyright © 2012, (re)printed on this website with kind permission


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

This text was added to the website: 2007-09-28
Line count: 40
Word count: 205

La grue
Language: French (Français)  after the German (Deutsch) 
Champ de chaume, forêts désertes,
Et le vent abandonné erre
Car il ne trouve plus de feuillage
Bruissant pour répondre à son salut.

La grue quitte les champs,
Froids, à la vie épuisée,
Elle crie joyeusement qu'elle a trouvé
La route vers le sud.

Au milieu des frimas de l'automne,
Le printemps des pays lointains envoie
Sa consolation à l'oiseau migrateur,
Dans un secret accord avec lui.

Ô que peut ressentir l'oiseau
Quand à travers le morne brouillard
Il est atteint au cœur par une chaude lueur
Et le lointain murmure de la forêt !

Dans son vol élevé au-dessus de la mer,
Le parfum des prairies lui donne des forces ;
Ô, comme lui sont doux ces sentiments
De prémonition, d'attente et de confiance !

Le brouillard mouille de rosée les chaumes ;
La forêt est sèche, mais je peux le supporter
Depuis qu'ayant poussé son cri,
La grue voyage au lointain.

En même temps, alors qu'avec précaution
J'avançais dans les chaumes,
J'ai pensé à toutes les faux
Qui ont moissonné dans ma vie ;

De même, près du buisson desséché,
Il m'a fallu regretter une autre flétrissure
Alors que ses feuilles, sous le souffle du vent
Tournoyaient autour de mes pieds.

Mais, sans chagrin ni rancœur,
Je considère la crypte de mes joies,
Car en mon sein, mon cœur a chanté
Comme l'oiseau dans les airs.

Oui, mon cœur, dans ma poitrine
Est de la même nature que la grue,
Et il est conscient du pays 
Où mon printemps m'attend.

Authorship

  • Translation from German (Deutsch) to French (Français) copyright © 2012 by Pierre Mathé, (re)printed on this website with kind permission. To reprint and distribute this author's work for concert programs, CD booklets, etc., you may ask the copyright-holder(s) directly or ask us; we are authorized to grant permission on their behalf. Please provide the translator's name when contacting us.
    Contact: 

Based on

 

This text was added to the website: 2012-08-20
Line count: 40
Word count: 252