Verlaine

Song Cycle by Arthur Vincent Lourié (1891 - 1966)

Word count: 485

1. Le piano qui baise [sung text not yet checked]

Le piano que baise une main frêle,
Luit dans le soir rose et gris vaguement,
Tandis qu'avec un très léger bruit d'aile,
Un air bien vieux, bien faible et bien charmant,
Rôde discret, épeuré quasiment,
Par le boudoir longtemps parfumé d'Elle.

Qu'est-ce que c'est que ce berceau soudain
Qui lentement dorlote mon pauvre être ?
Que voudrais-tu de moi, doux Chant badin ?
Qu'as-tu voulu, fin refrain incertain
Qui vas tantôt mourir vers la fenêtre 
Ouverte un peu sur le petit jardin ?

Authorship

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2. Je devine, a travers [sung text not yet checked]

Je devine, à travers un murmure,
Le contour subtil des voix anciennes
Et dans les lueurs musiciennes,
Amour pâle, une aurore future !

Et mon âme et mon cœur en délires
Ne sont plus qu'une espèce d'œil double
Où tremblote à travers un jour trouble
L'ariette, hélas ! de toutes lyres !

Ô mourir de cette mort seulette
Que s'en vont, cher amour qui t'épeures, -
Balançant jeunes et vieilles heures !
Ô mourir de cette escarpolette !

Authorship

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3. Un grand sommeil noir [sung text not yet checked]

Un grand sommeil noir
Tombe sur ma vie :
Dormez, tout espoir,
Dormez, toute envie !

Je ne vois plus rien,
Je perds la mémoire
Du mal et du bien...
Ô la triste histoire !

Je suis un berceau
Qu'une main balance
Au creux d'un caveau :
Silence, silence !

Authorship

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  • CZE Czech (Čeština) (Jaroslav Vrchlický) , "Píseň"
  • ENG English (Corinne Orde) , "A long black sleep", copyright © 2008, (re)printed on this website with kind permission
  • HUN Hungarian (Magyar) (Tamás Rédey) , "Egy álom", copyright © 2015, (re)printed on this website with kind permission

Originally titled Berceuse (Cellulairement, no. 8).


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

4. Dans l'interminable [sung text not yet checked]

Dans l'interminable
Ennui de la plaine,
La neige incertaine
Luit comme du sable.

Le ciel est de cuivre
Sans lueur aucune.
On croirait voir vivre
Et mourir la lune.

Comme des nuées
Flottent gris les chênes
Des forêts prochaines
Parmi les buées.

Le ciel est de cuivre
Sans lueur aucune.
On croirait vivre
Et mourir la lune.

Corneilles poussives,
Et vous, les loups maigres,
Par ces bises aigres
Quoi donc vous arrive?

Dans l'interminable
Ennui de la plaine
La neige incertaine
Luit comme du sable . . .

Authorship

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  • ENG English (Corinne Orde) , "In the endless tedium of the plain", copyright © 2008, (re)printed on this website with kind permission

Researcher for this text: Geoffrey Wieting

5. Vendanges [sung text not yet checked]

Les choses qui chantent dans la tête
Alors que la mémoire est absente,
Écoutez ! c'est notre sang qui chante...
Ô musique lointaine et discrète !

Écoutez ! c'est notre sang qui pleure
Alors que notre âme s'est enfuie,
D'une voix jusqu'alors inouïe
Et qui va se taire tout à l'heure.

Frère du sang de la vigne rose,
Frère du vin de la veine noire,
Ô vin, ô sang, c'est l'apothéose !

Chantez, pleurez ! Chassez la mémoire
Et chassez l'âme, et jusqu'aux ténèbres
Magnétisez nos pauvres vertèbres.

Authorship

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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

6. A poor shepherd [sung text not yet checked]

J'ai peur d'un baiser
Comme d'une abeille.
Je souffre et je veille
Sans me reposer :
J'ai peur d'un baiser !

Pourtant j'aime Kate
Et ses yeux jolis.
Elle est délicate,
Aux longs traits pâlis.
Oh ! que j'aime Kate !

C'est Saint-Valentin !
Je dois et je n'ose
Lui dire au matin ...
La terrible chose
Que Saint-Valentin !

Elle m'est promise,
Fort heureusement !
Mais quelle entreprise
Que d'être un amant
Près d'une promise !

J'ai peur d'un baiser
Comme d'une abeille.
Je souffre et je veille
Sans me reposer :
J'ai peur d'un baiser !

Authorship

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  • ENG English (Garrett Medlock) , copyright © 2020, (re)printed on this website with kind permission

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