Les chants de la vie

by Louis-Charles-Bonaventure-Alfred Bruneau (1857 - 1934)

1. L'accueil du pauvre 

Mets la nappe de lin sur la table agrandie
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2. Les causes du malheur 

Tu te plains de la vie, elle a pourtant ses charmes
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3. Les beautés des travaux 

Apprends donc qu'il est beau de tresser de la corde
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4. Marine 

Les mâts geignent sous les voiles
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5. Retour 

Me voici revenu dans la douce demeure
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6. Il pleut [sung text not yet checked]

Il pleut, 
Les vitres tintent.

Le vent de Mai fait dans le parc un bruit d'automne.
Une porte, en battant sans fin, grince une plainte
Mineure et monotone.
Il pleut... 

On dirait par moments qu'un million d'épingles 
Se heurte aux vitres et les cingles.
Il pleut, 
Les vitres tintent.

Le ciel cache un à un ses coins légers de bleu
Sous de rapides nuées grises.
Il pleut :
-- La vie est triste !

N'importe ! 
Souffle le vent, batte la porte,
Tombe la pluie ! 
N'importe !

J'ai dans mes yeux une clarté qui m'éblouit ;
J'ai dans ma vie un grand espace bleu ;
J'ai dans mon cœur un jardin vert, ombré de palmes
Que balancent en plein azur les brises calmes :
Je songe à elle !

Il pleut... 

-- La vie est belle !

Authorship:

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Confirmed with Fernand Gregh, Les Clartés Humaines. Poésies. Deuxième mille, Paris, Bibliothèque-Charpentier, 1904, pages 157-158. Note: we have corrected a typo in stanza 3, line 2, word 7; in this edition, it said "cingle". The score of Ropartz also uses "cingles".


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7. Cor au crépuscule [sung text not yet checked]

Une phalène rôde et glisse veloutée
Dans l'odorant silence où meurent une à une
Les suprêmes rumeurs de cette heure enchantée ;
Les jardins de la nuit éclosent sous la lune.

Au loin s'éplore un son de cor, dans les ramures ;
C'est une âme, on dirait, qui rêve sous les chênes.
Les notes, tour à tour lointaines ou prochaines,
Semblent de grands aveux qui meurent en murmures.

[...]


Authorship:

Confirmed with La Maison de l'Enfance, Paris, Calmann Lévy, 1900, incomplete text.


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

8. Les Heures [sung text not yet checked]

Au clocher de la cathédrale, 
Où l'horloge bat sous l'auvent, 
L'heure parfois rit, parfois râle, 
Selon le caprice du vent. 

Tantôt, sonore et violente, 
Dans le silence, tour à tour
Chaque heure en frémissant se plante 
Comme une flèche au cœur du jour ; 

Tantôt on dirait qu'incertaine
L'heure a peur, tremble et n'ose pas ; 
Elle tinte faible et lointaine, 
Lente et dolente comme un glas. 

D'autres fois, par les gais dimanches
Où, devant le porche assemblés,
Chapeaux rouges et robes blanches
Semblent de grandes fleurs des blés,

Les heures vives et vermeilles, 
Du beau cadran d'or et de feu, 
S'élancent comme des abeilles 
Tumultueuses dans le bleu !

Authorship:

Confirmed with Fernand Gregh, Les Clartés Humaines. Poésies. Deuxième mille, Paris, Bibliothèque-Charpentier, 1904, pages 175-176.


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

9. Brumes 

Voici venir Novembre aux brumeuses soirées !
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Authorship:

10. Le vent passe [sung text not yet checked]

Le vent passe, effeuillant dans l'herbe les pivoines ; 
Le vent passe, argentant la houle des avoines, 
Le vent des soirs de juin... 
Le vent voluptueux et tiède qui rejoint
Les lèvres des amants dans l'ombre et dans l'espace, 
Le vent silencieux, 
Le vent délicieux, 
Le vent passe... 

Il passe, promenant au ciel les grandes nues
Qui font que tour à tour la lune s'ombre ou luit ; 
Il passe, caressant les bouches ingénues 
Qui doucement vers lui se tendent dans la nuit... 

Le vent des soirs de juin passe sur la prairie, 
A travers l'ombre diaphane, 
Dans la senteur des foins qu'on fane 
Et le parfum ténu de la vigne fleurie... 

Ô vent silencieux, ô vent délicieux, 
Ô doux vent taciturne,
Ô toi qui fais s'ouvrir les étoiles aux cieux, 
Ô toi qui fais venir les larmes à mes yeux 
Sous ton souffle nocturne,

Si tu vas effleurer plus loin d'autres visages,
Porte-leur les baisers que tu prends au passage 
Sur mes lèvres de solitaire, 
Ô vent, doux vent d'été qui caresses mes joues, 
Vent profond et léger qui dans l'ombre te joues 
Comme une âme dans le mystère... 

Authorship:

Confirmed with Fernand Gregh, Les Clartés Humaines. Poésies. Deuxième mille, Paris, Bibliothèque-Charpentier, 1904, pages 31-32.


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

11. L'agonie 

Tu vas la voir. Elle est ici. Pousse la porte
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12. La lettre du jardinier 

Mademoiselle, je prends la plume pour vous donner des nouvelles
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13. Déjà ! 

Hé quoi ?... Déjà ? ... Amour léger comme tu passes !
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14. Berceuse [sung text not yet checked]

Il pleut ; les limaçons dormiront sous les feuilles, 
Et moi je vous chanterai, mon petit ami, 
Je vous chanterai, à la maison, toute seule …
Demain sera dimanche si vous avez dormi. 
Il y aura des petites bêtes à bon Dieu
Au bois de Moal, des pommes dans les fossés ; 
Y aura des mûres au plafond … Dormez, dormez, 
Mon ami. — Votre grand-père est auprès du feu, 
Votre mère est sur le chemin, contre le vent…
Et moi. je vous chante la petite chanson…
Je la chanterai encore quand vous serez grand, 
Et puis quand je serai aveugle à la maison,
Et que vous sérez parti en bateau, pour les Indes : 
Chercher des nouveautés pour la petite vieille blanche. 
Votre mère est rentrée, le feu va s'éteindre, 
La nuit sera belle et demain dimanche.

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Note: First published in 1895 without a title, but in Le Beau Voyage, Paris, Éd. Charpentier, 1904, this text was titled "Berceuse"

Confirmed with Henry Bataille, Le beau voyage : poésies, Bibliothèque-Charpentier, Eugène Fasquelle, éditeur (Paris), 1904


Researcher for this text: Joost van der Linden [Guest Editor]

15. La fontaine de pitié [sung text not yet checked]

Les larmes sont en nous. C'est la sécurité
Des peines de savoir qu'il y a des larmes toujours prêtes.
Les coeurs désabusés les savent bien fidèles ;
On apprend, dès l'enfance, à n'en jamais douter.
Ma mère à la première a dit : » Combien sont-elles ? «

Des larmes sont en nous, et c'est un grand mystère.
Coeur d'enfant, coeur d'enfant, que tu me fais de peine
A les voir prodiguer ainsi et t'en défaire
A tout venant, sans peur de tarir la dernière !
Et celle-là, pourtant, vaut bien qu'on la retienne.

Non ce n'est pas les fleurs, non, ce n'est pas l'été
Qui nous consoleront si tendrement, c'est elles.
Elles nous ont connus petits et consolés ;
Elles sont là, en nous, vigilantes, fidèles,
Et les larmes aussi pleurent de nous quitter.

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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

16. Murmure 

Les doux mots que morte et passée
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17. Promenade [sung text not yet checked]

Ne bouge pas. la lune a remué sur l'eau.
les feuilles mortes n'osent pas s'approcher d'elle. 
Viens, ne fais pas de bruit. c'est l'heure des roseaux. 
Nous tremperons nos doigts dans la lune fraîche et bolle, 
Et nous la troublerons presque en soumant dessus. 
Elle voudrait peut-être aller à la dérive,

Vers les longs fleuves dont elle s'est souvenue, 
Au pays des romances et des belles captives. 
ltais elle ne peut pas partir avec les rames

Et les oiseaux qui s'en iront demain matin.

Se rappellera-t-elle le soir où nous passâmes, 
Près d'elle, tout près d'elle, en lui tendant les mains? 
Écoute. oh l'on défaille dans l'ombre.

Un rossignol de nuit est tombé dans les branches. 
Vois nos lampes là-bas, au fond du ja'rdin sombre. 
Elles s'éteignent comme se sonlcouchées, toutes blanches, 
Les robes cérémonieuses des jets d'eau.

Viens. ne fais pas de bruit. C'est l'heure des roseau~.

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Note: First published in 1895 without a title, but in Le Beau Voyage, Paris, Éd. Charpentier, 1904, this text was titled "Promenade"

Confirmed with Henry Bataille, Le beau voyage : poésies, Bibliothèque-Charpentier, Eugène Fasquelle, éditeur (Paris), 1904


Researcher for this text: Joost van der Linden [Guest Editor]

18. Histoire 

Ma nourrice me racontait une petite fille
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19. Les yeux 

Voyons si ce sont bien tes yeux
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Note: First published in 1895 without a title, but in Le Beau Voyage, Paris, Éd. Charpentier, 1904, this text was titled "Les yeux"


20. Le cavalier 

Mon cœur, - oh ! mon cœur ! - L'entends-tu passer/ Ce beau cavalier qui vient du Passé
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