4 poèmes de Sappho

Song Cycle by Charles Chaynes (b. 1925)

Word count: 322

1. Éros, qui donne la douleur [sung text checked 1 time]

Éros qui donne la douleur, Éros qui tisse les mensonges
La lune a fui et les Pléiades, il est minuit, et je suis couchée seule.
Il est minuit, l'heure passe, je suis couchée seule,
Ne t'ayant jamais trouvée, ô paix plus rassasiante.

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2. Gongyla, Gongyla, si je te vois un instant [sung text checked 1 time]

Gongyla, Gongyla, Gongyla, si je te vois un instant,
Je ne peux plus rien dire, ma langue est brisée.
Sous ma peau, un feu subtil soudain se glisse
Mes yeux ne voient plus, mes oreilles sont bourdonnantes
Une sueur glacée me couvre, un tremblement me prend toute
Et je suis plus verte que l'herbe, tout près de mourir
Gongyla, Gongyla, Gongyla, tu me brûles.
Je désire, j'aspire ardemment, j'aspire ardemment, je désire.
Cette nuit même, reviens-moi.
Autour de toi, tourne mon désir.
Gongyla, Gongyla, Gongyla.

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3. Tu es venue Gyla, tu as bien fait, comme j'avais envie de toi [sung text checked 1 time]

Tu es venue Gyla. Tu as bien fait. Comme j'avais envie de toi.
Tu as fait flamber mon cœur qui se consumait de désir
Tu as fait flamber mon cœur.
Sois bénie, sois bénie, sois bénie, plusieurs fois.
Autant de fois qu'il y eut de jours pour nous séparer
Gongyla, Gongyla, tu es venue, tu es venue.
Puisse cette nuit me durer autant que deux nuits entières.
Il me semble miroir du soleil ou de la lune ton beau visage
Quand tu es là près de moi.
Profondément caressée, Gongyla, j'offre à ta beauté comme en
sacrifice, toute ma beauté.
Oh, Gyla, oh Gyla, je t'adore.

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4. Tiakika, tiakika, gygyla ao gay kaoé [sung text checked 1 time]

Tiakira, Tiakira, Gyla,
Tiakira, Tiakira, Tiakira, Tiakira,
Tiakira, Tiakira, Kiara, Kao Gai
Éros encore a ébranlé mon cœur,
Comme un vent de montagne s'abattant sur les chênes.
Jamais plus vers toi je ne reviendrai
Jamais plus je ne reviendrai, Gyla
Profond et doux tu épuisais près de moi le désir.
Souviens-toi. Tu sais combien je tenais à toi.
Dans ma douleur qui coule goutte à goutte, un désir
Me vient de mourir et de voir les rives humides de
L'Achéron où fleurit le lotus, et de descendre vers Hadès.

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Note: lines 4-5 appear to be based on the second stanza of the second fragment here.
Researcher for this text: Guy Laffaille [Guest Editor]