by Heinrich Heine (1797 - 1856)
Translation © by Pierre Mathé

Es war mal ein Ritter trübselig und...
Language: German (Deutsch) 
Available translation(s): FRE
Es war mal ein Ritter trübselig und stumm,
Mit hohlen, schneeweißen Wangen;
Er schwankte und schlenderte schlotternd herum,
In dumpfen Träumen befangen.
Er war so hölzern, so täppisch, so links,
Die Blümlein und Mägdlein, die kicherten rings,
Wenn er stolpernd vorbeigegangen.

Oft saß er im finstersten Winkel zu Haus;
Er hatt sich vor Menschen verkrochen.
Da streckte er sehnend die Arme aus,
Doch hat er kein Wörtlein gesprochen.
Kam aber die Mitternachtstunde heran,
Ein seltsames Singen und Klingen begann -
An die Türe da hört er es pochen.

Da kommt seine Liebste geschlichen herein
Im rauschenden Wellenschaumkleide,
Sie blüht und glüht wie ein Röselein,
Ihr Schleier ist eitel Geschmeide.
Goldlocken umspielen die schlanke Gestalt,
Die Äuglein grüßen mit süßer Gewalt -
In die Arme sinken sich beide.

Der Ritter umschlingt sie mit Liebesmacht,
Der Hölzerne steht jetzt in Feuer,
Der Blasse errötet, der Träumer erwacht,
Der Blöde wird freier und freier.
Sie aber, sie hat ihn gar schalkhaft geneckt,
Sie hat ihm ganz leise den Kopf bedeckt
Mit dem weißen, demantenen Schleier.

In einen kristallenen Wasserpalast
Ist plötzlich gezaubert der Ritter.
Er staunt, und die Augen erblinden ihm fast
Vor alle dem Glanz und Geflitter.
Doch hält ihn die Nixe umarmet gar traut,
Der Ritter ist Bräut'gam, die Nixe ist Braut,
Ihre Jungfraun spielen die Zither.

Sie spielen und singen, und singen so schön,
Und heben zum Tanze die Füße;
Dem Ritter, dem wollen die Sinne vergehn,
Und fester umschließt er die Süße -
Da löschen auf einmal die Lichter aus,
Der Ritter sitzt wieder ganz einsam zu Haus,
In dem düstern Poetenstübchen.

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Confirmed with Heinrich Heine, Buch der Lieder, Hoffmann und Campe, Hamburg, 1827, page 109.


Authorship

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

Settings in other languages, adaptations, or excerpts:

  • Also set in French (Français), a translation by Anonymous/Unidentified Artist ENG ; composed by Harold E. Samuel.

Other available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):


Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Pierre Mathé [Guest Editor]

Text added to the website: 2008-04-01 00:00:00
Last modified: 2016-12-02 15:56:44
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Il était une fois un chevalier morne et...
Language: French (Français)  after the German (Deutsch) 
Il était une fois un chevalier morne et silencieux,
Aux joues creuses et blanches comme neige ;
Il vacillait et déambulait en flageolant
Désorienté par des rêves confus.
Il était comme de bois, si empoté, si gauche,
Que fleurettes et jeunettes gloussaient alentour,
Quand il passait devant elles en trébuchant.

Il se tenait souvent dans le coin le plus obscur de la maison ;
Il s'était claquemuré à l'abri des hommes.
Parfois il étendait les bras en soupirant,
Pourtant ne prononçait pas le moindre mot.
Mais quand arrivait l'heure de minuit,
S'élevaient un son et un chant étrange –
Il entend alors frapper à la porte.

Alors sa bien-aimée se faufile à l'intérieur
Dans le bruissement de sa robe d'écume de mer,
Elle est épanouie et irradie comme une petite rose,
Son voile est une précieuse parure.
Des boucles d'or jouent autour de ses traits graciles,
Le bonsoir de ses yeux est une force douce –
Ils tombent dans les bras l'un de l'autre.

Le chevalier l'enlace avec la puissance de l'amour,
Celui qui était de bois est maintenant en feu,
Le blême devient cramoisi, le rêveur s'éveille,
Le balourd se libère de plus en plus.
Mais elle, elle le taquine avec malice,
Elle lui a tout doucement recouvert la tête
De son blanc voile broché de diamants.

C'est dans un palais d'eau et de cristal
Qu'est soudain ensorcelé le chevalier.
Il s'émerveille et perd presque la vue
Devant tous ces éclats et scintillements.
Mais l'ondine le garde fidèlement enlacé,
Le chevalier est l'époux, l'ondine l'épouse,
Ses vierges jouent de la cithare.

Elles jouent et chantent, chantent si bien,
Et elles se lèvent pour danser ;
Quant au chevalier, il en perd la tête,
Et enlace plus fort sa douce aimée –
Tout à coup les lumières s'éteignent,
Le chevalier est à nouveau tout seul dans la maison,
Dans sa sombre petite chambre de poète.

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Translation of title "Prolog" = "Prologue"

Authorship

  • Translation from German (Deutsch) to French (Français) copyright © 2016 by Pierre Mathé, (re)printed on this website with kind permission. To reprint and distribute this author's work for concert programs, CD booklets, etc., you may ask the copyright-holder(s) directly or ask us; we are authorized to grant permission on their behalf. Please provide the translator's name when contacting us.
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