by Johann Wolfgang von Goethe (1749 - 1832)
Translation by Gérard Labrunie (1808 - 1855), as Gérard de Nerval

Willkommen, süßer Dämmerschein
Language: German (Deutsch) 
Faust (rings aufschauend):
Willkommen, süßer Dämmerschein,
Der du dies Heiligtum durchwebst!
Ergreif mein Herz, du süße Liebespein,
Die du vom Tau der Hoffnung schmachtend lebst!
Wie atmet rings Gefühl der Stille,
Der Ordnung, der Zufriedenheit!
In dieser Armut welche Fülle!
In diesem Kerker welche Seligkeit!

     (Er wirft sich auf den ledernen Sessel am Bette.)

[O nimm mich auf, der du die Vorwelt schon
Bei Freud und Schmerz im offnen Arm empfangen!
Wie oft, ach! hat an diesem Väterthron
Schon eine Schar von Kindern rings gehangen!
Vielleicht hat, dankbar für den heil'gen Christ
Mein Liebchen hier, mit vollen Kinderwangen,
Dem Ahnherrn fromm die welke Hand geküßt.
Ich fühl o Mädchen, deinen Geist
Der Füll und Ordnung um mich säuseln,
Der mütterlich dich täglich unterweist
Den Teppich auf den Tisch dich reinlich breiten heißt,
Sogar den Sand zu deinen Füßen kräuseln.
O liebe Hand! so göttergleich!
Die Hütte wird durch dich ein Himmelreich.
Und hier!]1

       (Er hebt einen Bettvorhang auf.)

           Was faßt mich für ein Wonnegraus!
Hier möcht ich volle Stunden säumen.
Natur, hier bildetest in leichten Träumen
Den eingebornen Engel aus!
Hier lag das Kind! mit warmem Leben
Den zarten Busen angefüllt,
Und hier mit heilig reinem Weben
Entwirkte sich das Götterbild!

[Und du! Was hat dich hergeführt?
Wie innig fühl ich mich gerührt!
Was willst du hier? Was wird das Herz dir schwer?
Armsel'ger Faust! ich kenne dich nicht mehr.]1

[Umgibt mich hier ein Zauberduft?
Mich drang's, so grade zu genießen,
Und fühle mich in Liebestraum zerfließen!
Sind wir ein Spiel von jedem Druck der Luft?]1

[Und träte sie den Augenblick herein,
Wie würdest du für deinen Frevel büßen!
Der große Hans, ach wie so klein!
Läg, hingeschmolzen, ihr zu Füßen.]1

About the headline (FAQ)

View original text (without footnotes)
1 omitted by Radziwill.

Authorship

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

    [ None yet in the database ]


This text (or a part of it) is used in a work

Settings in other languages, adaptations, or excerpts:

Other available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

Text added to the website: 2014-12-17 00:00:00
Last modified: 2017-05-09 10:45:05
Line count: 46
Word count: 281

Sois bienvenu, doux crépuscule
Language: French (Français)  after the German (Deutsch) 
FAUST, regardant à l’entour.
Sois bienvenu, doux crépuscule 
qui éclaires ce sanctuaire.
Saisis mon cœur, douce peine d'amour
qui vis dans ta faiblesse de la rosée de l'espérance ! 
Comme tout ici respire le sentiment du silence,
de l'ordre, du contentement ! 
Dans cette misère, que de plénitude ! 
Dans ce cachot, que de félicité !

(Il se jette sur le fauteuil de cuir, près du lit.)
 
Oh ! reçois-moi, toi qui as déjà reçu 
dans tes bras ouverts des générations en joie et en douleur ! 
Ah! que de fois une troupe d'enfants 
s'est suspendue autour de ce trône paternel ! 
Peut-être en souvenir du Christ, ma bien-aimée, 
entourée d'une jeune famille,
a baisé ici la main flétrie de son aïeul. 
Je sens, ô jeune fille ! Ton esprit 
d'ordre murmurer autour de moi,
cet esprit qui règle tes jours comme une tendre mère,
qui t'instruit à étendre proprement le tapis sur la table,
et te fait remarquer même les grains de poussière qui crient sous tes pieds. 
Ô main si chère ! si divine ! 
La cabane devient par toi riche comme le ciel.
Et là… 

(Il relève un rideau de lit.)

         Quelles délices cruelles s’emparent de moi ! 
Je pourrais ici couler des heures entières. 
Nature ! ici, tu faisais rêver 
doucement ange incarné. 
Ici reposait cette enfant, dont le sang palpitait 
d’une vie nouvelle ; et ici, 
avec un saint et pur serment, 
se formait cette image de Dieu.

Et toi, qui t’y a conduit ? 
De quels sentiments te trouves-tu agité ? 
Que veux-tu ici ? Pourquoi ton cœur se serre-t-il ?… 
Malheureux Faust, je ne te reconnais plus !

Est-ce une faveur enchantée qui m’entoure en ces lieux ? 
Je me sens avide de plaisir, 
et je me laisse aller aux songes de l’amour ; 
serions-nous le jouet de chaque souffle de l’air ?

Si elle rentrait en ce moment !… 
comme le cœur te battrait de ta faute : 
comme le grand homme serait petit ! 
comme il tomberait confondu à ses pieds !

About the headline (FAQ)

Note: the original is a prose text; the line breaks have been added to line up with the German original.


Authorship

Based on

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

    [ None yet in the database ]


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

Text added to the website: 2009-10-27 00:00:00
Last modified: 2017-05-09 10:54:20
Line count: 46
Word count: 341