by Heinrich Heine (1797 - 1856)
Translation © by Pierre Mathé

Sonnenuntergang
Language: German (Deutsch) 
Available translation(s): FRE
Die glühend rote Sonne steigt
Hinab ins weitaufschauernde,
Silbergraue Weltenmeer;
Luftgebilde, rosig angehaucht,
Wallen ihr nach; und gegenüber,
Aus herbstlich dämmernden Wolkenschleiern,
Ein traurig todblasses Antlitz,
Bricht hervor der Mond,
Und hinter ihm, Lichtfünkchen,
Nebelweit, schimmern die Sterne.

Einst am Himmel glänzten,
Ehlich vereint,
Luna, die Göttin, und Sol, der Gott,
Und es wimmelten um sie her die Sterne,
Die kleinen, unschuldigen Kinder.

Doch böse Zungen zischelten Zwiespalt,
Und es trennte sich feindlich
Das hohe, leuchtende Ehpaar.

Jetzt am Tage, in einsamer Pracht,
Ergeht sich dort oben der Sonnengott,
Ob seiner Herrlichkeit
Angebetet und vielbesungen
Von stolzen, glückgehärten Menschen.
Aber des Nachts,
Am Himmel, wandelt Luna,
Die arme Mutter,
Mit ihren verwaisten Sternenkindern,
Und sie glänzt in stiller Wehmut.
Und liebende Mädchen und sanfte Dichter
Weihen ihr Tränen und Lieder.

Die weiche Luna! Weiblich gesinnt,
Liebt sie noch immer den schönen Gemahl.
Gegen Abend, zitternd und bleich,
Lauscht sie hervor aus leichtem Gewölk,
Und schaut nach dem Scheidenden, schmerzlich,
Und möchte ihn ängstlich rufen: "Komm!
Komm! die Kinder verlangen nach dir -"
Aber der trotzige Sonnengott,
Bei dem Anblick der Gattin erglüht er
In doppeltem Purpur,
Vor Zorn und Schmerz,
Und unerbittlich eilt er hinab
In sein flutenkaltes Witwerbett.

***

Böse, zischelnde Zungen
Brachten also Verderben
Selbst über ewige Götter.
Und die armen Götter, oben am Himmel
Wandeln sie, qualvoll,
Trostlos unendliche Bahnen,
Und können nicht sterben,
Und schleppen mit sich
Ihr strahlendes Elend.

Ich aber, der Mensch,
Der niedriggepflanzte, der Tod-beglückte,
Ich klage nicht länger.

S. Lange sets stanza 5 omitted

Authorship

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

Available translations, adaptations, and transliterations (if applicable):


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

Text added to the website: 2008-02-16 00:00:00
Last modified: 2014-06-16 10:02:37
Line count: 56
Word count: 246

Coucher de soleil
Language: French (Français)  after the German (Deutsch) 
Le soleil rougeoyant descend
Dans la vaste mer, frissonnante mer,
Immense et grise comme l'argent.
Des formes éthérées, teintées de rose
Ondoient derrière lui ; en face,
Du voile crépusculaire des nuages d'automne
Avec un visage triste et blême comme la mort,
Apparaît la lune,
Et derrière elle, étincellent les étoiles,
Petites étincelles de lumière loin dans la brume.

Jadis brillaient dans le ciel,
Unis par le mariage,
Luna, la déesse, et Sol, le dieu,
Et autour d'eux grouillaient les étoiles,
Leurs enfants, petits et innocents.

Mais de mauvaises langues ont craché la discorde
Et le couple brillant et altier
S'est séparé avec hostilité.

Maintenant, le jour, dans sa magnificence solitaire,
Le dieu soleil parcourt le ciel,
Sa splendeur
Adorée et chantée
Par une humanité fière et sans cœur.
Mais la nuit 
Luna se promène,
Pauvre mère,
Avec les étoiles, ses enfants orphelins,
Et elle brille d'une silencieuse mélancolie.
Et les filles amoureuses et les doux poètes
Lui consacrent larmes et chansons.

La faible Luna ! Esprit féminin,
Aime-t-elle encore toujours son bel époux.
Vers le soir, tremblante et pâle,
Elle guette par-dessus les nuées légères
Et regarde douloureusement celui qui est parti,
Et angoissée, voudrait lui crier » Viens !
Viens ! Les enfants te demandent. «
Mais, entêté, le roi soleil,
À la vue de son épouse brille
Doublement, pourpre
De colère et de douleur,
Et impitoyable se précipite en bas,
Dans l'onde froide du lit de sa veuve.

***

Mauvaises, cancanières, les langues
Ont aussi apporté la gangrène,
Même parmi les dieux éternels.
Et les pauvres dieux, là-haut dans le ciel
Parcourent emplis de tourments,
Inconsolables, des chemins sans fin,
Et ne peuvent mourir
Et emporter avec eux
Leur rayonnante misère.

Mais moi, un homme,
Planté ici-bas, bien-aimé de la mort,
Je ne me plains plus.

Authorship

  • Translation from German (Deutsch) to French (Français) copyright © 2009 by Pierre Mathé, (re)printed on this website with kind permission. To reprint and distribute this author's work for concert programs, CD booklets, etc., you may ask the copyright-holder(s) directly or ask us; we are authorized to grant permission on their behalf. Please provide the translator's name when contacting us.
    Contact: 

Based on

 

Text added to the website: 2009-10-29 00:00:00
Last modified: 2014-06-16 10:03:26
Line count: 56
Word count: 299