Translation © by Guy Laffaille

Schiffers Scheidelied
Language: German (Deutsch) 
Available translation(s): CAT DUT ENG FRE ITA
Die Wogen am Gestade schwellen,
  Es klatscht der Wind das Segeltuch,
Und murmelt in den weißen Wellen;
  Ich höre seinen wilden Spruch:
[Er]1 ruft mich fort, es winkt [mir]2 der Kahn,
Vor Ungeduld schaukelnd, auf weite Bahn.

Dort streckt sie sich in öder Ferne,
  Du kannst nicht mit, siehst du, mein Kind.
Wie leicht versinken meine Sterne,
  Wie leicht erwächst zum Sturm der Wind,
Dann droht in tausend Gestalten der Tod,
Wie trotzt ich ihm, wüßt ich dich in Noth?

O löse deiner Arme Schlinge
  Und löse auch von mir dein Herz;
Weiß ich es denn, ob ich's vollbringe
  Und siegreich kehre heimathwärts?
Die Welle, die jetzt so lockend singt,
Vielleicht ist's dieselbe, die mich verschlingt.

Noch ist's in deine Hand gegeben,
  Noch gingst du nichts unlösbar ein,
O trenne schnell dein junges Leben
  Von meinem ungewissen Seyn.
O wolle, [wolle]3, bevor du mußt,
Entsagung ist leichter als Verlust!

[Und]4 laß mich im Bewußtseyn steuern,
  Daß ich allein auf Erden bin,
Dann beugt sich vor dem Ungeheuern,
  Vorm Unerhörten nicht mein Sinn.
Ich treibe mit dem Entsetzen Spiel
Und stehe plötzlich vielleicht am Ziel.

Denn hoch auf meiner [Maste]5 Spitzen
  Wird stets dein Bild begeisternd stehn,
Und, angeflammet von den Blitzen,
  Mit seinem Glanz den Muth erhöhn;
[Und hausen die Winde]6 auch noch so bang,
[Sie übertäuben]7 nicht deiner Stimme Klang.

Und kann ich dich nur sehn und hören,
  [So]8 hat's mit mir noch keine Noth,
Das Leben will ich nicht entbehren,
  Und kämpfen [werd]9 ich mit dem Tod.
Wie würde mir [je]10 eine Welt zur Last,
Die Engel so schön wie dich umfaßt?

Auch du sollst nicht mein Bild zerschlagen,
  Mit Freundschaftsthränen weih es ein,
Es soll in Schmerz- und Freudetagen
  Dein Trost und dein Vertrauter seyn.
Ja bleibe, wenn mich auch alles verließ,
Mein Freund im heimischen Paradies.

Und spült dann auch die falsche Welle
  Mich todt zurück zum Blumenstrand,
So weiß ich doch an lieber Stelle
  Noch eine, eine treue Hand,
Der weder Verachtung noch Schmerz es wehrt,
Daß sie meinen Resten ein Grab bescheert.

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Confirmed with Gedichte von Franz von Schober. Stuttgart und Tübingen. J. G. Cotta'scher Verlag. 1842, pages 36-38; and with Gedichte von Franz von Schober. Zweite, vermehrte Auflage. Leipzig Verlagsbuchhandlung von J. J. Weber. 1865, pages 47-49.

Note: Schubert received all poems from Schober in handwritten form. A (possibly later) autograph of this poem is kept in the Vienna City Library.

1 Schubert: "Es"
2 omitted by Schubert
3 Schubert: "o wolle"
4 Schubert: "O"
5 Schubert: "Masten"
6 Schober (manuscript, and 1865 edition): "Und heulen die Winde"; Schubert: "Der Winde Heulen,"
7 Schubert: "Übertäubet"
8 Schubert: "Dann"
9 Schober (manuscript), and Schubert: "will"
10 Schober (manuscript): "wohl"; omitted by Schubert

Authorship

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • CAT Catalan (Català) (Salvador Pila) , "La cançó de comiat del mariner", copyright © 2017, (re)printed on this website with kind permission
  • DUT Dutch (Nederlands) [singable] (Lau Kanen) , "Afscheidslied van de schipper", copyright © 2008, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (T. P. (Peter) Perrin) , "Sailor's parting song", copyright © 2012, (re)printed on this website with kind permission
  • FRE French (Français) (Guy Laffaille) , "Chant d'adieu du marin", copyright © 2012, (re)printed on this website with kind permission
  • ITA Italian (Italiano) (Amelia Maria Imbarrato) , "Canto d'addio del marinaio", copyright © 2010, (re)printed on this website with kind permission


Research team for this text: Lau Kanen [Guest Editor] , Peter Rastl [Guest Editor]

Text added to the website between May 1995 and September 2003.
Last modified: 2018-07-29 09:08:50
Line count: 54
Word count: 338

Chant d'adieu du marin
Language: French (Français)  after the German (Deutsch) 
Les vagues se gonflent contre le rivage,
Le vent bat contre la voile
Et murmure dans les vagues blanches,
J'entends sa voix sauvage,
Elle m'appelle au loin, le bateau me fait signe,
Oscillant d'impatience, pour une course lointaine.

Là-bas elle s'étend dans les déserts lointains,
Tu ne peux pas venir avec moi, mon enfant ;
Comme mes étoiles peuvent sombrer facilement,
Comme le vent peut grossir en une tempête,
Alors la mort menace sous un millier de formes,
Comment pourrais-je la défier, si je te sais en péril ?

Oh, détache l'étreinte de tes bras,
Et détache ton cœur de moi !
Est-ce que je sais si je triompherai
Et si je reviendrai à la maison vainqueur ?
Les vagues qui maintenant chantent, si attirantes,
Peuvent être les mêmes qui m'engloutiront.

Tout est encore entre tes mains,
Tu n'as pas encore embarqué irrévocablement,
Oh, sépare vite ta jeune vie
De mon existence incertaine,
Oh, fais-le, oh, fais-le, avant que tu le doives,
Le renoncement est plus aisé que la perte !

Oh, laisse-moi naviguer en sachant
Que je suis seul sur cette terre,
Alors devant l'effrayant,
Devant l'inouï, mon esprit ne fléchira pas,
Je me livrerai à un jeu avec l'épouvante,
Et peut-être j'atteindrai soudain mon but.

Car haut sur la pointe de mon mât
Ton image se tiendra toujours pour m'exalter.
Et illuminée par les éclairs
Avec son éclat mon esprit s'élèvera.
Le hurlement des vents, aussi effrayant qu'il soit,
N'assourdira pas le son de ta voix.

Et si je peux seulement te voir et t'entendre,
Alors je n'ai pas besoin de rien d'autre,
Je ne serai pas privé de vie
Et je ne battrai pas avec la mort.
Comme un monde peut devenir un fardeau pour moi,
Alors qu'il embrasse un ange aussi beau que toi ?

Toi aussi, tu ne dois pas détruire mon portrait,
Bénis-la avec des larmes d'amitié,
Dans les jours de chagrin et de joie, qu'il soit
On réconfort et ton ami intime.
Reste même quand j'aurai tout perdu
Mon amie dans ce paradis natal.

Et si une vague traîtresse doit laver
Mon corps mort jusqu'à la plage fleurie,
Alors je sais que dans cet endroit bien-aimé
Il y a encore une main fidèle,
Que ni dédain ni peine n'empêcheront jamais
De donner mes restes à une tombe.

Authorship

  • Translation from German (Deutsch) to French (Français) copyright © 2012 by Guy Laffaille, (re)printed on this website with kind permission. To reprint and distribute this author's work for concert programs, CD booklets, etc., you may ask the copyright-holder(s) directly or ask us; we are authorized to grant permission on their behalf. Please provide the translator's name when contacting us.
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Text added to the website: 2012-10-17 00:00:00
Last modified: 2014-06-16 10:05:04
Line count: 54
Word count: 384