Six romances et deux morceaux

by Gustave Léon Huberti (1843 - 1910)

Word count: 801

1. Paroles du cœur [sung text not yet checked]

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Authorship

2. La pastorella dell'Alpi [sung text not yet checked]

Son bella pastorella,
che scende ogni mattino
ed offre un cestellino 
di fresche frutta e fior.

Chi viene al primo albore
avrà vezzose rose
E poma rugiadose, 
venite al moi gairdin,
ahu, ahu...

Chi del notturno orrore
Smari la buona via, 
alla capanna mia 
ritrovera il cammin.

Venite o passagiero,
La pastorella è qua,
Ma il fior del suo pensiero
Ad uno solo darà!
Ahu, ahu...

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Johann Gaitzsch) , "The alpine shepherdess", copyright © 2003, (re)printed on this website with kind permission
  • FRE French (Français) (Louis-Ernest Crevel de Charlemagne) , "La berger des alpes", from the 1st volume of Rossini's Soirées musicales, Schott, first published 1835
  • GER German (Deutsch) (G. Friedrich) , "Die Alpenhirtin", from the 1st volume of Rossini's Soirées musicales, Schott, first published 1835
  • SPA Spanish (Español) (Aminta Iriarte) , "La pastorcita de los Alpes", copyright © 2003, (re)printed on this website with kind permission

Researcher for this text: Johann Gaitzsch

3. La captive [sung text not yet checked]

Si je n'étais captive,
J'aimerais ce pays,
Et cette mer plaintive,
Et ces champs de maïs,
Et ces astres sans nombre,
Si le long du mur sombre
N'étincelait dans l'ombre
Le sabre des spahis.

Je ne suis point tartare
Pour qu'un eunuque noir
M'accorde ma guitare,
Me tienne mon miroir.
Bien loin de ces Sodomes,
Au pays dont nous sommes,
Avec les jeunes hommes
On peut parler le soir.

[Pourtant j'aime une]1 rive
Où jamais des hivers
Le souffle froid n'arrive
Par les vitraux ouverts.
L'été, la pluie est chaude,
L'insecte verte qui rôde
Luit, vivant émeraude,
Sous les brins d'herbe verts.

Smyrne est une princesse
Avec son beau chapel ;
L'heureux printemps sans cesse
Répond à son appel,
Et, comme un riant groupe
De fleurs dans une coupe,
Dans ses mers se découpe
Plus d'un frais archipel.

J'aime ces tours vermeilles,
Ces drapeaux triomphants,
Ces maisons d'or, pareilles
A des jouets d'enfants ;
J'aime, pour mes pensées
Plus mollement bercées,
Ces tentes balancées
Au dos des éléphants.

Dans ce palais de fées,
Mon cœur, plein de concerts,
Croit, aux voix étouffées
Qui viennent des déserts,
Entendre les génies
Mêler les harmonies
Des chansons infinies
Qu'ils chantent dans les airs!

J'aime de ces contrées
Les doux parfums brûlants,
Sur les vitres dorées
Les feuillages tremblants,
L'eau que la source épanche
Sous le palmier qui penche,
Et la cigogne blanche
Sur les minarets blancs.

J'aime en un lit de mousses
Dire un air espagnol,
Quand mes compagnes douces,
Du pied rasant le sol,
Légion vagabonde
Où le sourire abonde,
Font tournoyer leur ronde
Sous un rond parasol.

Mais surtout, quand la brise
Me touche en voltigeant,
La nuit, j'aime être assise,
Être assise en songeant,
L'œil sur la mer profonde,
Tandis que, pâle et blonde,
La lune ouvre dans l'onde
Son éventail d'argent.

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Korin Kormick) , "The captive", copyright © 2003, (re)printed on this website with kind permission
  • SPA Spanish (Español) (Pablo Sabat) , copyright © 2019, (re)printed on this website with kind permission

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1 Monpou: "J'aimerais cette"

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

4. Le papillon [sung text not yet checked]

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  • by Anonymous / Unidentified Author

5. La grand-mère [sung text not yet checked]

     To die — to sleep.
         --Shakespeare

«Dors-tu ?... réveille-toi, mère de notre mère !
D’ordinaire en dormant ta bouche remuait ;
Car ton sommeil souvent ressemble à ta prière.
Mais, ce soir, on dirait la madone de pierre ;
Ta lèvre est immobile et ton souffle est muet.

« Pourquoi courber ton front plus bas que de coutume ?
Quel mal avons-nous fait, pour ne plus nous chérir ?
Vois, la lampe pâlit, l’âtre scintille et fume ;
Si tu ne parles pas, le feu qui se consume,
Et la lampe, et nous deux, nous allons tous mourir !

« Tu nous trouveras morts près de la lampe éteinte.
Alors, que diras-tu quand tu t’éveilleras ?
Tes enfants à leur tour seront sourds à ta plainte.
Pour nous rendre la vie, en invoquant ta sainte,
Il faudra bien longtemps nous serrer dans tes bras !

« Donne-nous donc tes mains dans nos mains réchauffées.
Chante-nous quelque chant de pauvre troubadour.
Dis-nous ces chevaliers qui, servis par les fées,
Pour bouquets à leur dame apportaient des trophées,
Et dont le cri de guerre était un nom d’amour.

« Dis-nous quel divin signe est funeste aux fantômes ;
Quel ermite dans l’air vit Lucifer volant ;
Quel rubis étincelle au front du roi des gnômes ;
Et si le noir démon craint plus, dans ses royaumes,
Les psaumes de Turpin que le fer de Roland.

« Ou montre nous ta bible, et les belles images,
Le ciel d’or, les saints bleus, les saintes à genoux,
L’enfant-Jésus, la crèche, et le bœuf, et les mages ;
Fais-nous lire du doigt, dans le milieu des pages,
Un peu de ce latin, qui parle à Dieu de nous.

« Mère !… — Hélas ! par degrés s’affaisse la lumière,
L’ombre joyeuse danse autour du noir foyer,
Les esprits vont peut-être entrer dans la chaumière…
Oh ! sors de ton sommeil, interromps ta prière ;
Toi qui nous rassurais, veux-tu nous effrayer ?

« Dieu ! que tes bras sont froids ! rouvre les veux… Naguère
Tu nous parlais d’un monde, où nous mènent nos pas,
Et de ciel, et de tombe, et de vie éphémère,
Tu parlais de la mort… dis-nous, ô notre mère,
Qu’est-ce donc que la mort ?… — Tu ne nous réponds pas ! »

Leur gémissante voix longtemps se plaignit seule.
La jeune aube parut sans réveiller l’aïeule.
La cloche frappa l’air de ses funèbres coups ;
Et, le soir, un passant, par la porte entr’ouverte,
Vit, devant le saint livre et la couche déserte,
Les deux petits enfants qui priaient à genoux.

Authorship

Confirmed with Victor Hugo, Œuvres complètes : Odes et Ballades. Essais et Poésies diverses. Les Orientales, Ollendorf, 1912, pages 309-310.


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

6. Le souvenir [sung text not yet checked]

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Authorship