6 Duos pour voix égales

Song Cycle by César Franck (1822 - 1890)

Word count: 948

1. L'ange gardien [sung text checked 1 time]

Veillez sur moi, quand je m'éveille,
Bon ange, puisque Dieu l'a dit ;
Et chaque nuit, quand je sommeille
Penchez-vous sur mon petit lit.
Ayez pitié de ma faiblesse ;
A mes côtés marchez sans cesse,
[Parlez-moi le long du chemin ;]1
Et pendant que je vous écoute,
De peur que je ne tombe en route,
Bon ange, donnez-moi la main.

Authorship

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  • DUT Dutch (Nederlands) (Hansa Krijgsman) , "De engelbewaarder", copyright © 2019, (re)printed on this website with kind permission
  • SPA Spanish (Español) (Juan Casasbellas) , "El angel de la guarda", copyright © 2017, (re)printed on this website with kind permission

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Confirmed with A. H. Mixer, A. M., Manual of French Poetry: With Historical Introduction, and Biographical Notices of the Principal Authors for the Use of the School and the Home, New York and Chicago: Ivison, Blakeman, Taylor, and Company, 1874, pages 347-348.

1 omitted by Franck.

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

2. Aux petits enfants [sung text not yet checked]

Enfants d'un jour, ô nouveau-nés,
Petites bouches, petits nez, 
Petites lèvres demi-closes,
Membres tremblants,
Si frais, si blancs,
Si roses ;

Enfants d'un jour, ô nouveau-nés,
Pour le bonheur que vous donnez, 
À vous voir dormir dans les langes,
Espoir des nids,
Soyez bénis,
Chers anges!

[ ... ]

Enfants d'un jour, ô nouveau-nés, 
Au paradis, d'où vous venez, 
Un léger fil d'or vous rattache
À ce fil d'or
Tient l'âme encor
Sans tache.

Vous êtes à toute maison 
Ce que la fleur est au gazon, 
Ce qu'au ciel est l'étoile blanche,
Ce qu'un peu d'eau
Est au roseau 
Qui penche ;

Mais vous avez de plus encor 
Ce que n'a pas l'étoile d'or, 
Ce qui manque aux fleurs les plus belles :
Malheur à nous !
Vous avez tous
Des ailes !

Authorship

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Researcher for this text: Bertram Kottmann

3. La Vierge à la crèche [sung text checked 1 time]

Dans [ses]1 langes blancs, fraîchement cousus,
La Vierge berçait son Enfant-Jésus.
Lui, gazouillait comme un nid de mésanges.
Elle le [berçait, et chantait]2 tout bas
Ce que nous chantons à nos petits anges...
Mais l'Enfant-Jésus ne s'endormait pas.

[ ... ]

» Doux Jésus, lui dit la mère en tremblant,
» Dormez, mon agneau, mon bel agneau blanc.
» Dormez; il est tard, la lampe est éteinte.
» Votre front est rouge et vos membres las ;
» Dormez, mon amour, et dormez sans crainte. «
Mais l'Enfant-Jésus ne s'endormait pas.

[ ... ]

Et Marie alors, le regard voilé, 
Pencha sur son fils un front désolé, 
» Vous ne dormez pas, votre mère pleure, 
» Votre mère pleure, ô mon bel ami... «
Des larmes coulaient de ses yeux ; sur l'heure, 
Le petit Jésus s'était endormi.

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1 Perillier: "les"; further changes may exist not shown above.
2 Franck: "berçait en chantant"

Researcher for this text: Ferdinando Albeggiani

4. Les danses de Lormont [sung text checked 1 time]

Chorus
 Poursuivant les nouées
 De nos chansons
 De main en main nouées
 Dansons! dansons!
 
Nous sommes de Lormont les blanches demoiselles
La brise nous soulève et nous porte en avant
On dirait qu'à 'nos pieds la danse met des ailles
Pour nous jeter au vent, pour nous jeter au vent.

(Chorus)
 
Avec sa grande voix, la mer nous accompagne,
La mer qui bat la grêve et qui rompt les roseaux
En nous voyant d'en bas planer sur la montagne,
Nous prend pour des oiseaux.

Regardez, regardez la montagne enflammée,
C'est Lormont qui s'allume au coucher du soleil,
Regardez, sur son front tourner la ronde aimée
Comme un cercle vermeil, comme un cercle vermeil.

(Chorus)

Authorship

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • DUT Dutch (Nederlands) (Lidy van Noordenburg) , copyright © 2010, (re)printed on this website with kind permission

Researcher for this text: Lidy van Noordenburg

5. Soleil [sung text not yet checked]

Incendiant les horizons
Au ciel clair le soleil rougeoie :
Il met aux toits bleus des maisons
Comme une auréole de joie.

Les fillettes au teint bruni,
Dont les farandoles rieuses
Se déroulent à l'infini
Dans les grands prés bordés d'yeuses,

Lancent dans l'air leurs rires frais,
-- Gazouillis d'oiseaux sur la branche, --
Et le vieil écho des forêts
Rajeunit à leur gaîté franche.

Leurs costumes aux tons divers
Rouge flambant ou jaune orange,
Sur le sombre des arbres verts,
Promènent un reflet étrange.

Dans cet épanouissement,
Un rayon d'espérance rose
Sourit délicieusement
Au cœur fermé du plus morose.

Incendiant les horizons
Au ciel clair le soleil rougeoie :
Et met aux toits bleus des maisons
Comme une auréole de joie.

Authorship

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

6. La chanson du vannier [sung text not yet checked]

Brins d'osier, brins d'osier,
Courbez-vous assouplis sous les doigts du vannier.
 
Vous serez le grand van où la fermière alerte
Fait bondir le froment qu'ont battu les fléaux,
Tandis qu'à ses côtés des bandes de moineaux
Se disputent les grains dont la terre est couverte.
 
Brins d'osier, brins d'osier,
Courbez-vous assouplis sous les doigts du vannier.
 
Lorsque s'empourpreront les vignes à l'automne
Lorsque les vendangeurs descendront des coteaux,
Brins d'osier, vous lierez les cercles des tonneaux
Où le vin doux rougit les douves et bouillonne.
 
Brins d'osier, brins d'osier,
Courbez-vous assouplis sous les doigts du vannier.
 
Brins d'osier, vous serez la cage où l'oiseau chante,
Et la nasse perfide au milieu des roseaux,
Où la truite qui monte et file entre deux eaux,
S'enfonce, et tout à coup se débat frémissante.
 
Brins d'osier, brins d'osier,
Courbez-vous assouplis sous les doigts du vannier.

Authorship

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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]