Translation © by Guy Laffaille

Schön Hedwig
Language: German (Deutsch) 
Available translation(s): DUT ENG FRE
Im Kreise der Vasallen sitzt
Der Ritter, jung und kühn;
Sein dunkles Feuerauge blitzt,
Als wollt' er ziehn zum Kampfe,
Und seine Wangen glühn.

Ein zartes Mägdlein tritt heran
Und füllt ihm den Pokal.
Zurück mit [Lächeln]1 tritt sie dann;
Da fällt auf ihre Stirne
Der klarste Morgenstrahl.

Der Ritter aber faßt sie schnell
Bei ihrer weißen Hand.
Ihr blaues Auge, frisch und hell,
Sie schlägt es erst zu Boden,
Dann hebt sie's unverwandt.

"Schön Hedwig, die du vor mir stehst,
Drei Dinge sag' mir frei:
Woher du kommst, wohin du gehst,
Warum du stets mir folgest;
Das sind der Dinge drei!"

"Woher ich komm'? Ich komm' von Gott,
So hat man mir gesagt,
Als ich, verfolgt von Hohn und Spott,
Nach Vater und nach Mutter
Mit Tränen einst gefragt.

Wohin ich geh? Nichts treibt mich fort,
Die Welt ist gar zu weit.
Was tauscht' ich eitel Ort um Ort?
Sie ist ja allenthalben
Voll Lust und Herrlichkeit.

Warum ich folg', wohin du winkst?
Ei, sprich, wie könnt' ich ruhn?
Ich schenk' den Wein dir, den du trinkst,
Ich bat dich drum auf [Knien]2
Und möcht' es ewig tun!"

"So frage ich, du blondes Kind,
Noch um ein viertes dich;
Dies letzte sag' mir an geschwind,
Dann frag' ich dich nichts weiter,
Sag', Mägdlein, liebst du mich?"

Im Anfang steht sie starr und stumm,
Dann schaut sie langsam sich
Im Kreis der ernsten Gäste um,
Und faltet ihre Hände
Und spricht: "Ich liebe dich!

Nun aber weiß ich auch, wohin
Ich gehen muß von hier;
Wohl ist's mir klar in meinem Sinn:
Nachdem ich dies gestanden,
Ziemt nur der Schleier mir!"

"Und wenn du sagst, du kommst von Gott,
So fühl' ich, das ist wahr.
Drum führ' ich auch, trotz Hohn und Spott,
Als seine liebste Tochter
Noch heut dich zum Altar.

Ihr edlen Herrn, ich lud verblümt
Zu einem Fest euch ein;
Ihr Ritter, stolz und hochgerühmt,
So folgt mir zur Kapelle,
Es soll mein schönstes sein!"

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Confirmed with Hebbels Werke, Erster Teil, herausgegeben und mit einem Lebensbild versehen von Theodor Poppe, Berlin, Leipzig, Wien, Stuttgart: Deutsches Verlagshaus Bong & Co., [no year], pages 44-46.

1 Schumann: "Sitten"
2 Schumann: "Knieen"

Authorship

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • DUT Dutch (Nederlands) [singable] (Lau Kanen) , "Mooie Hedwig", copyright © 2013, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Sharon Krebs) , "Lovely Hedwig", copyright © 2013, (re)printed on this website with kind permission
  • FRE French (Français) (Guy Laffaille) , "Belle Hedwig", copyright © 2013, (re)printed on this website with kind permission


Researcher for this text: Sharon Krebs [Guest Editor]

Text added to the website between May 1995 and September 2003.
Last modified: 2014-06-16 10:01:32
Line count: 60
Word count: 328

Belle Hedwig
Language: French (Français)  after the German (Deutsch) 
Dans le cercle des vassaux est assis
Le chevalier, jeune et hardi ;
Ses yeux sombres lancent des éclairs de feu,
Comme s'il allait au combat,
Et ses joues brillent.

Une frêle jeune de fille marche vers lui
Et remplit sa coupe.
Avec un sourire elle se retire ;
Alors sur son front tombe
Le rayon de soleil le plus clair du matin.

Mais le chevalier la saisit vite
Par sa main blanche.
Ses yeux bleus, vifs et brillants,
D'abord elle les baisse vers le sol,
Puis elle les lève fixement.

« Belle Hedwig, toi qui te tiens devant moi,
Dis-moi trois choses franchement ;
D'où tu viens, où tu vas,
Pourquoi tu me suis toujours ;
Ce sont les trois choses ! »

« D'où je viens ? Je viens de Dieu,
C'est ce qu'on m'a dit,
Quand, persécutée par les moqueries et les railleries,
Vers mon père et ma mère,
En larmes, j'ai demandé une fois.

Où je vais ? Rien ne me conduit,
Le monde est beaucoup trop grand.
Qu'est-ce qui me ferait changer un endroit pour un autre ?
Partout il est plein
De joie et de splendeur.

Pourquoi je te suis là où tu fais signe ?
Ah, dis-moi, comment je pourrais rester en repos ?
Je te verse le vin que tu bois,
Je te l'ai demandé à genoux
Et je voudrais le faire toujours ! »

« Ainsi, blonde enfant, je te pose
Alors une quatrième question ;
À cette dernière question réponds vite,
Alors je ne te demanderai rien d'autre,
Dis-moi, jeune fille, m'aimes-tu ? »

Au début, elle se tient rigide et muette,
Puis elle regarde lentement
Tout autour le cercle des invités graves
Et replie sa main
Et dit : « Je t'aime !

Mais maintenant je sais où
Je dois aller en partant d'ici ;
C'est clair pour moi dans mon esprit :
Après l'avoir avoué,
Seul le voile me conviendra ! »

« Et quand tu dis que tu viens de Dieu,
Je sens que c'est vrai.
Par conséquent, malgré les moqueries et les railleries, je te mènerai,
En tant que sa plus chère fille,
Dès aujourd'hui à l'autel.

Vous, nobles seigneurs, je vous ai invités à demi-mot
À une fête ;
Vous, chevaliers, fiers et très renommés,
Suivez-moi à la chapelle,
Ce sera ma plus belle fête ! »

Authorship

  • Translation from German (Deutsch) to French (Français) copyright © 2013 by Guy Laffaille, (re)printed on this website with kind permission. To reprint and distribute this author's work for concert programs, CD booklets, etc., you may ask the copyright-holder(s) directly or ask us; we are authorized to grant permission on their behalf. Please provide the translator's name when contacting us.
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Text added to the website: 2013-12-13 00:00:00
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