Les soirées d'automne, douze mélodies

by Alfred Dufresne (1822 - 1863)

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1. La colombe [sung text not yet checked]

Ô ma colombe blanche,/ Chaque jour je le vois
 . . . . . . . . . .

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2. La fiancée du timbalier [sung text not yet checked]

"Monseigneur le duc de Bretagne 
A, pour les combats meurtriers, 
Convoqué de Nante à Mortagne, 
Dans la plaine et sur la montagne, 
L'arrière-ban de ses guerriers.

Ce sont des barons dont les armes 
Ornent des forts ceints d'un fossé; 
Des preux vieillis dans les alarmes, 
Des écuyers, des hommes d'armes; 
L'un d'entre eux est mon fiancé.

Il est parti pour l'Aquitaine 
Comme timbalier, et pourtant
On le prend pour un capitaine, 
Rien qu'à voir sa mine hautaine, 
Et son pourpoint, d'or éclatant!

Depuis ce jour, l'effroi m'agite. 
J'ai dit, joignant son sort au mien:
- Ma patronne, sainte Brigitte, 
Pour que jamais il ne le quitte, 
Surveillez son ange gardien! -

J'ai dit à notre abbé: - Messire, 
Priez bien pour tous nos soldats! -
Et, comme on sait qu'il le désire, 
J'ai brûlé trois cierges de cire 
Sur la châsse de saint Gildas.

À Notre-Dame de Lorette 
J'ai promis, dans mon noir chagrin, 
D'attacher sur ma gorgerette, 
Fermée à la vue indiscrète, 
Les coquilles du pèlerin.

Il n'a pu, par d'amoureux gages, 
Absent, consoler mes foyers; 
Pour porter les tendres messages, 
La vassale n'a point de pages, 
Le vassal n'a pas d'écuyers.

Il doit aujourd'hui de la guerre 
Revenir avec monseigneur; 
Ce n'est plus un amant vulgaire;
Je lève un front baissé naguère, 
Et mon orgueil est du bonheur!

Le duc triomphant nous rapporte
Son drapeau dans les camps froissé; 
Venez tous sous la vieille porte 
Voir passer la brillante escorte, 
Et le prince, et mon fiancé!

Venez voir pour ce jour de fête 
Son cheval caparaçonné, 
Qui sous son poids hennit, s'arrête, 
Et marche en secouant la tête, 
De plumes rouges couronné!

Mes soeurs, à vous parer si lentes, 
Venez voir près de mon vainqueur 
Ces timbales étincelantes 
Qui sous sa main toujours tremblantes, 
Sonnent, et font bondir le coeur!

Venez surtout le voir lui-même
Sous le manteau que j'ai brodé. 
Qu'il sera beau! c'est lui que j'aime ! 
Il porte comme un diadème 
Son casque, de crins inondé!

L'Égyptienne sacrilège,
M'attirant derrière un pilier, 
M'a dit hier (Dieu nous protège!) 
Qu'à la fanfare du cortège 
Il manquerait un timbalier.

Mais j'ai tant prié, que j'espère! 
Quoique, me montrant de la main 
Un sépulcre, son noir repaire, 
La vieille aux regards de vipère 
M'ait dit: - Je t'attends là demain !

Volons! plus de noires pensées ! 
Ce sont les tambours que j'entends. 
Voici les dames entassées, 
Les tentes de pourpre dressées, 
Les fleurs, et les drapeaux flottants.

Sur deux rangs le cortège ondoie: 
D'abord, les piquiers aux pas lourds;
Puis, sous l'étendard qu'on déploie, 
Les barons, en robe de soie, 
Avec leurs toques de velours.

Voici les chasubles des prêtres; 
Les hérauts sur un blanc coursier. 
Tous, en souvenir des ancêtres, 
Portent l'écusson de leurs maîtres,
Peint sur leur corselet d'acier.

Admirez l'armure persane 
Des templiers, craints de l'enfer; 
Et, sous la longue pertuisane, 
Les archers venus de Lausanne,
Vêtus de buffle, armés de fer.

Le duc n'est pas loin: ses bannières
Flottent parmi les chevaliers;
Quelques enseignes prisonnières,
Honteuses, passent les dernières...
Mes soeurs! voici les timbaliers !... "

Elle dit, et sa vue errante 
Plonge, hélas! dans les rangs pressés ; 
Puis, dans la foule indifférente,
Elle tomba, froide et mourante...
Les timbaliers étaient passés.

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3. Villanelle [sung text not yet checked]

Le soir Lubin sous le vieux chêne
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4. La mer [sung text checked 1 time]

Quels sont ces bruits sourds?
Écoutez vers l'onde
Cette voix profonde
Qui pleure toujours.
 Pas d'ancre de fer
 Que le flot ne rompe. -
 Le vent de la mer
 Souffle dans sa trompe.

Comme il pleut ce soir!
N'est-ce pas, mon hôte?
Là-bas, à la côte,
Le ciel est bien noir, 
La mer est bien haute!
 Pas d'ancre de fer
 Que le flot ne rompe. -
 Le vent de la mer
 Souffle dans sa trompe.

Oh! marins perdus!
Au loin, dans cette ombre,
Sur la nef qui sombre,
Que de bras tendus
Vers la terre sombre!
 Pas d'ancre de fer
 Que le flot ne rompe. -
 Le vent de la mer
 Souffle dans sa trompe.

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5. Écoute [sung text not yet checked]

Écoute, la vallée sous la brume voilée
 . . . . . . . . . .

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6. La voix de dieu [sung text not yet checked]

Quand sous les bois verts chante Philomèle
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7. La chanson de Fortunio [sung text not yet checked]

Si vous croyez que je vais dire
   Qui j'ose aimer,
Je ne saurais, pour un empire,
   Vous la nommer.

Nous allons chanter à la ronde,
   Si vous voulez,
Que je l'adore et qu'elle est blonde
   Comme les blés.

Je fais ce que sa fantaisie
   Veut m'ordonner,
Et je puis, s'il lui faut ma vie,
   La lui donner.

Du mal qu'une amour ignorée
   Nous fait souffrir,
J'en porte l'âme déchirée
   Jusqu'à mourir.

Mais j'aime trop pour que je die
   Qui j'ose aimer,
Et je veux mourir pour ma mie
   Sans la nommer.

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  • ENG English (Laura Prichard) , copyright © 2016, (re)printed on this website with kind permission

First published in La revue des deux mondes, November 1, 1835, in Comédies et Proverbes, "Le Chandelier", Act II, Scene 3.


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8. Hélas ! [sung text not yet checked]

L’onde qui baise ce rivage,
De quoi se plaint-elle à ses bords ?
Pourquoi le roseau sur la plage,
Pourquoi le ruisseau sous l’ombrage,
Rendent-ils de tristes accords ?

De quoi gémit la tourterelle
Quand, dans le silence des bois,
Seule auprès du ramier fidèle,
L’amour fait palpiter son aile,
Les baisers étouffent sa voix ?

[ ... ]
Hélas ! c’est que notre faiblesse, Pliant sous sa félicité Comme un roseau qu’un souffle abaisse, Donne l’accent de la tristesse Même au chant de la volupté ; Ou bien peut-être qu’avertie De la fuite de nos plaisirs, L’âme en extase anéantie Se réveille et sent que la vie Fuit dans chacun de nos soupirs.
[ ... ]
Tout naît, tout passe, tout arrive Au terme ignoré de son sort : À l’Océan l’onde plaintive, Aux vents la feuille fugitive, L’aurore au soir, l’homme à la mort.
[ ... ]

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9. Le sommeil des fleurs [sung text not yet checked]

Le soir quand le soleil vers l'horizon s'incline,
Il descend à regret de colline en colline,
Contemple longuement tous les lieux qu'il dorait,
Puis disparait.

Alors les fleurs au val referment leur calice,
Afin que, lui parti, nul regard ne ternisse
Le trésor de fraîcheurs que garde à son retour
Leur chaste amour.

De même à ton départ, ô chère bien-aimée,
Comme ces pauvres fleurs mon âme s'est fermée,
Et pendant ton absence elle ne veut s'ouvrir
Qu'au souvenir!

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  • ENG English (Alisa Belflower) , "The sleep of the flowers", copyright © 2008, (re)printed on this website with kind permission

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10. Reflets de printemps [sung text not yet checked]

Voilà de cela bien longtemps nous avions moi près de vingt ans
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11. Pendant l'orage [sung text not yet checked]

Subtitle: Cavatine

Ah ! Qu'il est doux pendant l'orage
 . . . . . . . . . .

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  • by Anonymous / Unidentified Author ( E. de C. )

12. Ave Maria [sung text not yet checked]

Ave Maria gratia plena
Dominus tecum. 
Benedicta tu in mulieribus, 
Et benedictus fructus [ventris]1 tui Jesus.
Sancta Maria, [Mater Dei]2,
Ora pro nobis peccatoribus,
Nunc et in hora mortis nostrae.
[Ave Maria]3.

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • AFR Afrikaans (Bible or other Sacred Texts) , "Wees gegroet Maria"
  • DUT Dutch (Nederlands) (Bible or other Sacred Texts) , "Wees gegroet, Maria"
  • ENG English (Bible or other Sacred Texts) , "Ave Maria"
  • SPA Spanish (Español) (Bible or other Sacred Texts) , "Dios te salve Maria"

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See also Geert Cuypers's very informative Ave Maria Songs website.

1 omitted by Guarnieri, Nepomuceno, Villa-Lobos
2 not set by Gounod, Holst, Rossini.
3 Cherubini, Cserny, Guarnieri, Holst, Massenet, Mompou, Nepomuceno, Pejačević, Rheinberger, Rossini, Villa-Lobos: "Amen"; Jakobey: "Amen. Ave Maria."
Note: used as the basis for an acrostic in Marchetto da Padova's Ave Regina Celorum / Mater innocentie

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