Cinco poemas chinos

Song Cycle by Manuel M. Ponce (1883 - 1948)

Word count: 334

1. Les deux flûtes [sung text checked 1 time]

Un soir que je respirais le parfum des fleurs 
Au bord de la rivière,
Le vent m'apporta la chanson d'une flûte lointaine.
Pour lui répondre, je coupai une branche de saule,
Et la chanson de ma flûte berça la nuit charmée.
Depuis ce soir-là, tous les jours, 
À l'heure où la campagne s'endort,
Les oiseaux entendent répondre [à leur chant, 
Celui d'un oiseau inconnu]1
Dont ils comprennent cependant le langage.

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1 Ponce and Wertheim: "deux oiseaux/ Inconnus"

Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Malcolm Wren [Guest Editor]

2. Petite fête [sung text checked 1 time]

Je prends un flacon de vin
Et je vais le boire parmi les fleurs,
Nous sommes toujours trois,
[Comptant]1 mon ombre et mon amie la [lune]2
Heureusement que la lune ne sait pas boire
Et que mon ombre n'a jamais soif 
Quand je chante, la lune m'écoute en silence.
Quand je danse, mon ombre danse aussi.
Après tout festin les convives se séparent.
Je ne connais pas cette tristesse
Lorsque je regagne ma demeure,
La lune m'accompagne et mon ombre me suit.

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1 Ponce: "en comptant"
2 Ponce: "lune brillante"

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3. L'orage favorable [sung text checked 1 time]

Je maudissais la pluie qui faisait résonner mon toit et
M'empêchait de dormir
 
Je maudissais le vent qui saccageait mon jardin.
 
Mais, tu es arrivée !
 
Et j'ai remercié la pluie, puisque tu as dû ôter ta robe
Mouillée et j'ai remercié le vent, qui venait d'éteindre ma lampe.

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4. Nocturne [sung text checked 1 time]

Nonchalante, son luth a la main, elle roulait le rideau de
Perles a fin que'  l'odeur du printemps inondât sa chambre
 
Mais elle a vu la lune et' c'est le chagrin qui est entrée
 
Le visage dans son bras replie, elle évoque un jardin bleui
De lune ou elle entendit jadis des paroles d'amour

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5. La calamité [sung text checked 1 time]

Les feux du bivouac illuminent le ciel. 
La neige alourdit Les étandards glacés.
Les cavaliers galopent dans la campagne. 
Sioa ! Siao ! Siao !
Le géneral en chef a recu la tablette d'ivoire 
et pris congé de l'Empereur.
Voici rêvent le temps oú le moindre guerrier 
est plus consideré qu'un illustre lettré. 
Voici revenu le temps oú les mères 
et les éspouses s'endorment, chanque soir, 
le visage tourné vers l'Est !
Les feux de bivouac illuminent le ciel.

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