by Louise Labé (1526 - 1566)
Translation by Rainer Maria Rilke (1875 - 1926)

Clere Venus, qui erres par les Cieus
Language: French (Français) 
Clere Venus, qui erres par les Cieus,
Entens ma voix qui en pleins chantera,
Tant que ta face au haut du Ciel luira,
Son long travail et souci ennuieus.
 
Mon œil veillant s’atendrira bien mieus,
Et plus de pleurs te voyant gettera.
Mieus mon lit mol de larmes baignera,
De ses travaus voyant témoins tes yeus.
 
Donq des humains sont les lassez esprits
De dous repos et de sommeil espris.
I’endure mal tant que le Soleil luit :
 
Et quand ie suis quasi toute cassee,
Et que me fuis mise en mon lit lassee,
Crier me faut mon mal toute la nuit.

About the headline (FAQ)

Confirmed with Œuvres de Louise Labé, texte établi par Charles Boy, Paris, Alphonse Lemerre, 1887, pages 95-96.

Modernized spelling form:

Claire Vénus, qui erres par les Cieux,
Entends ma voix qui en plaints chantera,
Tant que ta face au haut du Ciel luira,
Son long travail et souci ennuyeux.

Mon œil veillant s'attendrira bien mieux,
Et plus de pleurs te voyant jettera.
Mieux mon lit mol de larmes baignera,
De ses travaux voyant témoins tes yeux.

Donc des humains sont les lassés esprits
De doux repos et de sommeil épris.
J'endure mal tant que le Soleil luit ;

Et quand je suis quasi toute cassée,
Et que me suis mise en mon lit lassée,
Crier me faut mon mal toute la nuit.

Authorship

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

Settings in other languages, adaptations, or excerpts:


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

This text was added to the website: 2017-01-16
Line count: 14
Word count: 102

O Venus in den Himmeln, klare du
Language: German (Deutsch)  after the French (Français) 
O Venus in den Himmeln, klare du,
hör meine Stimme; denn solang du dort
erscheinst, wird sie, ganz voll, dir immerfort
die lange Arbeit singen, die ich tu.
 
Mein Aug bleibt sanfter wach, wenn du es siehst,
und seine Flut wird strömender und fließt
viel leichter hin in meine Lagerstatt,
wenn seine Mühsal dich zum Zeugen hat
 
zur Zeit, da Schlaf und Ausruhn wohlgemeint
die Menschen hinnimmt, die sich müd gedacht.
Ich, ich ertrag, solang die Sonne scheint,
 
das, was mir weh tut, und wenn ich zum Schluß
zu Bette geh, fast wie entzwei: ich muß
das, was mir weh tut, schrein die ganze Nacht.

About the headline (FAQ)

Confirmed with Rainer Maria Rilke, Die vierundzwanzig Sonette der Louize Labé, Lyoneserin : 1555, Leipzig, Insel-Verlag, 1917.


Authorship

Based on

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)


Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Bertram Kottmann

This text was added to the website: 2020-03-02
Line count: 14
Word count: 105