Translation © by Pierre Mathé

Ballade des äußeren Lebens
Language: German (Deutsch) 
Available translation(s): ENG FRE ITA
Und Kinder wachsen auf mit tiefen Augen,
Die von nichts wissen, wachsen auf und sterben,
Und alle Menschen gehen ihre Wege.

Und süße Früchte werden aus den herben
Und fallen nachts wie tote Vögel nieder
Und liegen wenig Tage und verderben.

Und immer weht der Wind, und immer wieder
Vernehmen wir und reden viele Worte
Und spüren Lust und Müdigkeit der Glieder.

Und Straßen laufen durch das Gras, und Orte
Sind da und dort, voll Fackeln, Bäumen, Teichen,
Und drohende, und totenhaft verdorrte ...

Wozu sind diese aufgebaut? und gleichen
Einander nie? und sind unzählig viele?
Was wechselt Lachen, Weinen und Erbleichen?

Was frommt das alles uns und diese Spiele,
Die wir doch groß und ewig einsam sind
Und wandernd nimmer suchen irgend Ziele?

Was frommt's, dergleichen viel gesehen haben?
Und dennoch sagt der viel, der "Abend" sagt,
Ein Wort, daraus Tiefsinn und Trauer rinnt

Wie schwerer Honig aus den hohlen Waben.

Authorship

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

Available translations, adaptations, and transliterations (if applicable):

  • ITA Italian (Italiano) (Ferdinando Albeggiani) , title 1: "Ballata della vita esteriore", copyright © 2007, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Sharon Krebs) , title 1: "The ballad of external life", copyright © 2010, (re)printed on this website with kind permission
  • FRE French (Français) (Pierre Mathé) , title 1: "Ballade de la vie extérieure", copyright © 2011, (re)printed on this website with kind permission


Researcher for this text: Harry Joelson

This text was added to the website: 2007-07-28
Line count: 22
Word count: 152

Ballade de la vie extérieure
Language: French (Français)  after the German (Deutsch) 
Et des enfants grandissent avec des yeux profonds,
Qui ne savent rien, grandissent et meurent,
Et tous les hommes suivent leurs chemins.

Et des fruits sucrés naissent de l'amertume,
Et tombent la nuit comme des oiseaux morts
Et restent par-terre quelques jours et pourrissent.

Et le vent souffle toujours, et toujours
Nous percevons et prononçons beaucoup de paroles
Et ressentons plaisir et lassitude de nos membres.

Et des routes courent dans l'herbe, et des endroits
Ici et là sont emplis de torches, d'arbres, d'étangs
Et sont menaçants et comme des morts, desséchés ...

Pourquoi sont-ils bâtis ? Et ne se ressemblent-ils
Jamais ? Et sont-ils si innombrables ?
Pourquoi rires, pleurs et blêmissement se succèdent-ils ?

À quoi bon toutes ces choses et ces jeux,
Nous qui pourtant sommes grands et éternellement seuls
Et vagabondons sans jamais chercher de but ?

À quoi bon avoir vu tant de choses de ce genre ?
Et pourtant celui-là dit beaucoup, qui dit « soir »,
Un mot d'où s'écoule profondeur et tristesse

Comme un miel épais de ses alvéoles creuses.

Authorship

  • Translation from German (Deutsch) to French (Français) copyright © 2011 by Pierre Mathé, (re)printed on this website with kind permission. To reprint and distribute this author's work for concert programs, CD booklets, etc., you may ask the copyright-holder(s) directly or ask us; we are authorized to grant permission on their behalf. Please provide the translator's name when contacting us.
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Based on

 

This text was added to the website: 2011-02-03
Line count: 22
Word count: 178