Dix mélodies pour chant et piano

Song Cycle by Marcel Samuel-Rousseau (1882 - 1955)

Word count: 516

1. Les roses de Saadi [sung text not yet checked]

J'ai voulu ce matin te rapporter des roses ;
Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes,
Que les nœuds trop serrés n'ont pu les contenir.

Les nœuds ont éclaté : les roses envolées,
Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées :
Elles ont suivi l'eau pour ne plus revenir.

La vague en a paru rouge et comme enflammée :
Ce soir, [ma]1 robe encore en est tout embaumée.
[Respirez-en]2 sur moi l'odorant souvenir.

Authorship

See other settings of this text.

View original text (without footnotes)
1 Canal: "ta"
2 Canal: "Respires-en"

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

2. Petit bonhomme [sung text not yet checked]

Petit bonhomme s'en va-t-au bois 
  En sautant à cloche-pied 
  Avec sa couronne de roi 
  Et son bonnet de papier. 

Petit bonhomme traîne sa bosse 
  Sous son habit de laine 
Et rencontre la fée Carabosse 
  Au bras de Croquemitaine. 

  Petit bonhomme leur dit bonjour 
  Fort poliment, ôte sa marotte, 
    Veut se sauver et court, 
Mais Croquemitaine le met dans sa hotte. 

Petit bonhomme n'ira plus cueillir la noisette 
  En sautillant d'un pied léger ; 
  Le couteau brille, la broche est prête : 
  Petit bonhomme sera mangé.

Authorship

See other settings of this text.

Confirmed with Tristan Klingsor, Le Valet de cœur, Poèmes, deuxième édition, Paris, Société du Mercure de France, 1908, pages 34-35.


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

3. Vous m'avez dit tel soir [sung text not yet checked]

Vous m'avez dit, tel soir, des paroles si belles
Que sans doute les fleurs, qui se penchaient vers nous,
Soudain nous ont aimés et que l'une d'entre elles,
Pour nous toucher tous deux, tomba sur nos genoux.

Vous me parliez des temps prochains où nos années,
Comme des fruits trop mûrs, se laisseraient cueillir ;
Comment éclaterait le glas des destinées,
Comment on s'aimerait, en se sentant vieillir.

Votre voix m'enlaçait comme une chère étreinte,
Et votre coeur brûlait si tranquillement beau
Qu'en ce moment, j'aurais pu voir s'ouvrir sans crainte
Les tortueux chemins qui vont vers le tombeau.

Authorship

See other settings of this text.

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Peter Low) , copyright © 2018, (re)printed on this website with kind permission

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

4. Trois petits oiseaux dans les blés [sung text not yet checked]

Au matin se sont rassemblés,
Trois petits oiseaux dans les blés.
Ils avaient tant à se dire
Qu’ils parlaient tous à la fois,
Et chacun forçait sa voix.
Ça faisait un tire lire,
Tire lire la ou la.
Un vieux pommier planté là
A trouvé si gai cela
Qu’il s’en est tordu de rire,
A midi se sont regales
Trois petits oiseaux dans les blés.
Tout en chantant sur les branches
Leur joyeux turlututu,
Ils mangeaient, mangeras-tu?
Et làchaient des avalanches
De caca cataractant.
Ils en faisaient tant et tant
Que l’arbre tout éclatant
Était plein d’étoiles blanches,
À la nuit se sont en allés
Trois petits oiseaux dans les blés.
Chacun rond comme une caille,
Ils zigzaguaient, titubant,
Voletant, roulant, tombant;
Ils avaient tant fait ripaille
Que leurs ventres trop gavés
Leur semblaient de lourds pavés;
Si bien qu’on les a trouvés,
Ce matin morts sur la paille.
Un seul trou les a rassemblés,
Trois petits oiseaux dans les blés…

Authorship

See other settings of this text.

Researcher for this text: Stuart Price

5. Chanson d'amour [sung text not yet checked]

Il n'est de fleur que celle où l'abeille se pose
 . . . . . . . . . .

— The rest of this text is not
currently in the database but will be
added as soon as we obtain it. —

Authorship

See other settings of this text.

6. Dernier vœu [sung text not yet checked]

Voilà longtemps que je vous aime :
-- L'aveu remonte à dix-huit ans ! --
Vous êtes rose, je suis blême ;
J'ai les hivers, vous les printemps.

Des lilas blancs de cimetière
Près de mes tempes ont fleuri ;
J'aurai bientôt la touffe entière
Pour ombrager mon front flétri.

Mon soleil pâli qui décline
Va disparaître à l'horizon,
Et sur la funèbre colline
Je vois ma dernière maison.

Oh ! que de votre lèvre il tombe
Sur ma lèvre un tardif baiser,
Pour que je puisse dans ma tombe,
Le cœur tranquille, reposer !

Authorship

See other settings of this text.

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

10. Barcarolle [sung text not yet checked]

Le flot bleu berce mon rêve
 . . . . . . . . . .

— The rest of this text is not
currently in the database but will be
added as soon as we obtain it. —

Authorship