Belle qui tiens ma vie Captiue dans tes yeulx, Qui m'a l'ame rauie D'un soubz-ris gracieux, Viens tost me secourir Ou me fauldra mourir. Pourquoy fuis tu mignarde Si ie suis pres de toy, Quand tes yeulx ie regarde Ie me perd dedans moy Car tes perfections Changent mes actions. Tes beautéz & ta grace Et tes diuins propos. Ont eschauffé la glace Qui me geloit les os, Et ont remply mon cœur D'une amoureuse ardeur. Mon ame souloit estre Libre de passions, Mais amour s'est faict maistre De mes affections, Et à mis soubs sa loy Et mon cœur & ma foy. Approche donc ma belle Approche toy mon bien, Ne me sois plus rebelle Puis que mon cœur est tien, Pour mon mal appaiser, Donne moy un baiser. Ie meurs mon Angelette Ie meurs en te baisant, Ta bouche tant doucette Va mon bien rauissant À ce coup mes espritz Sont tous d'amour espris. Plustost on verra l'Onde Contre mont reculer Et plustost l'œil du monde Cessera de brusler, Que l'amour qui m'époinct Decroisse d'un seul poinct.
15 mélodies
by Adelin Marie Clovis (1867 - 1941)
2. Belle qui tiens ma vie  [sung text not yet checked]
Text Authorship:
- possibly by Jean Tabourot (1520 - 1595), as Thoinot Arbeau
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Note: see also Peter Cornelius's piece Blaue Augen, which adapts Arbeau's melody to a German text that is not a direct translation of this text but shares the mention of blue eyes. Reger's "Altfranzösisches Tanzlied" is also based on Arbeau's melody (unattributed) and uses this same text by Cornelius (also unattributed). Warlock also uses Arbeau's melody in his Capriol Suite, in the "Pavane", without words.
Modernized form:
Belle qui tiens ma vie Captive dans tes yeux, Qui m'as l’âme ravie D'un sourire gracieux, Viens tôt me secourir Ou me faudra mourir. Pourquoi fuis-tu mignarde Si je suis près de toi, Quand tes yeux je regarde Je me perds dedans moi, Car tes perfections Changent mes actions. Tes beautés et ta grâce Et tes divins propos Ont échauffé la glace Qui me gelait les os, Et ont rempli mon cœur D'une amoureuse ardeur. Mon âme soulait être Libre de passions, Mais Amour s'est fait maître De mes affections, Et a mis sous sa loi Et mon cœur et ma foi. Approche donc ma belle Approche, toi mon bien, Ne me sois plus rebelle Puisque mon cœur est tien. Pour mon mal apaiser, Donne-moi un baiser. Je meurs mon angelette, Je meurs en te baisant. Ta bouche tant doucette Va mon bien ravissant. À ce coup mes esprits Sont tous d'amour épris. Plutôt on verra l'onde Contre mont reculer, Et plutôt l'œil du monde Cessera de brûler, Que l'amour qui m'époint Décroisse d'un seul point.
Text as set by Lange-Müller:
Belle qui tient ma vie captive dans tes yeux, qui m'as l'âme ravie d'un souris gracieux ; viens tôt me secourir, ou me faudra mourir. Tes beautés et ta grâce, et tes divins propos ont de moi pris la place et causé tant de maux en remplissant mon cœur d'une amoureuse ardeur. Di d'un brûlant martyre tu n'as aucun émoi, si ta beauté m'attire et ne fait rien pour moi : tant aimer et souffrir, oh ! mieux vaudrait mourir.
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3. L'amour au mois de mai  [sung text not yet checked]
Aime moi, bergère, Et je t'aimerai ; Ne sois point légère, Je ne le serai : Ah ! que l'amour est gai Le joli mois de mai. Mon cœur et ma vie Je te donnerai, Jamais d'autre amie Je ne servirai. Ah ! Que l'amour est gai Le joli mois de mai. Dans ce vert bocage Je te mènerai, Cent fois à l'ombrage Je te baiserai. Ah ! Que l'amour est gai Le joli mois de mai. De nos amourettes Je te parlerai, Et sur les fleurettes Je te jeterai. Ah ! Que l'amour est gai Le joli mois de mai.
Text Authorship:
- by Anonymous / Unidentified Author, written <<1613
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Confirmed with Bulletins de la Société des Compositeurs de Musique, 1re Année, Paris, 1863, page 230.
Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]
4. Ah qu'il fait beau
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Text Authorship:
- by Jean-Baptiste Théodore Weckerlin (1821 - 1910)
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5. Puisque ma bergère
Puisque ma bergère / Veut se dégager
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6. Il est un jardin d'amour
Il est un jardin d'amour
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9. Quand ton sourire me surprit  [sung text not yet checked]
Quand ton sourire me surprit, Je sentis frémir tout mon être, Mais ce qui domptait nous esprit, Je ne pus d'abord le connaître. Quand ton regard tomba sur moi, Je sentis mon âme se fondre ; Mais ce que serait cet émoi, Je ne pus d'abord en répondre. Ce qui me vainquit à jamais, Ce fut un plus douloureux charme, Et je n'ai su que je t'aimais Qu'en voyant ta première larme !
Text Authorship:
- by Armand Silvestre (1837 - 1901), "Pour une voix", appears in La chanson des heures, poésies nouvelles 1874-1878, in 6. Vers pour être chantés, in 12. Madrigaux dans le goût ancien, no. 11, Paris, Éd. G. Charpentier, first published 1878
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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):
- ENG English (Thomas A. Gregg) , "When your smile surprised me", copyright ©, (re)printed on this website with kind permission
Confirmed with Poésies de Armand Silvestre, 1872-1878. La Chanson des Heures, Paris, Alphonse Lemerre, 1887, page 188.
Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]
10. Le pot de basilic
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11. Jeannette
Jeannette, Jeannette, tes yeux tant doucets
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12. Chanson de la glu  [sung text not yet checked]
Y avait un'fois un pauv'gas, Et lon la laire, Et lon lan la, Y avait un'fois un pauv'gas, Qu'aimait cell'qui n'l'aimait pas. Elle lui dit : Apport'moi d'main Et lon la laire, Et lon lan la, Elle lui dit : Apport'moi d'main L'cœur de ta mèr' pour mon chien. Va chez sa mère et la tue Et lon la laire, Et lon lan la, Va chez sa mère et la tue, Lui prit l'cœur et s'en courut. Comme il courait, il tomba, Et lon la laire, Et lon lan la, Comme il courait, il tomba, Et par terre l'cœur roula. Et pendant que l'cœur roulait, Et lon la laire, Et lon lan la, Et pendant que l'cœur roulait, Entendit l'cœur qui parlait. Et l'cœur lui dit en pleurant, Et lon la laire, Et lon lan la, Et l'cœur lui dit en pleurant : T'es-tu fait mal mon enfant ?
Text Authorship:
- by Jean Richepin (1849 - 1926), "La Chanson de la Glu", written 1881?, appears in La Glu, roman, Paris, Éd. Maurice Dreyfous, first published 1881
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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):
- SPA Spanish (Español) (Pedro Abraham Valdelomar Pinto) , "Chanson de la glue"
13. Alors, je chanterai
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14. Chanson de Fortunio  [sung text not yet checked]
Si vous croyez que je vais dire Qui j'ose aimer, Je ne saurais, pour un empire, Vous la nommer. Nous allons chanter à la ronde, Si vous voulez, Que je l'adore et qu'elle est blonde Comme les blés. Je fais ce que sa fantaisie Veut m'ordonner, Et je puis, s'il lui faut ma vie, La lui donner. Du mal qu'une amour ignorée [Nous]1 fait souffrir, J'en porte l'âme déchirée Jusqu'à mourir. Mais j'aime trop pour que je die Qui j'ose aimer, Et je veux mourir pour ma mie Sans la nommer.
Text Authorship:
- by Louis Charles Alfred de Musset (1810 - 1857), "Chanson de Fortunio", written 1836, appears in Poésies nouvelles
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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):
- ENG English (Laura Prichard) , copyright © 2016, (re)printed on this website with kind permission
- ENG English (Garrett Medlock) , copyright © 2020, (re)printed on this website with kind permission
Confirmed with Alfred de Musset, Poésies nouvelles (1836-1852), Paris, Charpentier, 1857, page 142.
First published in La revue des deux mondes, November 1, 1835, in Comédies et Proverbes, "Le Chandelier", Act II, Scene 3.
Note (provided by Garrett Medlock) for stanza 5, line 1 - "die" [sic] means "dis" here.
1 Koster: "Vous"Research team for this page: Emily Ezust [Administrator] , Garrett Medlock [Guest Editor]
15. Chassant dans nos forêts
Chassant dans nos forêts / Je vis sur la fougère / Une jeune bergère
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