[Ma belle]1 si ton ame Se sent or allumer De cette douce flame Qui nous force d'aymer, Allons contans, Allons sur la verdure, Allons tandis que dure Nostre jeune printemps. Avant que la journee De nostre age qui fuit Se sent environee Des ombres de la nuit, Prenons loysir De vivre nostre vie Et sans craindre l'envie Baisons nous a plaisir. Du soleil la lumiere Sur le soir se desteint, Puis a l'aube premiere Elle reprend son teint. Mais nostre jour, Quant une foys il tombe, Demeure sous la tombe, Y faisant long sejour. Ca, finette affinee Ca, rompons le destin, Qui clot nostre journee Souvent des le matin.
15 mélodies
by Adelin Marie Clovis Fermin (1867 - 1941)
1. Ma belle si ton âme  [sung text not yet checked]
Text Authorship:
- by Gilles Durant, sieur de la Bergerie (1554 - 1614?5)
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View text without footnotes1 Pessard: "Charlotte"; further changes may exist not shown above.
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2. Belle qui tiens ma vie  [sung text not yet checked]
Belle qui tiens ma vie Captiue dans tes yeulx, Qui m'a l'ame rauie D'un soubz-ris gracieux, Viens tost me secourir Ou me fauldra mourir. Pourquoy fuis tu mignarde Si ie suis pres de toy, Quand tes yeulx ie regarde Ie me perd dedans moy Car tes perfections Changent mes actions. Tes beautéz & ta grace Et tes diuins propos. Ont eschauffé la glace Qui me geloit les os, Et ont remply mon cœur D'une amoureuse ardeur. Mon ame souloit estre Libre de passions, Mais amour s'est faict maistre De mes affections, Et à mis soubs sa loy Et mon cœur & ma foy. Approche donc ma belle Approche toy mon bien, Ne me sois plus rebelle Puis que mon cœur est tien, Pour mon mal appaiser, Donne moy un baiser. Ie meurs mon Angelette Ie meurs en te baisant, Ta bouche tant doucette Va mon bien rauissant À ce coup mes espritz Sont tous d'amour espris. Plustost on verra l'Onde Contre mont reculer Et plustost l'œil du monde Cessera de brusler, Que l'amour qui m'époinct Decroisse d'un seul poinct.
Text Authorship:
- possibly by Jean Tabourot (1520 - 1595), as Thoinot Arbeau
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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):
- ENG English (Grant Hicks) , copyright © 2026, (re)printed on this website with kind permission
Note: see also Peter Cornelius's piece Blaue Augen, which adapts Arbeau's melody to a German text that is not a direct translation of this text but shares the mention of blue eyes. Reger's "Altfranzösisches Tanzlied" is also based on Arbeau's melody (unattributed) and uses this same text by Cornelius (also unattributed). Warlock also uses Arbeau's melody in his Capriol Suite, in the "Pavane", without words.
Modernized form:
Belle qui tiens ma vie Captive dans tes yeux, Qui m'as l’âme ravie D'un sourire gracieux, Viens tôt me secourir Ou me faudra mourir. Pourquoi fuis-tu mignarde Si je suis près de toi, Quand tes yeux je regarde Je me perds dedans moi, Car tes perfections Changent mes actions. Tes beautés et ta grâce Et tes divins propos Ont échauffé la glace Qui me gelait les os, Et ont rempli mon cœur D'une amoureuse ardeur. Mon âme soulait être Libre de passions, Mais Amour s'est fait maître De mes affections, Et a mis sous sa loi Et mon cœur et ma foi. Approche donc ma belle Approche, toi mon bien, Ne me sois plus rebelle Puisque mon cœur est tien. Pour mon mal apaiser, Donne-moi un baiser. Je meurs mon angelette, Je meurs en te baisant. Ta bouche tant doucette Va mon bien ravissant. À ce coup mes esprits Sont tous d'amour épris. Plutôt on verra l'onde Contre mont reculer, Et plutôt l'œil du monde Cessera de brûler, Que l'amour qui m'époint Décroisse d'un seul point.
Text as set by Lange-Müller:
Belle qui tient ma vie captive dans tes yeux, qui m'as l'âme ravie d'un souris gracieux ; viens tôt me secourir, ou me faudra mourir. Tes beautés et ta grâce, et tes divins propos ont de moi pris la place et causé tant de maux en remplissant mon cœur d'une amoureuse ardeur. Di d'un brûlant martyre tu n'as aucun émoi, si ta beauté m'attire et ne fait rien pour moi : tant aimer et souffrir, oh ! mieux vaudrait mourir.
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3. L'amour au mois de mai
Aime moi, bergère,
Et je t'aimerai ;
Ne sois point légère,
Je ne le serai :
Ah ! que l'amour est gai
Le joli mois de mai.
Mon cœur et ma vie
Je te donnerai,
Jamais d'autre amie
Je ne servirai.
Ah ! Que l'amour est gai
Le joli mois de mai.
...
Text Authorship:
- by Anonymous / Unidentified Author, written <<1613
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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]4. Ah qu'il fait beau
Ah ! qu'il fait beau dans ce bocage ! Ah ! que le ciel donne un beau jour ! Le rossignol, sous ce tendre feuillage, Chante aux échos son doux retour ! Ce beau séjour, ce doux ombrage, Ce beau séjour nous invite à l'amour. Ah ! qu'il est doux, près de Climène, De pouvoir passer les instants ! Le tendre amour tous les jours me ramène Il réunit nos cœurs constants ! Ce beau séjour, ce doux ombrage, Ce beau séjour nous invite à l'amour.
Text Authorship:
- by Anonymous / Unidentified Author
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This anonymous text comes from a song published in the second volume of Échos du temps passé ("Echoes of Times Past"), a three-volume collection of songs from the 12Research team for this page: Grant Hicks [Guest Editor] , Joost van der Linden [Guest Editor]5. Puisque ma bergère
Puisque ma Bergere Veut se dégager, Comme elle est légere, Devenons léger ; Est-il des amours Qui durent toujours ? Quand je veux me plaindre De son changement, L'ingrate, sans feindre, Me dit fiérement : Est-il des amours Qui durent toujours ?
Text Authorship:
- by Jacques Vergier (1655 - 1720), no title
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Note: Three words in this 18Research team for this page: Grant Hicks [Guest Editor] , Joost van der Linden [Guest Editor]6. Il est un jardin d'amour
Il est un jardin d'amour, Il est un jardin ; Le printemps y tient sa cour Il y fleurit de jasmin ; L'air argenté du matin Danse tout autour. Il est un ruisseau d'amour, Il est un ruisseau ; Et le bon frais, où son cours S'alanguit sous les ormeaux, C'est le pays des oiseaux Et des troubadours. Il est un baiser d'amour, Il est un baiser ! Belle au yeux couleur du jour Dis-moi, n'a-t-il pas osé Faire à ton menton rosé, Faire un brin de cour ?
Text Authorship:
- by Daniel Baud-Bovy (1870 - 1958)
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Please note: this text, provided here for educational and research use, is in the public domain in Canada, but it may still be copyright in other legal jurisdictions. The LiederNet Archive makes no guarantee that the above text is public domain in your country. Please consult your country's copyright statutes or a qualified IP attorney to verify whether a certain text is in the public domain in your country or if downloading or distributing a copy constitutes fair use. The LiederNet Archive assumes no legal responsibility or liability for the copyright compliance of third parties.
Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]7. Chanson
C'était en avril, un dimanche, Oui, le dimanche ! -- J'étais heureux... Vous aviez une robe blanche Et deux gentils brins de pervenche, Oui, de pervenche, Dans les cheveux. Nous étions assis sur la mousse, Oui, sur la mousse, Et sans parler, Nous regardions l'herbe qui pousse, La la feuille verte et l'ombre douce, Oui, l'ombre douce, Et l'eau couler. Un oiseau chantait sur la branche, Oui, sur la branche, Puis il s'est tu. J'ai pris dans ma main ta main blanche... C'était en avril, un dimanche, Oui, le dimanche... T'en souviens-tu ?
Text Authorship:
- by Édouard Jules Henri Pailleron (1834 - 1899), "Chanson", appears in Avril, Chansons et poèmes, first published 1864
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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):
- ENG English (Emily Ezust) , copyright © 2025
- RUS Russian (Русский) [singable] (Veronika Mikhailovna Tushnova)
8. Les deux roses
Hier, sous la verte tonnelle, J'aperçus Rose qui pleurait, Et, pleurant, de larmes couvrait Une rose moins rose qu'elle. Qui peut te causer tel regret ? Dis-je à la blonde colombelle. Ah ! Monsieur, répondit la belle, Entre nous c'est un grand secret ! Je passais là, lorsqu'une rose, Celle-là que de pleurs j'arrose, M'a dit de sa plus douce voix : « Rose ouverte plus ne se ferme !» Et mon cœur qui s'ouvre, je crois, Au petit pâtre de la ferme !
Text Authorship:
- by Joséphin Soulary (1815 - 1891), "Les deux roses", appears in Œuvres poétiques en 2 volumes, in 1. Sonnets 1847-1871, in 1. Pastels et mignardises, no. 11, Paris, Éd. Alphonse Lemerre, first published 1880
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Confirmed with Sonnets, poèmes et poésies par Joséphin Soulary, Lyon, Imprimerie de Louis Perrin, 1864, page 14.
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9. Quand ton sourire me surprit
Quand ton sourire me surprit, Je sentis frémir tout mon être, Mais ce qui domptait mon esprit, Je ne pus d'abord le connaître. Quand ton regard tomba sur moi, Je sentis mon âme se fondre ; Mais ce que serait cet émoi, Je ne pus d'abord en répondre. Ce qui me vainquit à jamais, Ce fut un plus douloureux charme, Et je n'ai su que je t'aimais Qu'en voyant ta première larme !
Text Authorship:
- by Armand Silvestre (1837 - 1901), "Pour une voix", appears in La chanson des heures, poésies nouvelles 1874-1878, in 6. Vers pour être chantés, in 12. Madrigaux dans le goût ancien, no. 11, Paris, Éd. G. Charpentier, first published 1878
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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):
- ENG English (Thomas A. Gregg) , "When your smile surprised me", copyright ©, (re)printed on this website with kind permission
10. Le pot de basilic
J'avais un pot de basilic,
— Qui pourra me le rendre ? —
Il avait le parfum joli
Avec la feuille tendre.
Chaque matin et chaque jour,
Chaque jour à toute heure
Je l'arrosais pour mon Amour,
Pour l'Amour que je pleure.
Avecque de l'eau de senteur
Je l'arrosais sans cesse ;
Et j'y mêlais encor les pleurs
Que versait ma tendresse.
Si je n'avais pas, ô douleur !
Dormi devant ma porte,
J'aurais avec mon pot de fleurs
Mon amour qu'on emporte.
Text Authorship:
- by Ioannes Papadiamantopoulos (1856 - 1910), no title
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Note: this poem owes its inspiration to a tragic story from Boccaccio's Decameron. Lisabetta falls in love with Lorenzo, a handsome young man in her brothers' employ. The brothers kill him, claiming to have sent him away on business. A dream guides the disconsolate Lisabetta to his burial place, and she digs up his head and plants it in a pot of basil, which she waters with her tears. The brothers find out and steal the pot, and Lisabetta dies of grief soon after.Research team for this page: Grant Hicks [Guest Editor] , Joost van der Linden [Guest Editor]
11. Jeannette
Jeannette, tes yeux tant doucets
M'ont donné jusqu'à l'âme.
Mon cœur surpris dans tes lacets,
A brulé dans ma flamme ;
Fais le revivre dans le tien
Pour avoir fait mourir le mien.
Text Authorship:
- by Anonymous / Unidentified Author
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Research team for this page: Grant Hicks [Guest Editor] , Joost van der Linden [Guest Editor]12. Chanson de la glu
Y avait un' fois un pauv' gas,
Et lon la laire,
Et lon lan la,
Y avait un' fois un pauv' gas,
Qu'aimait cell' qui n'l'aimait pas.
Ell' lui dit : Apport' moi d'main
Et lon la laire,
Et lon lan la,
Ell' lui dit : Apport' moi d'main
L'cœur de ta mèr' pour mon chien.
Va chez sa mère et la tue
Et lon la laire,
Et lon lan la,
Va chez sa mère et la tue,
Lui prit l'cœur et s'en courut.
Comme il courait, il tomba,
Et lon la laire,
Et lon lan la,
Comme il courait, il tomba,
Et par terre l'cœur roula.
Et pendant que l'cœur roulait,
Et lon la laire,
Et lon lan la,
Et pendant que l'cœur roulait,
Entendit l'cœur qui parlait.
Et l'cœur lui dit en pleurant,
Et lon la laire,
Et lon lan la,
Et l'cœur lui dit en pleurant :
T'es-tu fait mal mon enfant ?
Text Authorship:
- by Jean Richepin (1849 - 1926), no title, written 1881?, appears in La Glu, roman, Paris, Éd. Maurice Dreyfous, first published 1881
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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):
- SPA Spanish (Español) (Pedro Abraham Valdelomar Pinto) , "Chanson de la glue"
13. Alors, je chanterai
Qui est-ce qui frappe à ma fenêtre ? Qui est-ce qui allonge les mains en dedans ! C'est mon ami, le printemps : Il réclame l'aumône d'autrefois, O, que je te comprends ! Tu veux les anciennes chansons ; Comme j'ai chanté jadis pour toi, Tu veux que de nouveau je chante. Mais c'est fini, mon ami, Bien des choses ont passé, Beaucoup ont changé, Depuis que nous ne nous sommes vus. Donne-moi de nouveau l'amour Que j'ai perdu depuis, Et ramène-moi Aux portes de ma patrie. Alors, je chanterai avec allégresse, O printemps, à ta louange Jusqu'à ce qu'éclatent tous les bourgeons Et que fonde toute la glace. Alors comme un gonfalonier J'irai devant toi, t'entrainant avec mon chant, Et la terre se réjouira De ta marche héroïque.
Text Authorship:
- by Moritz Hartmann (1821 - 1872), "Alors, je chanterai"
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Confirmed withLa Plume, année 1900, Paris: Administration et Rédaction, 1900, page 659.
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14. Chanson de Fortunio
Si vous croyez que je vais dire Qui j'ose aimer, Je ne saurais, pour un empire, Vous la nommer. Nous allons chanter à la ronde, Si vous voulez, Que je l'adore et qu'elle est blonde Comme les blés. Je fais ce que sa fantasie Veut m'ordonner, Et je puis, s'il lui faut ma vie, La lui donner. Du mal qu'une amour ignorée Nous fait souffrir, J'en porte l'âme déchirée Jusqu'à mourir. Mais j'aime trop pour que je die Qui j'ose aimer, Et je veux mourir pour ma mie Sans la nommer.
Text Authorship:
- by Louis Charles Alfred de Musset (1810 - 1857), "Chanson de Fortunio", written 1836, appears in Poésies nouvelles
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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):
- ENG English (Garrett Medlock) , copyright © 2020, (re)printed on this website with kind permission
- ENG English (Laura Stanfield Prichard) , copyright © 2016, (re)printed on this website with kind permission
First published in La revue des deux mondes, November 1, 1835, in Comédies et Proverbes, "Le Chandelier", Act II, Scene 3.
Note for stanza 3, line 1: Fermin's fantasie for the usual fantaisie may be an error or, conceivably, a deliberate archaism.Note for stanza 5, line 1 - die [sic] means dise here.
Research team for this page: Emily Ezust [Administrator] , Grant Hicks [Guest Editor] , Garrett Medlock [Guest Editor]
15. Chassant dans nos forêts
Chassant dans nos forêts, Je vis sur la fougère Une jeune bergère, Dormant seulette au frais. Dieux ! qu'elle avait d'attraits ! A ses côtés je vis La rose pâlissante Et sa beauté naissante Eut disputé la prix A la blancheur du lys. Les zéphyrs amoureux, Amoureux de la belle, Badinaient autour d'elle, Les oiseaux d'alentour Gazouillaient leur amour.
Text Authorship:
- by Anonymous / Unidentified Author
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