Larmes et Sourires - 24 Morceaux de chant

Song Cycle by Édouard Garnier (1821 - 1887)

Word count: 1085

2. Adieu, Suzon ! [sung text not yet checked]

Adieu Suzon, ma rose blonde,
Qui [fut à moi]1 pendant huit jours;
Les plus [courts]2 plaisirs de ce monde
Souvent font les meilleurs amours.
Sais-je, au moment où je te quitte,
Où m'entraîne mon astre errant?
Je m'en vais pourtant, ma petite,
Bien loin, bien vite,
Toujours courant.

Je pars, et sur [ta lèvre ardente
Brûle encor mon]3 dernier baiser.
Entre mes bras, chère imprudente,
Ton beau front vient se reposer.
Sens-tu mon coeur, comme il palpite?
Le tien, comme il battait gaiement!
Je m'envais pourtant, ma petite,
Bien loin, bien vite,
Toujours t'aimant.

Paf! c'est mon cheval qu'on apprête.
Enfant, que ne puis-je en chemin
Emporter ta mauvaise tête,
Qui m'a tout embaumé la main!
Tu souris, petite hypocrite,
Comme la nymphe, en t'enfuyant.
Je m'en vais pourtant, ma petite,
Bien loin, bien vite,
Tout en riant.

Que de tristesse, et que de charmes,
Tendre enfant, dans tes doux adieux!
Tout m'enivre, jusqu'à tes larmes,
Lorsque ton coeur est dans tes yeux,
A vivre ton regard m'invite;
Il me consolerait mourant.
Je m'en vais pourtant, ma petite,
Bien loin, bien vite,
Tout en pleurant.

Que notre amour, si tu m'oublies,
Suzon, dure encore un moment;
Comme un bouquet de fleurs pâlies,
Cache-le dans ton sein charmant!
Adieu; le bonheur reste au gîte,
Le souvenir part avec moi:
Je l'emporterai, ma petite,
Bien loin, bien vite,
Toujours à toi!

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First published in La Revue de Paris, May 1852.

1 Chabrier, Diémer, Massé: "m'as aimé" and Bizet: "m'a aimée"
2 Chabrier: "doux"
3 Diémer : "ma lèvre ardente / Brüle encor ton"

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3. Ruses d'amour  [sung text not yet checked]

Sais-tu pourquoi se plaint l'abeille
 . . . . . . . . . .

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6. Les reliques [sung text not yet checked]

Subtitle: Élégie

J'ouvre d'une main curieuse
 . . . . . . . . . .

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7. Mademoiselle Mimi Pinson [sung text not yet checked]

Mimi Pinson est une blonde,
Une blonde que l'on connaît.
Elle n'a qu'une robe au monde,
Landerirette !
Et qu'un bonnet.
Le Grand Turc en a davantage.
Dieu voulut, de cette façon,
La rendre sage.
On ne peut pas la mettre en gage,
La robe de Mimi Pinson. 

Mimi Pinson porte une rose,
Une rose blanche au côté.
Cette fleur dans son cœur éclose,
Landerirette !
C'est la gaîté.
Quand un bon souper la réveille,
Elle fait sortir la chanson
De la bouteille.
Parfois il penche sur l'oreille,
Le bonnet de Mimi Pinson. 

Elle a les yeux et la main prestes.
Les carabins, matin et soir,
Usent les manches de leurs vestes,
Landerirette !
A son comptoir.
Quoique sans maltraiter personne,
Mimi leur fait mieux la leçon
Qu'à la Sorbonne.
Il ne faut pas qu'on la chiffonne,
La robe de Mimi Pinson.

Mimi Pinson peut rester fille ;
Si Dieu le veut, c'est dans son droit.
Elle aura toujours son aiguille,
Landerirette !
Au bout du doigt.
Pour entreprendre sa conquête,
Ce n'est pas tout d'un beau garçon ;
[Faut être]1 honnête,
Car il n'est pas loin de sa tête,
Le bonnet de Mimi Pinson.

D'un gros bouquet de fleurs d'orange
Si l'amour veut la couronner,
Elle a quelque chose en échange,
Landerirette !
A lui donner.
Ce n'est pas, on se l'imagine,
Un manteau sur un écusson
Fourré d'hermine;
C'est l'étui d'une perle fine,
La robe de Mimi Pinson.

Mimi n'a pas l'âme vulgaire,
Mais son cœur est républicain ;
Aux trois jours elle a fait la guerre,
Landerirette !
En casaquin.
A défaut d'une hallebarde,
On l'a vue avec son poinçon
Monter la garde.
Heureux qui mettra sa cocarde
Au bonnet de Mimi Pinson.

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1 Pierné: "Peut-être"

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8. Tristesse [sung text not yet checked]

Avril est de retour,
La première des roses,
De ses lèvres mi-closes,
Rit au premier beau jour,
La terre bien heureuse
S'ouvre et s'épanouit ;
Tout aime, tout jouit.
Hélas ! j'ai dans le cœur une tristesse affreuse.

Les buveurs en gaîté, 
Dans leurs chansons vermeilles,
Célèbrent sous les treilles
Le vin et la beauté ;
La musique joyeuse,
Avec leur rire clair
S'éparpille dans l'air.
Hélas ! j'ai dans le cœur une tristesse affreuse.

En [déshabillés blancs]1
Les jeunes demoiselles
S'en vont sous les tonnelles
Au bras de leur [galants]2 ;
La lune langoureuse
Argente leurs baisers
Longuement appuyés,
Hélas ! j'ai dans le cœur une tristesse affreuse.

Moi, je n'aime plus rien,
Ni l'homme, ni la femme,
Ni mon corps, ni mon âme,
Pas même mon vieux chien.
Allez dire qu'on creuse,
Sous le pâle gazon
Une fosse sans nom.
Hélas ! j'ai dans le cœur une tristesse affreuse.

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Peter Low) , "Sadness", copyright © 2000, (re)printed on this website with kind permission

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See also Albert Grimault's Angoisse !.

1 Fauré: "déshabillé blanc"
2 Fauré: "galant"

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10. Voilà pourquoi je suis garçon [sung text not yet checked]

Ah ! si jamais je me marie
 . . . . . . . . . .

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11. La fermière [sung text not yet checked]

Amour à la fermière ! Elle est
 . . . . . . . . . .

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16. Auprès du saule [sung text not yet checked]

Subtitle: Méditation

    Ô peu durables fleurs de la beauté mortelle !
        --PHILIPPE DESPORTES.

    D'Isabelle l'âme ait paradis.
        --Épitaphe gothique.

Un monument sur ta cendre chérie
            Ne pèse pas,
Pauvre Clémence, à ton matin flétrie
            Par le trépas.

Tu dors sans faste, au pied de la colline,
            Au dernier rang,
Et sur ta fosse un saule pâle incline
            Son front pleurant ;

Ton nom déjà par la nuit et la neige
            Est effacé
Sur le bois noir de la croix qui protège
            Ton lit glacé.

Mais l'amitié qui se souvient, fidèle,
            Avec des fleurs,
Vient, à l'endroit seulement connu d'elle,
            Verser des pleurs.

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17. La châtelaine [sung text not yet checked]

Subtitle: Romance

I
Au pays où se fait la guerre
Mon bel ami s'en est allé ;
Il semble à mon cœur désolé
Qu'il ne reste que moi sur terre !
En partant, au baiser d'adieu,
Il m'a pris mon âme à ma bouche.
Qui le tient si longtemps, mon Dieu ?
Voilà le soleil qui se couche,
Et moi, toute seule en ma tour,
J'attends encore son retour.

II
Les pigeons sur le toit roucoulent,
Roucoulent amoureusement ;
Avec un son triste et charmant
Les eaux sous les grands saules coulent.
Je me sens tout près de pleurer ;
Mon cœur comme un lis plein s'épanche,
Et je n'ose plus espérer.
Voici briller la lune blanche,
Et moi, toute seule en ma tour,
J'attends encore son retour.

III
Quelqu'un monte à grands pas la rampe :
Serait-ce lui, mon doux amant ?
Ce n'est pas lui, mais seulement
Mon petit page avec ma lampe.
Vents du soir, volez, dites-lui
Qu'il est ma pensée et mon rêve,
Toute ma joie et mon ennui.
Voici que l'aurore se lève,
Et moi, toute seule en ma tour,
J'attends encore son retour.

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • DUT Dutch (Nederlands) (Marike Lindhout) , "Naar het land waar oorlog woedt", copyright © 2008, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Victoria de Menil) , "To the country where war is waged", copyright ©, (re)printed on this website with kind permission

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19. Aux bords de l'Erdre [sung text not yet checked]

Subtitle: Bucolique

À l'horizon les pins dessinent
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20. Villanelle rythmique [sung text not yet checked]

Quand viendra la saison nouvelle,
Quand auront disparu les froids,
Tous les deux, nous irons, ma belle,
Pour cueillir le muguet au bois;
Sous nos pieds égrénant les perles
Que l'on voit, au matin trembler,
Nous irons écouter les merles 
     Siffler.

Le printemps est venu, ma belle;
C'est le mois des amants béni;
Et l'oiseau, satinant son aile,
Dit [des]1 vers au rebord du nid.
[Oh !]2 viens donc sur [le]3 banc de mousse
Pour parler de nos beaux amours,
Et dis-moi de ta voix si douce: 
    «Toujours !»

Loin, bien loin égarant nos courses,
Faisons fuir le lapin caché,
Et le daim au miroir des sources
Admirant son grand bois penché ;
Puis chez nous tout [joyeux]4, tout aises,
En paniers, enlaçant nos doigts,
Revenons rapportant des fraises
    Des bois.

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English [singable] (Samuel Byrne) , "Villanelle"
  • ENG English [singable] (Shula Keller) , "Villanelle", copyright © 2009, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Emily Ezust) , copyright © 2015
  • FRI Frisian (Geart van der Meer) , "Villanelle", copyright © 2013, (re)printed on this website with kind permission
  • GER German (Deutsch) (Nele Gramß) , "Villanelle", copyright ©, (re)printed on this website with kind permission
  • GER German (Deutsch) (Bertram Kottmann) , copyright © 2018, (re)printed on this website with kind permission
  • ITA Italian (Italiano) (Ferdinando Albeggiani) , "Contadinella", copyright © 2009, (re)printed on this website with kind permission

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Confirmed with Théophile Gauthier, La comédie de la mort, Desessart editeur, Paris, 1838, page 361.

1 Berlioz: "ses"
2 Viardot: "Ah ! "
3 Berlioz, Lavigne, Viardot: "ce"
4 Berlioz, Lavigne: "heureux"

Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Pierre Mathé [Guest Editor]