Mélodies

by Albert Bertelin (1872 - 1951)

Word count: 783

1. Air tzigane [sung text not yet checked]

Pour [me]1 guérir d'un ancien songe,
Ô Tsiganes, jouez un air,
Sombre et large, où se noie et plonge 
Mon âme, comme dans la mer! 

Faites vibrer, comme une corde,
Mon âme triste, à la briser ;
Je veux une chanson qui morde 
Avec la douceur d'un baiser ;

Et me rappelant ses paroles,
Et les caresses de sa voix, 
Qui m'arrache des larmes folles,
Comme nos serments d'autrefois !

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Confirmed with Jean Lahor, L'Illusion, 3rd edition, Paris, Alphonse Lemerre, 1893, page 113.

1 Devéria: "la guérir"; further changes may exist not shown above.

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

2. Anniversaire [sung text not yet checked]

Demain, hélas ! jour de Saint Jean
 . . . . . . . . . .

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3. Aubade [sung text not yet checked]

Je suis la nuit, oh ! sois le jour ; 
Lumière que mon ombre adore, 
Unissons-nous, et notre amour 
Resplendira comme une aurore. 

Mon âme brûle et se mourra : 
Je suis le désert, sois l'eau pure, 
Et notre amour nous couvrira, 
Comme une oasis de verdure. 

Authorship

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Confirmed with Œuvres de Jean Lahor. L'illusion, Paris, Alphonse Lemerre, 1906, page 11.


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

4. Chanson triste [sung text not yet checked]

Dans ton cœur dort un clair de lune,
Un doux clair de lune d'été,
[Et loin de]1 la vie importune,
Je me [viens perdre en]2 ta clarté.

J'oublierai les douleurs passées,
Mon amour, quand tu berceras
Mon triste cœur et mes pensées
Dans le calme aimant de tes bras.

Tu prendras ma tête malade,
Oh ! [certain soir sur]3 tes genoux,
Et lui diras une ballade
Qui semblera parler de nous ;

Et dans tes yeux pleins de tristesse,
Dans tes yeux alors je boirai
Tant de baisers et de tendresses
Que peut-être je guérirai.

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • DUT Dutch (Nederlands) (Marike Lindhout) , "In je hart slaapt een maanlicht", copyright © 2007, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Emily Ezust) , copyright ©
  • GER German (Deutsch) (Nele Gramß) , "Das traurige Lied", copyright ©, (re)printed on this website with kind permission
  • SPA Spanish (Español) (Xavier Rivera) , copyright © 2017, (re)printed on this website with kind permission

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Confirmed with L'Illusion, troisième édition, Paris, Alphonse Lemerre, 1893, p. 16.

1 Duparc, Saint-Saëns: "Et pour fuir"
2 Duparc, Saint-Saëns: "noierai dans"
3 Duparc, Saint-Saëns: "quelquefois, sur"

Researcher for this text: Ted Perry

5. Le guetteur de nuit [sung text not yet checked]

Comme un ange noir, sur le haut clocher, 
Près du beffroi morne où pend sa guérite,
Le guetteur de nuit s'est allé percher ; 
Écoutez sonner sa corne maudite ! 

C'est un beuglement qui pleure et palpite, 
Tel, que rien d'humain n'en peut approcher,
Et tel qu'au damné dont la chair crépite
L'atroce torture en doit arracher. 

Quand mugit ce son que minuit prolonge, 
La cité qui dort fait un mauvais songe. 
Qu'importe au guetteur si la cité dort ?

Sa douce promise est là-bas qui veille, 
Et ce cri, lugubre à troubler un mort, 
Comme un chant d'amour chante à son oreille. 

Authorship

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Confirmed with Oeuvres poétiques de Joséphin Soulary. Première partie. -- Sonnets (1847-1871), Paris, Éd. Alphonse Lemerre, 1880, page 33.


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

6. La mort des amants [sung text not yet checked]

Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d'étranges fleurs sur des étagères,
Écloses pour nous sous des cieux plus beaux.

Usant à l'envi leurs chaleurs dernières,
Nos deux cœurs seront deux vastes flambeaux,
Qui réfléchiront leurs doubles lumières
Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux.

Un soir [plein]1 de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d'adieux ;

Et [bientôt]2 un Ange, entr'ouvrant les portes,
Viendra ranimer, fidèle et joyeux,
Les miroirs ternis et les flammes mortes.

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Peter Low) , "The death of the lovers", copyright © 2001, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Cyril Meir Scott) , "The Death of the Lovers", appears in The Flowers of Evil, London, Elkin Mathews, first published 1909
  • GER German (Deutsch) (Stefan George) , "Der Tod der Liebenden", appears in Die Blumen des Bösen, in Der Tod, Berlin: Bondi, first published 1901
  • ITA Italian (Italiano) (Ferdinando Albeggiani) , "La morte degli amanti", copyright © 2010, (re)printed on this website with kind permission
  • POL Polish (Polski) (Bronisława Ostrowska) , "Śmierć Kochanków", Kraków, first published 1911
  • SPA Spanish (Español) (Victor Torres) , "La muerte de los amantes", copyright © 2011, (re)printed on this website with kind permission

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Confirmed with Les Fleurs du mal, La Mort, Paris: Poulet-Malassis et de Broise, 1857, pages 243-244. Note: this was number 98 in the first edition of Les Fleurs du mal but number 121 or 146 in subsequent editions.

1 1861 and 1868 editions, Bachlund, Charpentier, Debussy, Desbonnet, van Deurzen: "fait"
2 1861 and 1868 editions, Bachlund, Charpentier, Debussy, Desbonnet, van Deurzen: "plus tard"

Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Poom Andrew Pipatjarasgit [Guest Editor]

7. Le revenant [sung text not yet checked]

Comme les anges à l'œil fauve,
Je reviendrai dans ton alcôve
Et vers toi glisserai sans bruit
Avec les ombres de la nuit ;

Et je te donnerai, ma brune,
Des baisers froids comme la lune
Et des caresses de serpent
Autour d'une fosse rampant.

Quand viendra le matin livide,
Tu trouveras ma place vide,
Où jusqu'au soir il fera froid.

Comme d'autres par la tendresse,
Sur ta vie et sur ta jeunesse,
Moi, je veux régner par l'effroi.

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

Confirmed with Les Fleurs du mal, Spleen et Idéal, Paris: Poulet-Malassis et de Broise, 1857, pages 166-167. Note: this was number 72 in the 1857 edition of Les Fleurs du mal but 63 or 65 in subsequent editions.


Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Poom Andrew Pipatjarasgit [Guest Editor]

8. Soir d'été [sung text not yet checked]

Voici le soir chère adorée/ Il assombrit le ciel vermeil
 . . . . . . . . . .

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Authorship

  • by Anonymous / Unidentified Author

9. Taliesin [sung text not yet checked]

    Il disait qu'il avait été tour à tour 
    chêne, oiseau, épée, lyre aux mains 
    des anciens bardes. 
            (Légende celtique.) 

J'étais dans l'arbre au temps passé, 
Les printemps ont gonflé ma sève ;
Dans l'air d'autrefois j'ai versé
Ma plainte, mes soupirs, mon rêve : 

C'est pourquoi mon âme souvent 
Comme une forêt qui résonne, 
Comme un arbre agité du vent, 
Soupire, retentit, frissonne. 

Aigle, un jour, les vents m'ont porté, 
Et sur les neiges éternelles, 
Ivre d'air et d'immensité, 
Largement j'ai battu des ailes : 

C'est pourquoi si haut dans les cieux 
S'envole et plane ma pensée, 
Les soirs, lorsque je suis des yeux 
La lune par la nuit bercée. 

Aux temps anciens j'ai combattu : 
J'étais hache, j'étais épée ; 
Ô mon âme, te souviens-tu 
Du sang rouge où tu t'es trempée? 

Et c'est pourquoi sur les méchants, 
Sans pitié, sans mercis ni trêves, 
Parfois mes vers frappent tranchants, 
Tranchants et lourds comme des glaives ! 

Et fou, si dans le même jour 
Vous m'entendez pleurer et rire, 
C'est que jadis, vibrant d'amour, 
Je fus les cordes d'une lyre !

Authorship

Confirmed with Œuvres de Jean Lahor. L'illusion, Paris, Alphonse Lemerre, 1906, pages 168-169.


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

10. Tristesse de la lune [sung text not yet checked]

Ce soir, la lune rêve avec plus de paresse ;
Ainsi qu'une beauté, sur de nombreux coussins,
Qui d'une main distraite et légère caresse,
Avant de s'endormir, le contour de ses seins,

Sur le dos satiné des molles avalanches,
Mourante, elle se livre aux longues [pâmoisons]1,
Et promène ses yeux sur les visions blanches
Qui montent dans l'azur comme des floraisons.

Quand parfois sur ce globe, en sa langueur oisive,
Elle laisse filer une larme furtive,
Un poète pieux, ennemi du sommeil,

Dans le creux de sa main prend cette larme pâle,
Aux reflets irisés comme un fragment d'opale,
Et la met dans son cœur loin des yeux du soleil.

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

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Confirmed with Les Fleurs du mal, Spleen et Idéal, Paris: Poulet-Malassis et de Broise, 1857, pages 172-173. Note: this was number 75 in the 1857 edition of Les Fleurs du mal but number 65 or 67 in subsequent editions.

1 misspelled in 1857 edition as "pamoisons"

Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Poom Andrew Pipatjarasgit [Guest Editor]