Les Ailes d'Or

by Jules Bleichmann (1868 - 1909)

Word count: 670

1. Sérénade mélancolique [sung text checked 1 time]

Viens entendre sous la feuillée,
La dernière chanson des nids
Et les murmures infinis
De la forêt ensommeillée. 
Tout se taira dans un instant, 
Sous la grande aile du silence 
Qui, dans l'air tiède encor, balance 
Des doux rêves l'essaim flottant. 
-- Dans la brise qui pleure, 
   Ô mon amour, 
Écoute passer l'heure 
   Où fuit le jour ! 

[ ... ]

Viens contempler dans la vallée 
Le dernier éclat du couchant. 
La lune, à l'horizon penchant, 
De blanches vapeurs est voilée.
[Et, sous les souffles apaisés
On dirait qu'au bord de la nue,
Phébé doucement est venue
Verser la coupe des baisers.
-- Sous la brise qui pleure,
   Ô mon amour,
Aimons ! car voici l'heure
Où fuit le jour !]1

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1 Bleichmann:
Et parmi l'extase du soir,
On dirait qu'au bord de la nue
  une divine est venue 
allumer un large encensoir.
Regarde, bienaimée, au ciel lointain,
remonter la fumée du jour,
  du jour éteint!

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1. Меланхолическая серенада [sung text checked 1 time]

Слушай, друг мой, как замолкает
песня птичек в глуши лесной,
как самый лес в тиши ночной
завороженный затихает.
Тихо веет над землей
ночь крылом покоя благодатным,
В воздух теплом, ароматном 
сладких грёз несется рой.
В шелест ветра, родная,
  слышиш ли стон?
Гасныщий день провожая 
  тоскует он.

[...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...]

О посмотри как покрывает 
свет заката там пелена,
Как кротко на небеса луна 
в тумане седом выплывает
И как будто вдали фимиам, 
возжигаемый чьей то рукою,
из кадильницы легкою волною 
поднимается плавно к небесам.
В пространстве исчезая вьется дымок:
это день дорогая на век, 
на век протек!

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2. Peine d'amour [sung text not yet checked]

Quand ta main tomba dans ma main,
Je n'osai la presser qu'à peine:
Je ne sais queldoute inhumain
Faisait déjà trembler la mienne.

Quand ton front se pencha vers moi,
A peine j'y posai ma bouche:
Je ne sais quel cruel émoi
Me rendait timide et farouche.

Ah! je sentais que désormais
La douleur entrait dans ma vie
Et je n'ai su que je t'aimais
Qu'au jour où tu me fus ravie!

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2. Peine d'amour [sung text not yet checked]

Я помню как рука твоя моей руки коснулась нежно
 . . . . . . . . . .

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3. Lyda [sung text not yet checked]

Sur le chemin de la moisson
Les belles filles sont venues,
La faucille aux épaules nues
Et sur la bouche une chanson.
— Lyda ! Lyda ! viens dans la plaine !
Lyda ! Lyda ! voici le jour :
Plus tard tu fileras la laine ;
Mais garde ton cœur de l’amour !

Sur le chemin du bois ombreux
Qu’emplit une fraîcheur charmante,
Un beau cavalier se lamente,
Comme font les cœurs amoureux :
— Lyda ! Lyda ! fuis ta demeure !
Lyda ! Lyda ! voici le jour !
Enfant, n’attends pas que je meure,
Pour donner ton cœur à l’amour !

Sur le chemin désert et nu,
Plus de chansons comme naguère !
Les cavaliers sont à la guerre
Et l’hiver morose est venu.
— Lyda ! Lyda ! file ta laine,
Lyda ! Lyda ! jusqu’au retour.
À présent tu connais la peine
Que, dans le cœur nous met l’amour !

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Confirmed with Armand Silvestre, Les Ailes d’or : poésies nouvelles, 1878-1880, Paris, Bibliothèque-Charpentier, 1891, pages 127-128.


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4. Весенняя грусть [sung text not yet checked]

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4. Mélancolie d'avril [sung text not yet checked]

Voici que le soleil d’Avril
Vers les renouveaux nous ramène.
Pourquoi le printemps ne peut-il
Rajeunir aussi l’âme humaine ?

Les siècles, comme des hivers,
Ont posé sur ses destinées
Et dépouillé de rameaux verts
Ses espérances surannées.

Devant ses mornes horizons
Se dresse l’angoisse éternelle,
Et le souffle des floraisons
Ne fait rien refleurir en elle.

Survivant au rêve défunt
Qu’effeuilla le vent de l’aurore,
L’amour est un dernier parfum,
Qu’en mourant elle exhale encore !

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Confirmed with Armand Silvestre, Les Ailes d’or : poésies nouvelles, 1878-1880, Paris, Bibliothèque-Charpentier, 1891, pages 91-92.


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5. Осенняя песня [sung text not yet checked]

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5. Chanson d'automne [sung text not yet checked]

Automne au ciel brumeux, aux horizons navrants,
Aux rapides couchants, aux aurores pâlies,
Je regarde couler, avec l’eau des torrents,
Tes jours faits de mélancolies.

Sur l’aile du regret mes esprits emportés,
— Comme s’il se pouvait que notre âge renaisse ! —
Parcourent, en rêvant, les coteaux enchantés
Où jadis sourit ma jeunesse.

Je sens, au clair soleil du souvenir vainqueur,
Refleurir en bouquet les roses déliées
Et monter à mes yeux des larmes, qu’en mon cœur,
Mes vingt ans avaient oubliées !

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Confirmed with Armand Silvestre, Les Ailes d’or : poésies nouvelles, 1878-1880, Paris, Bibliothèque-Charpentier, 1891, pages 117-118.


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