Six Chansons

Song Cycle by Paul Hindemith (1895 - 1963)

Word count: 306

German (Deutsch) translation: Sechs Chansons ( Bertram Kottmann)

1. La biche [sung text checked 1 time]

Ô la biche : quel bel intérieur
d'anciennes forêts dans tes yeux abonde ; 
combien de confiance ronde 
mêlée à combien de peur.

Tout cela, porté par la vive 
gracilité de tes bonds. 
Mais jamais rien n'arrive 
à cette impossessive 
ignorance de ton front.

Authorship

See other settings of this text.

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Laura Prichard) , "The doe", copyright © 2016, (re)printed on this website with kind permission
  • GER German (Deutsch) (Bertram Kottmann) , "Das Reh", copyright © 2015, (re)printed on this website with kind permission

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

2. Un cygne [sung text checked 1 time]

Un cygne avance sur l'eau 
tout entouré de lui-même, 
comme un glissant tableau;
ainsi à certains instants
un être que l'on aime 
est tout un espace mouvant.

Il se rapproche, doublé, 
comme ce cygne qui nage,
sur notre âme troublée...
qui à cet être ajoute 
la tremblante image
de bonheur et de doute.

Authorship

See other settings of this text.

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • CAT Catalan (Català) (Salvador Pila) , copyright © 2013, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Faith J. Cormier) , "A swan moves across the water", copyright © 2000, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Laura Prichard) , "A swan", copyright © 2016, (re)printed on this website with kind permission
  • GER German (Deutsch) (Bertram Kottmann) , copyright © 2005, (re)printed on this website with kind permission

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

3. Puisque tout passe [sung text checked 1 time]

Puisque tout passe, faisons
la mélodie passagère ;
celle qui nous désaltère,
aura de nous raison.

Chantons ce qui nous quitte
avec amour et art ;
soyons plus vite
que le rapide départ.

Authorship

See other settings of this text.

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • CAT Catalan (Català) (Salvador Pila) , "Puix que tot passa", copyright © 2013, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Thomas A. Gregg) , "Since all is passing", copyright © 2010, (re)printed on this website with kind permission
  • GER German (Deutsch) (Bertram Kottmann) , copyright © 2011, (re)printed on this website with kind permission
  • SPA Spanish (Español) (Elena María Accinelli) , copyright © 2017, (re)printed on this website with kind permission

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

4. Printemps [sung text checked 1 time]

Ô mélodie de la sève
qui dans les instruments 
de tous ces arbres s'élève -,
accompagne le chant 
de notre voix trop brève.

C'est pendant quelques mesures 
seulement que nous suivons 
les multiples figures 
de ton long abandon, 
ô abondante nature.

Quand il faudra nous taire, 
d'autres continueront...
Mais à présent comment faire 
pour te rendre mon 
grand cœur complémentaire ?

Authorship

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • GER German (Deutsch) (Bertram Kottmann) , copyright © 2015, (re)printed on this website with kind permission

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

5. En hiver [sung text checked 1 time]

En hiver, la mort meurtrière 
entre dans les maisons ;
elle cherche la sœur, le père,
et leur joue du violon.

Mais quand la terre remue
sous la bêche du printemps,
la mort court dans les rues
et salue les passants.

Authorship

See other settings of this text.

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • GER German (Deutsch) (Bertram Kottmann) , copyright © 2015, (re)printed on this website with kind permission

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

6. Verger [sung text checked 1 time]

Jamais la terre n'est plus réelle
que dans tes branches, ô verger blond,
ni plus flottante que dans la dentelle
que font les ombres sur le gazon.

Là se rencontre ce qui nous reste,
ce qui pèse et ce qui nourrit,
avec le passage manifeste
de la tendresse infinie.

Mais à ton centre, la calme fontaine,
presque dormant en son ancien rond,
de ce contraste parle à peine,
tant en elle il se confond.

Authorship

See other settings of this text.

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • GER German (Deutsch) (Bertram Kottmann) , copyright © 2015, (re)printed on this website with kind permission

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]