Translation Singable translation by Peter Cornelius (1824 - 1874)

Ô Père qu'adore mon père !
Language: French (Français) 
Ô Père qu'adore mon père !
Toi qu'on ne nomme qu'à genoux ;
Toi dont le nom terrible et doux
Fait courber le front de ma mère ;

On dit que ce brillant soleil
N'est qu'un jouet de ta puissance ;
Que sous tes pieds il se balance
Comme une lampe de vermeil.

On dit que c'est toi qui fais naître
Les petits oiseaux dans les champs,
[Et]1 qui donne aux petits enfants
Une âme aussi pour te connaître.

On dit que c'est toi qui produis
Les fleurs dont le jardin se pare,
Et que, sans toi, toujours avare,
Le verger n'aurait point de fruits.

Aux dons que ta bonté mesure
Tout l'univers est convié ;
Nul insecte n'est oublié
À ce festin de la nature.

L'agneau broute le serpolet,
La chèvre s'attache au cytise,
La mouche au bord du vase puise
Les blanches gouttes de mon lait ;

L'alouette a la graine amère
Que laisse envoler le glaneur,
Le passereau suit le vanneur,
Et l'enfant s'attache à sa mère.

Et, pour obtenir chaque don,
Que chaque jour tu fais éclore,
À midi, le soir, à l'aurore,
Que faut-il ? [Prononcer]2 ton nom !

Ô Dieu ! ma bouche balbutie
Ce nom des anges redouté.
[Un enfant même est écouté
Dans le choeur qui te glorifié.]3

On dit qu'il aime à recevoir
Les vœux présentés par l'enfance,
À cause de cette innocence
Que nous avons sans le savoir.

On dit que leurs humbles louanges
À son oreille montent mieux ;
Que les anges peuplent les cieux,
Et que nous ressemblons aux anges.

Ah ! puisqu'il entend de si loin
Les vœux que notre bouche adresse,
Je veux lui demander sans cesse
Ce dont les autres ont besoin.

13. Mon Dieu, donne l'onde aux fontaines,
Donne la plume aux passereaux,
Et la laine aux petits agneaux,
Et l'ombre et la rosée aux plaines.

Donne au [malade la santé,
Au]4 mendiant le pain qu'il pleure,
À l'orphelin une demeure,
[Au]5 prisonnier la liberté.

Donne une famille nombreuse
Au père qui craint le Seigneur ;
Donne à moi sagesse et bonheur,
Pour que ma mère soit heureuse !

Que je sois bon, quoique petit,
Comme cet enfant dans le temple,
Que chaque matin je contemple,
Souriant au pied de mon lit.

Mets dans mon âme la justice,
Sur mes lèvres la vérité,
Qu'avec crainte et docilité
Ta parole en mon cœur mûrisse !

Et que ma voix s'élève à toi
Comme cette douce fumée
Que balance l'urne embaumée
Dans la main d'enfants comme moi !

H. Berlioz sets stanzas 1-2, 13-14, 17-8
E. Lalo sets stanzas 1-3, 9, 14, 15
V. Massé sets stanzas 1-5, 8
F. Liszt sets stanzas 1-8, 13-18
B. Godard sets stanzas 1-4, 15

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Confirmed with Œuvres complètes de Lamartine. Harmonies poétiques et religieuses, Paris, chez l'auteur, 1860, pages 295-298.

1 Lalo: "Et c'est toi"
2 Liszt: "invoquer"
3 lines reversed by Lalo.
4 omitted by Lalo.
5 Lalo: "Donne au"

Authorship

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

This text was added to the website between May 1995 and September 2003.
Line count: 72
Word count: 422

Des erwachenden Kindes Lobgesang
Language: German (Deutsch)  after the French (Français) 
O Vater, den mein Vater ehret,
den knieend preist das Erdgefild,
o du, dessen Nam erhaben mild 
Mutterstirn zur Erde hinkehret!

Die Sonne selber, sagt man mir,
ist nur ein Schmuck in deinen Händen,
als ewges Licht will Strahl sie spenden
im Himmelsgotteshaus vor dir.

Ich weiss ja, die tonvolle Kehle
gabst nur du den Vögeln der Flur,
und um suchend zu gehn deine Spur,
gabst schon dem Kinde du die Seele,

Nur du weckst im Erdenschoss
die Blumen, die so bunt erglühen,
denn ohne dich kann nichts erblühen,
und der Garten wär früchtelos.

Zur Gabenfülle reich begnadet,
du rufst die ganze Welt herzu,
und kein Würmlein vergissest du,
wenn uns Natur zum Festmahl ladet.

Das Lamm nagt an des Grasesschaft,
das Zicklein erlaben Staud und Beere,
und das auch ihm sich Lust beschere,
am Milchkrug Mücklein saugt den Saft.

Und die Lerchen das Körnlein pikket,
wo sammelnd ein Schnitter noch weilt,
Zur Futterschwing' der Sperling eilt,
und das Kind zur Mutter aufblikket.

Und wenn Füll und Lust uns umwob,
und wenn dein Schirm uns hält geborgen,
hell am Tag und nachts und am Morgen,
was tut Not? Deines Namens Lob.





















Mein Gott, lass dem Quell Flut entstrahlen,
Flügel verleih dem Vögelein,
und dem Lamm gib sein Kleid weich und rein,
gib Tau und Schatten Berg und Talen!

Gib Kranken neuen Lebenstrieb
und Brot dem Mann am Bettelstabe,
den armen Waisen Trost und Labe,
und dem Gefangnen Freiheit gib!

Segne jene hütte der Erde,
wo treulich dir Herzen sich weihn,
lass mich gut, lass mich glücklich sein,
das meine Mutter glücklich werden.

Mache mich gut, ob ich auch klein,
wie im Tempels heiligem Baue das Kind,
das im Bilde ich schaue, das mir winkt,
ruh ich noch im Frühsonnenschein.

Zeig zur Gerechtigkeit die Wege,
auf die Lippen mir Wahrheit streu,
dass voll Gottesfurcht und getreu,
in dem Herzen tief dein Wort ich hege.

Gib, dass mein Wort dein Ohr erreich,
wie zu dir des Weihrauches Wellen,
der Urne dringen und schwellen
in der Hand des Kinds, dem ich gleich.

Authorship

Based on

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)


Researcher for this text: Andrew Schneider [Guest Editor]

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