Troisième recueil de mélodies de V. Massé

by Victor Massé (1822 - 1884)

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1. Que le jour me dure [sung text not yet checked]

Que le [jour]1 me dure!
Passé loin de toi,
toute la nature
n'est plus rien pour moi.

Le plus vert bocage,
[quand]2 tu n'y viens pas,
n'est qu'un lieu sauvage,
pour moi, sans appas.

Hélas! si je passe
Un jour sans te voir,
Je cherche ta trace
Dans mon désespoir...

Quand je t'ai perdue,
Je reste à pleurer,
Mon âme éperdue
Est près d'expirer.

Le coeur me palpite
Quand j'entends ta voix,
Tout mon sang s'agite
Dès que je te vois;

Ouvres-tu la bouche,
Les cieux vont s'ouvrir...
Si ta main me touche,
Je me sens frémir.

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  • DUT Dutch (Nederlands) [singable] (Lau Kanen) , copyright © 2014, (re)printed on this website with kind permission

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1 Beethoven, Zumsteeg: "temps"
2 Beethoven, Zumsteeg: "Si"

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2. Prière de l'enfant à son réveil [sung text not yet checked]

Ô père qu'adore mon père !
Toi qu'on ne nomme qu'à genoux !
Toi, dont le nom terrible et doux
Fait courber le front de ma mère !

On dit que ce brillant soleil
N'est qu'un jouet de ta puissance ;
Que sous tes pieds il se balance
Comme une lampe de vermeil.

On dit que c'est toi qui fais naître
Les petits oiseaux dans les champs,
[Et]1 qui donne aux petits enfants
Une âme aussi pour te connaître !

On dit que c'est toi qui produis
Les fleurs dont le jardin se pare,
Et que, sans toi, toujours avare,
Le verger n'aurait point de fruits.

Aux dons que ta bonté mesure
Tout l'univers est convié ;
Nul insecte n'est oublié
À ce festin de la nature.

[ ... ]
Et, pour obtenir chaque don, Que chaque jour tu fais éclore, À midi, le soir, à l'aurore, Que faut-il ? [prononcer]2 ton nom !
[ ... ]

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1 Lalo: "Et c'est toi"
2 Liszt: "invoquer"
3 lines reversed by Lalo.
4 omitted by Lalo.
5 added by Lalo.

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3. L'étoile [sung text not yet checked]

Subtitle: Rêverie

Pâle étoile du soir, messagère lointaine,
Dont le front sort brillant des voiles du couchant,
De ton palais d'azur, au sein du firmament,
Que regardes-tu dans la plaine ?

La tempête s'éloigne, et les vents sont calmés.
La forêt, qui frémit, pleure sur la bruyère ;
Le phalène doré, dans sa course légère,
Traverse les prés embaumés.

Que cherches-tu sur la terre endormie ?
Mais déjà vers les monts je te vois t'abaisser ;
Tu fuis, en souriant, mélancolique amie,
Et ton tremblant regard est près de s'effacer.

Étoile qui descends vers la verte colline,
Triste larme d'argent du manteau de la Nuit,
Toi que regarde au loin le pâtre qui chemine,
Tandis que pas à pas son long troupeau le suit, -

Étoile, où t'en vas-tu, dans cette nuit immense ?
Cherches-tu sur la rive un lit dans les roseaux ?
Où t'en vas-tu si belle, à l'heure du silence,
Tomber comme une perle au sein profond des eaux ?

Ah ! si tu dois mourir, bel astre, et si ta tête
Va dans la vaste mer plonger ses blonds cheveux,
Avant de nous quitter, un seul instant arrête ; -
Étoile de l'amour, ne descends pas des cieux !

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4. Cantique d'Athalie [sung text not yet checked]

Ô bienheureux mille fois l'enfant que le seigneur aime
 . . . . . . . . . .

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5. Les hirondelles [sung text not yet checked]

Que j'aime à voir les hirondelles
A ma fenêtre tous les ans,
Venir m'apporter des nouvelles
De l'approche du doux printemps.
Le même nid, me disaient-elles,
Va revoir les mêmes amours,
Ce n'est qu'à des amants fidèles
A vous annoncer les beaux jours.

Lorsque les premières gelées
Font tomber les feuilles de bois,
Les hirondelles rassemblées
S'appellent toutes sur les toits.
Partons, partons, se disent-elles,
Fuyons la neige et les autans,
Point d'hiver pour les coeurs fidèles,
Ils sont toujours dans le printemps.
 
Si par malheur, dans ce voyage,
Victime d'un cruel enfant,
Une hirondelle mise en cage
Ne peut rejoindre son amant,
Vous voyez mourir l'hirondelle,
D'ennui, de douleur et d'amour,
Tandis que son amant fidèle,
Près de là, meurt le même jour.

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6. Partenza [sung text not yet checked]

Ils s'en vont ces roys de ma vie,
  Ces yeux, ces beaux yeux,
Dont l'esclat fait paslir d'envie
  Ceux mesmes des Cieux
Dieux! amis de l'innocence,
Qu'ay-je fais pour meriter
Les ennuis où cette absence 
  Me va precipiter ?

Elle s'en va cette merveille
  Pour qui nuit et jour,
Quoy que la raison me conseille,
  Je brule d'amour,
Dieux amis etc.

Dans quel effroy de solitudes
  Assés escarté
Mettray-je mes inquiétudes
  En leur liberté ?
Dieux amis etc.

Les affligés ont en leurs peines
  Récours à pleurer,
Mais quand mes yeux seroyent fontaines
  Que puis-je espére ?
Dieux amis etc.

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Below is a version with modernized spelling (used by Reber), confirmed with Œuvres de Malherbe, volume 1, ed. by M. L. Lalanne, Paris: Hachette, 1862, pages 221-222 :

Ils s'en vont, ces rois de ma vie,
  Ces yeux, ces beaux yeux,
Dont l'éclat fait pâlir d'envie
  Ceux même des cieux.
Dieux amis de l'innocence,
Qu'ai-je fait pour mériter
Les ennuis où cette absence 
  [Me va]1 précipiter ?

Elle s'en va cette merveille,
  Pour qui nuit et jour,
Quoi que la raison me conseille,
  Je brûle d'amour,
Dieux amis, etc.

En quel effroi de solitude
  Assez écarté,
Mettrai-je mon inquiétude
  En sa liberté ?
Dieux amis, etc.

Les affligés ont en [leurs peines]2
  Recours à pleurer,
Mais quand mes yeux seroient [fontaines]3,
  Que puis-je espérer ?
Dieux amis, etc.
1 Reber: "Va me"
2 Reber: "leur peine"
3 Reber: "fontaine"

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7. Le crucifix [sung text checked 1 time]

Toi que j'ai recueilli sur sa bouche expirante
Avec son dernier souffle et son dernier adieu,
Symbole deux fois saint, don d'une main mourante,
Image de mon Dieu !

Que de pleurs ont coulé sur tes pieds, que j'adore,
Depuis l'heure sacrée où, du sein d'un martyr,
Dans mes tremblantes mains tu passas, tiède encore
De son dernier soupir !

Les saints flambeaux jetaient une dernière flamme ;
Le prêtre murmurait ces doux chants de la mort,
Pareils aux chants plaintifs que murmure une femme
A l'enfant qui s'endort.

[ ... ]
Et moi, debout, saisi d'une terreur secrète, Je n'osais m'approcher de ce reste adoré, Comme si du trépas la majesté muette L'eût déjà consacré. Je n'osais!... mais le prêtre entendit mon silence, Et, de ses doigts glacés prenant le crucifix : "Voilà le souvenir, et voilà l'espérance : Emportez-les, mon fils!" Oui, tu me resteras, ô funèbre héritage ! Sept fois depuis ce jour l'arbre que j'ai planté Sur sa tombe sans nom a changé son feuillage : Tu ne m'as pas quitté.
[ ... ]
Je chercherai la place où sa bouche expirante Exhala sur tes pieds l'irrévocable adieu, Et son âme viendra guider mon âme errante Au sein du même Dieu !
[ ... ]

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8. Je veux oublier [sung text not yet checked]

Je veux oublier que j'aime,
Emportez-moi loin, amis,
Emportez-moi loin d'ici,
En Flandre, en Espagne, à Naple, en Bohême,
Si loin qu'en chemin reste mon souci!
Que restera-t'il en moi, en de moi-même,
Quand à m'en guérir j'aurai réussi?
N'importe, je veux fermer ma blessure
Les longues douleurs ne sont pas mon lot!
Allons, je veux fermer ma blessure,
Partons! Allons par pays courir l'aventure,
Pour nous secourer partons au galop!
Sans te dire adieu chère créature!
Car mon coeur fondrait en sanglot!
Nous reposerons, la course assouvie,
Dans le serpolet, le baume et le thym!
Mais si d'en cueillir il me prend envie
Détournez mes doigts d'un fatal butin,
Car ce fut ainsi qu'elle prit ma vie,
Sans en rien savoir par un frais matin!
J'étais à genoux parmi la bruyère.

Partons, mes amis, partons! je soif de courir.
Que mon cheval jette un vent sa crinière,
Voyons l'horizon devant nous s'ouvrir.
Ah, partez sans moi! l'âme prisonnière
Aime sa prison - et veut y mourir!

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  • ENG English (Laura Prichard) , copyright © 2018, (re)printed on this website with kind permission

Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Laura Prichard [Guest Editor]

9. Noël [sung text not yet checked]

Le ciel est noir, la terre est blanche.
Cloches, carillonnez gaîment!
Jésus est né; la Vierge penche
Sur lui son visage charmant.
 
Pas de courtines festonnées
Pour préserver l'enfant du froid;
Rien que les toiles d'araignées
Qui Pendent des poutres du toit.
 
Il tremble sur la paille fraîche,
Ce cher petit enfant Jésus,
Et pour l'échauffer dans sa crèche
L'âne et le bœuf soufflent dessus.
 
La neige au chaume pend ses franges,
Mais sur le toit s'ouvre le Ciel,
Et, tout en blanc, le chœur des anges
Chante aux bergers: "Noël! Noël!"

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  • ENG English (David Wyatt) (Emily Wyatt) , copyright © 2015, (re)printed on this website with kind permission

First published in the journal "Le Papillon" (January 10, 1861) under the title "Le Jésus des Neiges"; later published in 1863 in Émaux et Camées under the title "Noël"


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10. Le printemps [sung text not yet checked]

Subtitle: Valse chantée

Le printemps vient de renaître, les lilas vont reparaître
 . . . . . . . . . .

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11. Soyez bénie! [sung text not yet checked]

Je vous avais donné ma vie, je vous avais donné mon cœur
 . . . . . . . . . .

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12. Je t'aimerai ! [sung text not yet checked]

Subtitle: Ancienne poésie

Je t'aimerai !, je chérirai mes chaînes
 . . . . . . . . . .

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  • by Anonymous / Unidentified Author

13. Mai [sung text not yet checked]

Verdure aux bois ! boutons aux tiges ! 
Rayons dans l'air ! baume aux ravins ! 
Terre et ciel sont pris de vertiges 
    Divins ! 

Sous l'aubépine qu'il assiége, 
L'essaim des bourdons querelleurs 
A l'envi fait pleuvoir la neige
    Des fleurs. 

Brûlant de désirs qui la grisent, 
La fillette, mûre aux baisers,
A des airs de tête qui disent :
    « Osez. » 

Le beau garçon qui lui rit contre, 
Tente un mot qu'un soupir finit, 
Et, tout ému, du doigt lui montre 
    Un nid. 

Le vieillard, dont le pied dévie, 
Ne sait vraiment s'il doit mourir,
Tant il sent à pleins flots la vie 
    Courir. 

Allons, linot, pinson, mésange, 
Aux petits becs si bien fourbis,
Pour plaire aux femelles, qu'on change 
    D'habits ! 

Allons, l'orchestre ! et que tout bouge, 
Dans les buissons, les creux, les bois, 
Sous l'herbe, et sur la tuile rouge
    Des toits. 

Allons, les rustiques nourrices !
Les gueux du licol et du mors ! 
Taureaux, brebis, chevaux, génisses, 
    Dehors !

Ouvrez l'huis, détachez l'entrave,
Le printemps a mis le couvert ;
Envoyez l'infirme et l'esclave 
    Au vert.

Noël aux champs ! c'est pour la bête,
Comme pour l'homme, un heureux mois :
Beaux muets, jetez dans la fête
    Vos voix ! 

O présomptueux que nous sommes !
Qui sait si le maître éternel 
N'a pas mis dans le ciel des hommes
    Leur ciel ! 

Comme une cuve qui fermente 
La terre petille au dehors,
Dans une invisible tourmente 
    D'efforts.

Ouvre-toi, mon cœur ! sur tout être 
Laisse fuir ton sang chaud qui bout !
Je voudrais me foudre et renaître 
    Dans tout ! 

Jardin du cœur, que rien ne ferme 
Et dont mon frère a la moitié,
Où, semé bonheur, le grain germe 
    Pitié, 

Que ne peux-tu loger au large
Tous les maudits au joug liés,
Et tous les souffrants sous la charge 
    Pliés ! 

Cher ennemi, prends-y ta place !
La brise de mai souffle au fond ;
Il y fait si chaud que la glace
    Y fond.

Nature ! ô mère enchanteresse !
Je veux t'épuiser à ma faim,
Et pâmer dans une caresse
    Sans fin ! 

Des pieds, des mains, des yeux, des lèvres, 
J'ai beau palper ton gai contour,
Rien ne peut apaiser mes fièvres
    D'amour.

Mais voilà qu'une ombre rigide 
Aprement me vient gourmander,
Et me fait, sur ton sein splendide, 
Bouder.

C'est l'Esprit ! son orgueil le mène 
De l'égoïsme au désespoir ;
Il voile ta beauté sereine 
    De noir. 

Malheur ! cet hôte solitaire 
A ta fête n'est point entré !
Il reste en son deuil volontaire 
    Cloîtré. 

Et, tandis que la Chair vivante 
Au renouveau s'épanouit,
Lui, dans la mort qui l'épouvante,
    Jouit !

Il dit de ta verte magie :
« C'est du fumier bon pour l'hiver ! 
De tes fleurs : « C'est le lit d'orgie 
    Du ver ! »

Du Verbe flottant sur les mondes 
Il voudrait noyer le berceau, 
Et mettre aux matrices fécondes 
    Son sceau !

Sur toutes les choses fleuries 
Portant la menace du feu,
Il damne les agaceries 
    De Dieu ! 

Mais le Père qu'il veut proscrire,
Chaque matin, par son soleil,
D'en haut nous dit, dans un sourire
    Vermeil :

« N'en croyez rien, enfants moroses !
Je ne règne point par l'effroi.
Si toutes séves sont écloses 
    De moi,

« Pourrais-je sur la chair que j'aime 
De l'enfer sceller le barreau,
Et de mon sang être moi-même 
    Bourreau ?

« L'infini n'a pas double zone : 
Un ciel clément, un ciel brutal.
Où je trône, où serait le trône
    Du Mal ?

« Vu par l'œil infirme de l'homme,
Je suis le Janus inconstant :
C'est dans sa frayeur qu'il me nomme 
    Satan.

« Mais je tiens, pour que tout y rentre,
Tout grand ouvert mon paradis,
Et n'ai point d'enfants dès le ventre
    Maudits.

« Si la Félicité forcée 
Possédait l'Etre malgré lui,
Son âme s'userait lassée
    D'ennui.

« Mais vous êtes créés en butte 
A deux courants, libres esprits,
Afin d'être à vous-mêmes lutte 
    Et prix.

« Car je suis la Vie expansive,
Et de mon nom même il ne sort 
Qu'une formule progressive 
    D'essor.

« Sur la route où l'homme varie,
Pour le sauver de ses excès,
Se tient la Douleur qui lui crie :
  « Assez ! »

« Et s'il trébuche en quelque abîme,
Il trouve, aposté sur le bord,
Le bras d'un sauveteur sublime :
    La Mort,

« Qui, bien doucement le relève,
Et lui dit : « Enfant pour surcroît, 
Il te faut remonter la grève ;
    Va droit ! »

« Donc, aimez-vous, soyez en joie ! 
Cueillez vos primenrs au printemps !
Pour en user, je vous envoie 
    Le Temps ;

« Sur ses pas, j'ai mis l'Espérance ;
Après la nuit, j'ai mis le jour,
Et j'ai mis, près de la Souffrance,
    L'Amour ! »

Authorship

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Confirmed with Œuvres poétiques de Joséphin Soulary, IIe partie. -- Poëmes et poesies (1847-1871), Paris, Éd. Alphonse Lemerre, 1880, pages 34-41.


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14. Strophe de Psyché [sung text not yet checked]

L'AMOUR
[Je le suis, ma Psyché]1, de toute la nature:
Les rayons du soleil vous baisent troup souvent;
Vos cheveux souffrent trop les caresses du vent:
[Dès qu'il]2 les flatte, j'en murmure;
L'air même que vous respirez
Avec trop de plaisir passe sur votre bouche;
Votre habit de trop près vous touche;
Et sitôt que vous soupirez,
Je ne sais quoi qui m'effarouche
Craint parmi vos soupirs des soupirs égarés.
Mais vous voulez vos sœurs. Allez, partez, Zéphire:
Psyché le veut, je ne l'en puis dédire.
(Le Zéphire s'envole.)
Quand vous leur ferez voir ce bienheureux séjour,
De ses trésors faites-leur cent largesses,
Prodiguez-leur caresses sur caresses,
Et du sang, s'il se peut, épuisez les tendresses,
Pour vous rendre toute à l'amour.
Je n'y mêlerai point d'importune présence;
Mais ne leur faites pas de si longs entretiens:
Vous ne sauriez pour eux avoir de complaisance
Que vous ne dérobiez aux miens.

Authorship

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1 Koechlin: "Je suis jaloux, Psyché"
2 Paladilhe: "Quand il"

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15. Toujours ! [sung text not yet checked]

Ici-bas tous les lilas meurent,
Tous les chants des oiseaux sont courts,
Je rêve aux étés qui demeurent
    Toujours...

Ici-bas les lèvres effleurent 
Sans rien laisser de leur velours,
Je rêve aux baisers qui demeurent
    Toujours...

Ici-bas, tous les hommes pleurent
Leurs amitiés ou leurs amours;
Je rêve aux couples qui demeurent 
    Toujours...

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • CZE Czech (Čeština) (Jaroslav Vrchlický) , "Zde"
  • ENG English [singable] (Samuel Byrne) , "In this world"
  • GER German (Deutsch) (Martin Stock) , "Hier auf Erden", copyright © 2001, (re)printed on this website with kind permission
  • ITA Italian (Italiano) (Ramona Gabriela Peter) , "Quaggiù", copyright © 2012, (re)printed on this website with kind permission
  • RUS Russian (Русский) (Konstantin Dmitrevich Bal'mont) , "Здесь на земле", written 1890

Note: quoted in Jules Lemaître's "Vers pour être chantés".


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16. L'homme au sable [sung text not yet checked]

Subtitle: Berceuse

L'homme au sable a passé : Sur les yeux de Bébé
 . . . . . . . . . .

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17. Chanson de l'alouette [sung text not yet checked]

Alouette! au point du jour par la rosée
 . . . . . . . . . .

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  • by Anonymous / Unidentified Author

18. Vivre et mourir là! [sung text not yet checked]

Subtitle: Chanson vénitienne à deux voix

À Saint-Blaise, à la Zuecca,
Vous étiez, vous étiez bien aise
À Saint-Blaise.
À Saint-Blaise, à la Zuecca,
Nous étions bien là.

Mais de vous en souvenir
Prendrez-vous la peine ?
Mais de vous en souvenir
Et d'y revenir,

À Saint-Blaise, à la Zuecca,
Dans les prés fleuris cueillir la verveine,
À Saint-Blaise, à la Zuecca,
Vivre et mourir là !

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Victoria de Menil) , "In St. Blaise at the Zuecca", copyright ©, (re)printed on this website with kind permission
  • SPA Spanish (Español) (José Miguel Llata) , copyright © 2014, (re)printed on this website with kind permission

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19. Sous bois [sung text not yet checked]

Marchons devant nous bien douce est la pente
 . . . . . . . . . .

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20. Prenez, Bergers, vos musettes [sung text not yet checked]

CLORIS.
Ici l'ombre des ormeaux
Donne un teint frais aux herbettes,
Et les bords de ces Ruisseaux
Brillent de mille fleurettes
Qui se mirent dans les eaux.
Prenez, Bergers, vos musettes
Ajustez vos chalumeaux,
Et mêlons nos chansonnettes
Aux chants des petits oiseaux.

Le Zéphire entre ces eaux
Fait mille courses secrètes,
Et les Rossignols nouveaux
De leurs douces amourettes
Prenez, Bergers, vos musettes,
Ajustez vos chalumeaux,
Et mêlons nos chansonnettes
Aux chants des petits oiseaux.

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21. Cantique d'Esther [sung text not yet checked]

Ô rives du Jourdain/ Ô champs aimés des cieux
 . . . . . . . . . .

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