Translation by Charles-Marie-René Leconte de Lisle (1818 - 1894)

'Donec gratus eram tibi
Language: Latin 
'Donec gratus eram tibi
nec quisquam potior bracchia candidae
     ceruici iuuenis dabat,
Persarum uigui rege beatior.'

     'Donec non alia magis
arsisti neque erat Lydia post Chloen,
     multi Lydia nominis,
Romana uigui clarior Ilia.'

     'Me nunc Thressa Chloe regit,
dulcis docta modos et citharae sciens,
     pro qua non metuam mori,
si parcent animae fata superstiti.'

     'Me torret face mutua
Thurini Calais filius Ornyti,
     pro quo bis patiar mori,
si parcent puero fata superstiti.'

     'Quid si prisca redit Venus
diductosque iugo cogit aeneo,
     si flaua excutitur Chloe
reiectaeque patet ianua Lydiae?'

     'Quamquam sidere pulchrior
ille est, tu leuior cortice et inprobo
     iracundior Hadria,
tecum uiuere amem, tecum obeam lubens.'

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Authorship

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

Text added to the website: 2011-08-19 00:00:00
Last modified: 2019-05-27 10:08:16
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Word count: 107

À Lydia
Language: French (Français)  after the Latin 
Tant que je t’ai plu,
et qu’aucun autre, plus aimé,
n’a entouré de ses bras ton cou blanc,
j’ai vécu plus heureux que le roi des Perses.

Tant que tu n’as brûlé pour une autre plus que pour moi,
et que Lydia ne passait point après Chloé,
la renommée de Lydia a été grande,
et j’ai vécu plus illustre que la Romaine Ilia.

Maintenant Chloé de Thrace règne sur moi,
habile aux doux chants et à jouer de la cithare.
Je ne craindrais point de mourir pour elle,
si, épargnée par les destins, elle devait me survivre.

Il me consume d’un amour qu’il partage,
Calaïs, fils d’Ornytus de Thurium.
Je consentirais à mourir deux fois pour lui,
si, épargné par les destins, le jeune homme devait me survivre.

Quoi ! si l’ancienne Vénus revenait
et nous réunissait encore sous son joug d’airain ?
Si la blonde Chloé était rejetée,
et si ma porte s’ouvrait à Lydia repoussée ?

Bien qu’il soit plus beau qu’un astre,
et toi plus léger que le liège
et plus irritable que l’orageuse Hadria,
c’est avec toi que j’aimerais vivre, avec toi que je voudrais mourir !

Confirmed with Œuvres de Horace Traduction par Leconte de Lisle. Alphonse Lemerre, éditeur, s. d. (Tome premier)


Authorship

Based on

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

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Researcher for this text: Guy Laffaille [Guest Editor]

Text added to the website: 2019-05-31 00:00:00
Last modified: 2019-05-31 02:53:59
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