Six mélodies et une Havanaise variée à 2 voix

Song Cycle by Pauline Viardot-García (1821 - 1910)

Word count: 680

1. La main [sung text not yet checked]

J'aime la blancheur de la main,
Le doigt bien fin, l’ongle bien rose :
La pâleur, auprès du carmin,
                 Repose !

Quand je vois une belle main,
La nuit, je la retrouve en songe,
Et souvent, tout le lendemain,
                 J’y songe !

Et si quelque femme, demain,
Me plaît et m’attire près d’elle,
On pourra dire que sa main
                  Est belle !

Authorship

Confirmed with Henri-CHarles Read, Poésies posthumes, Paris, Éd. Alphonse Lemerre, 1879, page 86.


Researcher for this text: François Le Roux

2. Dernier vœu [sung text not yet checked]

Voilà longtemps que je vous aime :
-- L'aveu remonte à dix-huit ans ! --
Vous êtes rose, je suis blême ;
J'ai les hivers, vous les printemps.

Des lilas blancs de cimetière
Près de mes tempes ont fleuri ;
J'aurai bientôt la touffe entière
Pour ombrager mon front flétri.

Mon soleil pâli qui décline
Va disparaître à l'horizon,
Et sur la funèbre colline
Je vois ma dernière maison.

Oh ! que de votre lèvre il tombe
Sur ma lèvre un tardif baiser,
Pour que je puisse dans ma tombe,
Le cœur tranquille, reposer !

Authorship

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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

3. Morirò [sung text checked 1 time]

Morirò, morirò, sarai contenta.
Più non la sentirai, l'afflitta voce!
Quattro campane sentirai suonare,
'Na piccola campana a bassa voce.
Quando la sentirai l'morto passare,
Fatti di fuora che quello son io!

Authorship

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Researcher for this text: Laura L. Nagle

3. J'en mourrai ! [sung text checked 1 time]

J'en mourrai ! j'en mourrai de ton parjure !
J'en mourrai ! j'en mourrai ! je te le jure !
Plus de pleurs superflus, 
Je meurs contente,
Va, tu n'entendras plus
Ma voix dolente !
Mais quand la cloche sonnera le glas des morts,
Alors ton cœur de roche se fondra sous les remords ;
Pris de pitié soudaine, en proie à mille alarmes,
Tu verseras trop tard, trop tard un flot de larmes !

J'en mourrai ! j'en mourrai ! nul ne l'ignore,
J'en mourrai ! j'en mourrai ! Car je t'adore !
Va, passe ton chemin 
Sans rien entendre,
En repoussant la main 
Qu'on veut te tendre !
Mais quand la cloche sonnera le glas des morts,
Alors ton cœur de roche se fondra sous les remords ;
Pris de pitié soudaine, en proie à mille alarmes,
Tu verseras trop tard, trop tard un flot de larmes !

Authorship

Based on

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Researcher for this text: Johann Winkler

5. Potessi diventare [sung text not yet checked]

Potessi diventare un uccellino!
Avessi l' ale e potessi volare! --
Vorrei volare in mezzo al bel giardino
Dove sta lo mio amore a lavorare.
E gli vorrei volare intorno intorno,
E ci vorrei restar la notte e il giorno.

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • FRE French (Français) (Guy Laffaille) , copyright © 2016, (re)printed on this website with kind permission

Confirmed with Canti popolari toscani, corsi, illirici, greci raccolti e illustrati da N. Tommaseo, Volume 1, Venezia, Giroloma Tasso, 1841, page 144.


Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Guy Laffaille [Guest Editor]

5. Gentilles hirondelles [sung text checked 1 time]

Oiseaux légers, gentilles hirondelles,
Si comme vous mon cœur avait des ailes,
Au ciel de pourpre et d'or
Comme il prendrait l'essor
Et volerait vers les tourelles
Où s'est enfui mon doux trésor.
Et là, caché parmi les fleurs de sa fenêtre,
Je lui dirais, en sons mélodieux,
L'amour qu'en mon cœur a fait naître
Le doux et chaste éclat de ses beaux yeux !

Oiseaux charmants, plaintives tourterelles,
Si comme vous mon âme avait des ailes,
Dès que tout alentour
Poindraient les feux du jour,
Je volerais vers les tourelles
Où s'est enfui mon doux amour.
Et là, caché parmi les fleurs de sa fenêtre,
Je me plaindrais en sons mélodieux
Des feux qu'en mon cœur a fait naître
Le doux et chaste éclat de ses beaux yeux !

Authorship

Based on

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Researcher for this text: Johann Winkler

6. Chanson mélancolique [sung text checked 1 time]

Nous avons passé, ce me semble,
L'un près de l'autre sans nous voir,
Indifférents et sans savoir
Que nos deux coeurs battaient ensemble;
Nous avons passé sans nous voir!

A mon coeur hélas! comme au vôtre
Un peu d'amour était bien dû,
Et chacun de nous vole à l'autre
Un bonheur à jamais perdu!
Un peu d'amour nous était dû...

Le temps sépare notre route.
Du moins, si nous avions aimé,
Le ciel sur nous se fût fermé!
Nous aurions bien souffert sans doute,
Mais du moins nous aurions aimé!

Authorship

Researcher for this text: John Glenn Paton [Guest Editor]

7. Havanaise [sung text checked 1 time]

Sur la rive le flot d'argent  
En chantant brise mollement,  
Et des eaux avec le ciel pur  
Au lointain se confond l'azur.  
Quel doux hymne la mer soupire!  
Viens c'est nous que sa voix attire,  
Sois, ô belle! moins rebelle,  
Sois, ô belle! moins cruelle,  
Ah! Ah! A ses chants laisse-toi charmer!  
Viens, c'est là que l'on sait aimer.  
O ma belle, la mer t'appelle.  
A ses chants laisse-toi charmer,  
C'est en mer que l'on sait aimer,  
oui c'est là que l'on sait aimer!

Authorship

Researcher for this text: John Versmoren