Tableaux éternels

Song Cycle by Jeff Smallman (b. 1965)

Word count: 653

1. Nuit d'étoiles [sung text not yet checked]

Nuit d'étoiles, sous tes voiles,
sous ta brise et tes parfums,
Triste lyre qui soupire,
je rêve aux amours défunts.

La sereine mélancolie vient éclore
au fond de mon coeur,
Et j'entends l'âme de ma mie
Tressaillir dans le bois rêveur.

Dans les ombres de la feuillée,
Quand tout bas je soupire seul,
Tu reviens, pauvre âme éveillée,
Toute blanche dans ton linceuil.

Je revois à notre fontaine 
tes regards bleus comme les cieux;
Cette rose, c'est ton haleine,
Et ces étoiles sont tes yeux.

Authorship

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  • CAT Catalan (Català) [singable] (Núria Colomer) , copyright © 2020, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English [singable] (Samuel Byrne) , "Starry night"
  • ENG English (Melissa Malde) , "Night of stars", copyright © 2009, (re)printed on this website with kind permission
  • GER German (Deutsch) [singable] (Bertram Kottmann) , copyright © 2017, (re)printed on this website with kind permission
  • SPA Spanish (Español) (Elisa Rapado) , copyright © 2020, (re)printed on this website with kind permission

Note: in the original poem, the first stanza is a refrain.
At head of poem:
Je me promenais dans un jardin délicieux : sous
l'épais gazon on voyait des violettes et des roses
dont le doux parfum embaumait l'air. Un son doux et
harmonieux se faisait entendre, et une tendre clarté
éclairait le paysage. Les fleurs semblaient
tressaillir de bonheur et exhaler de doux soupirs.
Tout à coup, je crus m'apercevoir que j'étais 
moi-même le chant que j'entendais, et que je mourais.
  -- Hoffmann.

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

2. Il pleure dans mon cœur [sung text not yet checked]

Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?

Ô bruit doux de la pluie,
Par terre et sur les toits!
Pour un cœur qui s'ennuie,
Ô le [chant]1 de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans [ce]2 cœur qui s'écœure.
Quoi! nulle trahison ? ...
[Ce]3 deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine,
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon cœur a tant de peine!

Authorship

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1 Debussy: "bruit"
2 Fauré: "mon"; Madetoja: "le"
3 Fauré: "Mon"

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

3. Les rôdeurs de nuit [sung text not yet checked]

Minuit résonne au beffroi sombre;
Débauchés, voleurs et hiboux,
Peuple furtif qu'éveille l'ombre,
Joyeusement quittent leurs trous.

On voit courir aux aventures
Les gentilhommes de la nuit ;
Les bourgeois, sous leurs couvertures,
Se blotissent, tremblant au bruit.

Ce sont des duels sous les lanternes,
Des cris de ribaudes qu'on bat,
Des pots cassés dans les tavernes,
Et des chants, échos du sabbat.

...Tout se tait. -- La patrouille passe,
Rythmant son pas sur le pavé.
Le noir essaim fuit dans l'espace...
Le matin honnête est levé !

Authorship

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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

4. Élégie [sung text not yet checked]

Oh ! ne murmurez pas son nom ! Qu'il dorme dans l'ombre,
Où froide et sans honneur repose sa dépouille.
Muettes, tristes, glacées, tombent nos larmes,
Comme la rosée de la nuit, qui sur sa tête humecte la gazon ;

Mais la rosée de la nuit, bien qu'elle pleure en silence,
Fera briller la verdure sur sa couche
Et nos larmes, en secret répandues,
Conserveront sa mémoire fraîche et verte dans nos cœurs.

Authorship

Based on

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  • DUT Dutch (Nederlands) (Marike Lindhout) , "Elegie", copyright © 2007, (re)printed on this website with kind permission

Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Guy Laffaille [Guest Editor]

5. Au bord de l'eau [sung text not yet checked]

S'asseoir tous deux au bord [d'un]1 flot qui passe,
  Le voir passer ;
Tous deux, s'il glisse un nuage en l'espace,
  Le voir glisser ;
À l'horizon, s'il fume un toit de chaume,
  Le voir fumer ;
Aux alentours si quelque fleur embaume,
  S'en embaumer ;
[Si quelque fruit, où les abeilles goûtent,
  Tente, y goûter ;
Si quelque oiseau, dans les bois qui l'écoutent,
  Chante, écouter...]2
Entendre au pied du saule où l'eau murmure
  L'eau murmurer ;
Ne pas sentir, tant que ce rêve dure,
  Le temps durer ;
Mais n'apportant de passion profonde
  Qu'à s'adorer,
Sans [nul]3 souci des querelles du monde,
  Les ignorer ;
Et seuls, [heureux]4 devant tout ce qui [lasse]5,
  Sans se lasser,
Sentir l'amour, devant tout ce qui passe,
  Ne point passer !

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  • ENG English (Peter Low) , "At the water's edge", copyright © 2000, (re)printed on this website with kind permission
  • GER German (Deutsch) (Nele Gramß) , "Am Ufer", copyright ©, (re)printed on this website with kind permission
  • ITA Italian (Italiano) (Enrico Magnani) , copyright © 2009, (re)printed on this website with kind permission
  • SPA Spanish (Español) (Mercedes Vivas) , "Al borde del agua", copyright © 2011, (re)printed on this website with kind permission
  • SPA Spanish (Español) (José Miguel Llata) , "Al borde del agua", copyright © 2020, (re)printed on this website with kind permission
  • SPA Spanish (Español) (Elisa Rapado) , "Al borde del agua", copyright © 2020, (re)printed on this website with kind permission

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1 Fauré: "du"
2 omitted by Fauré and Viardot.
3 Viardot: "un"
4 Fauré, Sachs: "tous deux"
5 Viardot, Sachs: "passe"

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

6. Les cloches [sung text not yet checked]

Les feuilles s'ouvraient sur le bord des branches
    Délicatement.
Les cloches tintaient, légères et franches,
    Dans le ciel clément.

Rythmique et fervent comme une antienne,
    Ce lointain appel
Me remémorait la blancheur chrétienne
    Des fleurs de l'autel.

Ces cloches parlaient d'heureuses années,
    Et, dans le grand bois,
Semblaient reverdir les feuilles fanées,
    Des jours d'autrefois.

Authorship

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  • ENG English (Grant A. Lewis) , no title, copyright ©, (re)printed on this website with kind permission
  • GER German (Deutsch) (Bertram Kottmann) , "Die Glocken", copyright © 2006, (re)printed on this website with kind permission

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

7. L'hiver a cessé [sung text not yet checked]

L'hiver a cessé : la lumière est tiède
Et danse, du sol au firmament clair.
Il faut que le coeur le plus triste cède
À l'immense joie éparse dans l'air.

Même ce Paris maussade et malade
Semble faire accueil aux jeunes soleils
Et comme pour une immense accolade
Tend les mille bras de ses toits vermeils.

J'ai depuis un an le printemps dans l'âme
Et le vert retour du doux floréal,
Ainsi qu'une flamme entoure une flamme,
Met de l'idéal sur mon idéal.

Le ciel bleu prolonge, exhausse et couronne
L'immuable azur où rit mon amour
La saison est belle et ma part est bonne
Et tous mes espoirs ont enfin leur tour.

Que vienne l'été ! que viennent encore
L'automne et l'hiver ! Et chaque saison
Me sera charmante, ô Toi que décore
Cette fantaisie et cette raison !

Authorship

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  • ENG English (Shawn Thuris) , no title, copyright ©, (re)printed on this website with kind permission

Researcher for this text: Didier Pelat