Le Livre des Sonnets

by Jules Laurent Anacharsis Duprato (1827 - 1892)

Word count: 965

1. Il était nuit déjà [sung text not yet checked]

Il était nuit déjà mais pas encor nuit close
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2. Babillarde alouette [sung text not yet checked]

Pourquoi, babillarde alouette
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3. Rêves ambitieux [sung text not yet checked]

Si j'avais un arpent de sol, mont, val ou plaine,
Avec un filet d'eau, torrent, source ou ruisseau,
J'y planterais un arbre, olivier, saule ou frêne, 
J'y bâtirais un toit, chaume, tuile ou roseau. 

Sur mon arbre, un doux nid, gramen, duvet ou laine, 
Retiendrait un chanteur, pinson, merle ou moineau.
Sous mon toit, un doux lit, hamac, natte ou berceau,
Retiendrait une enfant, blonde, brune ou châtaine.

Je ne veux qu'un arpent ; pour le mesurer mieux, 
Je dirais à l'enfant la plus belle à mes yeux : 
« Tiens-toi debout devant le soleil qui se lève ;

« Aussi loin que ton ombre ira sur le gazon,
« Aussi loin je m'en vais tracer mon horizon :
« Tout bonheur que la main n'atteint pas n'est qu'un rêve !»

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Confirmed with Sonnets, poèmes et poésies par Joséphin Soulary, Lyon, Imprimerie de Louis Perrin, 1864, page 5.


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4. Les deux cortèges [sung text not yet checked]

Deux cortèges se sont rencontrés à l’église.
L’un est morne : — il conduit le cercueil d’un enfant ;
Une femme le suit, presque folle, étouffant
Dans sa poitrine en feu le sanglot qui la brise.

L’autre, c’est un baptême ! — au bras qui le défend
Un nourrisson gazouille une note indécise ;
Sa mère, lui tendant le doux sein qu’il épuise,
L’embrasse tout entier d’un regard triomphant !

On baptise, on absout, et le temple se vide.
Les deux femmes, alors, se croisant sous l’abside,
Échangent un coup d’œil aussitôt détourné ;

Et — merveilleux retour qu’inspire la prière —
La jeune mère pleure en regardant la bière,
La femme qui pleurait sourit au nouveau-né !

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Confirmed with Œuvres poétiques de Joséphin Soulary, Alphonse Lemerre, éditeur, no date, page 177 (first part).


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5. Sous un habit de fleurs [sung text not yet checked]

Sous un habit de fleurs, la Nymphe que j'adore, 
L'autre soir apparut si brillante en ces lieux, 
Qu'à l'éclat de son teint et celui de ses yeux, 
Tout le monde la prit pour la naissante Aurore.

La Terre, en la voyant, fit mille fleurs éclore, 
L'air fut partout rempli de chants mélodieux, 
Et les feux de la nuit pâlirent dans les Cieux, 
Et crurent que le jour recommençait encore.

Le Soleil qui tombait dans le sein de Thétis,
Rallumant tout à coup ses rayons amortis, 
Fit tourner ses chevaux pour aller après elle.

Et l'Empire des flots ne l'eût su retenir ; 
Mais la regardant mieux, et la voyant si belle, 
Il se cacha sous l'onde et n'osa revenir.

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6. Le colibri [sung text not yet checked]

Le vert colibri, le roi des collines,
Voyant la rosée et le soleil clair,
Luire dans son nid tissé d'herbes fines,
Comme un frais rayon s'échappe dans l'air.

Il se hâte et vole aux sources voisines,
Où les bambous font le bruit de la mer,
Où l'açoka rouge aux odeurs divines
S'ouvre et porte au coeur un humide éclair.

Vers la fleur dorée, il descend, se pose,
Et boit tant d'amour dans la coupe rose,
Qu'il meurt, ne sachant s'il l'a pu tarir! 

Sur ta lèvre pure, ô ma bien-aimée,
Telle aussi mon âme eut voulu mourir,
Du premier baiser qui l'a parfumée.

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • CZE Czech (Čeština) (Jaroslav Vrchlický) , "Kolibřík"
  • ENG English (Peter Low) , "The hummingbird", copyright © 2000, (re)printed on this website with kind permission
  • HUN Hungarian (Magyar) (Gyula Juhász) , "Kolibri szerelem"
  • SPA Spanish (Español) (José Miguel Llata) , "El colibrí", copyright © 2018, (re)printed on this website with kind permission

Researcher for this text: Nicolas Gounin

7. À vingt ans [sung text not yet checked]

À vingt ans on a l'œil difficile et très fier :
On ne regarde pas la première venue,
Mais la plus belle ! Et, plein d'une extase ingénue,
On prend pour de l'amour le désir né d'hier.

Plus tard, quand on a fait l'apprentissage amer,
Le prestige insolent des grands yeux diminue,
Et d'autres, d'une grâce autrefois méconnue,
Révèlent un trésor plus intime et plus cher.

Mais on ne fait jamais que changer d'infortune :
À l'âge où l'on croyait n'en pouvoir aimer qu'une,
C'est par elle déjà qu'on apprit à souffrir ;

Puis, quand on reconnaît que plus d'une est charmante,
On sent qu'il est trop tard pour choisir une amante
Et que le cœur n'a plus la force de s'ouvrir.

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8. Telle est pour moi ton âme ! [sung text not yet checked]

Un baiser du matin sur les fleurs odorantes
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9. Les deux roses [sung text not yet checked]

Hier, sous la verte tonnelle, 
J'aperçus Rose qui pleurait,
Et, pleurant, de larmes couvrait 
Une rose moins rose qu'elle. 

Qui peut te causer tel regret ? 
Dis-je à la blonde colombelle. 
Ah ! Monsieur, répondit la belle,
Entre nous c'est un grand secret ! 

Je passais là, lorsqu'une rose, 
Celle-là que de pleurs j'arrose, 
M'a dit de sa plus douce voix : 

« Rose ouverte plus ne se ferme !»
Et mon cœur qui s'ouvre, je crois, 
Au petit pâtre de la ferme ! 

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Confirmed with Sonnets, poèmes et poésies par Joséphin Soulary, Lyon, Imprimerie de Louis Perrin, 1864, page 14.


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10. La colombe [sung text not yet checked]

La colombe à mort est blessée,
Mes plombs au cœur ont fait leur trou,
Le sang rougit le joli cou,
L'aile soyeuse pend, cassée.

Quand, d'un bond, je l'eus ramassée, 
Maudissant l'adresse du coup,
Contre mes lèvres, comme un fou,
En pleurant je la tins pressée.

Et le pauvre oiseau des amours
Me dit, entr'ouvrant ses yeux lourds :
« J'avais ainsi rêvé ma tombe,

Près d'une bouche et sur un sein.
Sèche tes pleurs, cher assassin,
Grâce à toi, je meurs en colombe ! »

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Confirmed with Oeuvres poétiques de Joséphin Soulary, Paris, Alphonse Lemerre, 1872, page 42.


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11. Vous vivez dans les cieux ! [sung text not yet checked]

Parmi nous vous passez toujours calme et sereine
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13. La neige [sung text not yet checked]

Le matin, il avait neigé
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14. La japonaise [sung text not yet checked]

La japonaise aux yeux d'ébène
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15. L'adieu [sung text not yet checked]

N'oubliez pas que je vous aime !
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  • by Eugène Manuel (1823 - 1901), "L'adieu ", written 1861, appears in Pages Intimes, no. 45, Paris, Éd. M. Lévy frères, first published 1866

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16. Mystère ! [sung text not yet checked]

D'où te viendra l'amour, enfant sereine et blonde, 
Qui doit troubler ton âme en sa limpidité ? 
Ce n'est pas le hasard qui la rendra féconde,
Il n'éclatera point dans cette paix profonde,

Comme un ardent éclair dans une nuit d'été.
Non ! un pareil amour offense ta beauté ;
Il est sous ta candeur comme une fleur sous l'onde,
Et doit s'épanouir avec tranquillité... 

Sous le miroir poli de ta blanche poitrine,
L'amour flotte indécis, comme la fleur marine
Qui d'en bas vers le jour s'élève obscurément,

L'onde n'a dit encor son secret à personne,
Mais par un clair soleil, le ciel rit, l'eau frissonne...
Et la fleur merveilleuse émerge lentement.

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Confirmed with L'étincelle, Comédie en un acte par Édouard Pailleron, Paris, Éd. Calmann Lévy, 1879, page 24.


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17. Le flacon [sung text not yet checked]

Tout neuf est le flacon, la liqueur est nouvelle
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18. L'amour est trop plein d'amertume [sung text not yet checked]

Si vous saviez que dans la brume, 
Le soir, quand je me sens bien las, 
Vers chez vous je porte mes pas, 
Vous en souririez, je présume ! 

Là, dans mon cœur, je dis tout bas 
Le nom du mal qui me consume ;
L'amour est trop plein d'amertume ! 
Mieux vaut que ne l'appreniez pas.

Le charme de votre sourire, 
Doux reflet de votre bonté,
Y perdrait de sa pureté ;

Si vous veniez à me maudire,
En auriez-vous moins de beauté ? 
Je préfère ne rien vous dire. 

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Confirmed with L'Année des Poètes: Morceaux choisis réunis par Charles Fuster, Édition de l'Année des Poètes, Paris, 1895, page 390.


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19. Portrait [sung text not yet checked]

Vos yeux bleus et profonds ont la sérénité/ D'un beau lac transparent
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20. Sonnet archaïque [sung text not yet checked]

Depuis vingt ans je vous adore/ Sans être payé de retour
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