Chœurs sans accompagnement

Song Cycle by Georges Alary (1850 - 1928)

1. Nuit de juin [sung text not yet checked]

L'été, lorsque le jour a fui, de fleurs couverte
La plaine verse au loin un parfum enivrant ;
Les yeux fermés, l'oreille aux rumeurs entr'ouverte,
On ne dort qu'à demi d'un sommeil transparent.

Les astres sont plus purs, l'ombre paraît meilleure ;
Un vague demi-jour teint le dôme éternel ;
Et l'aube, douce et pâle, en attendant son heure,
Semble toute la nuit errer au bas du ciel.

Authorship:

See other settings of this text.

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (David K. Smythe) , "June nights", copyright ©, (re)printed on this website with kind permission

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

2. La coupe et les lèvres [sung text not yet checked]

LE SOLDAT chante
 Un soldat qui va son chemin
   Se raille du tonnerre.
 Il tient son sabre d’une main,
   Et de l’autre son verre.
 Quand il meurt, on le porte en terre
   Comme un seigneur.
 Son cœur est à son amie,
 Son bras est à sa patrie,
 Et sa tête à l’empereur.

Authorship:

Confirmed with Alfred de Musset, Premières Poésies, Paris, Charpentier, 1863, page 237.


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

3. Écoutez la chanson bien douce [sung text not yet checked]

Écoutez la chanson bien douce
Qui ne pleure que pour vous plaire,
Elle est discrète, elle est légère :
Un frisson d'eau sur de la mousse !

La voix vous fut connue (et chère ?)
Mais à présent elle est voilée
Comme une veuve désolée,
Pourtant comme elle encore fière,

Et dans les longs plis de son voile,
Qui palpite aux brises d'automne.
Cache et montre au cœur qui s'étonne
La vérité comme une étoile.

Elle dit, la voix reconnue,
Que la bonté c'est notre vie,
Que de la haine et de l'envie
Rien ne reste, la mort venue.

Elle parle aussi de la gloire
D'être simple sans plus attendre,
Et de noces d'or et du tendre
Bonheur d'une paix sans victoire.

Accueillez la voix qui persiste
Dans son naïf épithalame.
Allez, rien n'est meilleur à l'âme
Que de faire une âme moins triste !

Elle est en peine et de passage,
L'âme qui souffre sans colère,
Et comme sa morale est claire !...
Écoutez la chanson bien sage.

Authorship:

See other settings of this text.

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • CAT Catalan (Català) (Salvador Pila) , copyright © 2016, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Peter Low) , copyright © 2021, (re)printed on this website with kind permission
  • POL Polish (Polski) (Bronisława Ostrowska) , "Posłuchajcie piosenki", Kraków, J. Mortkowicz, first published 1911

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

4. Le Hun [sung text not yet checked]

Vole, ô cavale folle!
Franc, ou Goth, ou Germain,
Ou Gaulois, ou Romain,
Partout sur mon chemin,
Devant ta course folle,
Le vieux monde croula
Comme un brouillard s'envole.
Attila! Attila!

Je plonge dans l'espace,
A travers monts et vaux,
Vers les pays nouveaux
Des guerriers sans chevaux.
Je me soûle d'espace
Sans crier halte-là,
Comme un oiseau qui passe.
Attila! Attila!

Dans mon galop superbe
Je passe, et quand je pars
On voit de toutes parts
Des cadavres épars.
C'est mon sabre superbe
Qui les éparpilla
Comme un fléau la gerbe.
Attila! Attila!

Authorship:

See other settings of this text.

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Laura Prichard) , "The hun", copyright © 2018, (re)printed on this website with kind permission

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

5. Oceano Nox [sung text not yet checked]

  Saint-Valery-Sur-Somme.
 
Oh! combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines
Dans ce morne horizon se sont évanouis!
Combien ont disparus, dure et triste fortune!
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Dans l'aveugle océan à jamais enfouis!

Combien de patrons morts avec leurs équipages!
L'ouragan de leur vie a pris toutes les pages
Et d'un souffle il a tout dispersé sur les flots!
Nul ne saura leur fin dans l'abîme plongée.
Chaque vague en passant d'un butin s'est chargée;
L'une a saisi l'esquif, l'autre les matelots!

Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues!
Vous roulez à travers les sombres étendues,
heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus.
Oh! Que de vieux parents qui n'avaient plus qu'un rêve,
Sont morts en attendant tous les jours sur la grêve,
Ce qui ne sont pas revenus!

On s'entretient de vous parfois dans les veillées.
Maint joyeux cercle, assis sur des ancres rouillées,
Mêle encor quelques temps vos noms d'ombre couverts
Aux rires, aux refrains, aux récits d'aventures,
Aux baisers qu'on dérobe à vos belles futures,
Tandis que vous dormez dans les goémons verts!

On demande:-Où sont-ils? Sont-ils roi dans quelque île?
Nous ont-ils délaissés pour un bord plus fertile?-
Puis votre souvenir même est enseveli.
Le corps se perd dans l'eau, le nom dans la mémoire.
Le temps, qui sur toute ombre en verse une plus noire,
Sur le sombre océan jette le sombre oubli.

Bientôt des yeux de tous votre ombre est disparue.
L'un n'a-t-il pas sa barque et l'autre sa charrue?
Seules, durant ces nuits où l'orage est vainqueur,
Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre,
Parlent encor de vous en remuant la cendre
De leur foyer et de leur coeur!

Et quand la tombe enfin a fermé leurs paupières,
Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre
Dans l'étroit cimetière où l'écho nous répond,
Pas même un saule vert qui s'éffeuille à l'automne,
Pas même la chanson naïve et monotone
Que chante un mendiant à l'angle d'un vieux pont!

Où sont-ils les marins sombrés dans les nuits noires?
O flots! Que vous savez de lugubres histoires!
Flots profonds redoutés des mères à genoux!
Vous vous les racontez en montant les marées,
Et c'est ce qui vous fait ces voix désespérées
Que vous avez le soir quand vous venez vers nous!

Authorship:

See other settings of this text.

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

6. Le colibri [sung text not yet checked]

Le vert colibri, le roi des collines,
Voyant la rosée et le soleil clair,
Luire dans son nid tissé d'herbes fines,
Comme un frais rayon s'échappe dans l'air.

Il se hâte et vole aux sources voisines,
Où les bambous font le bruit de la mer,
Où l'açoka rouge aux odeurs divines
S'ouvre et porte au coeur un humide éclair.

Vers la fleur dorée, il descend, se pose,
Et boit tant d'amour dans la coupe rose,
Qu'il meurt, ne sachant s'il l'a pu tarir! 

Sur ta lèvre pure, ô ma bien-aimée,
Telle aussi mon âme eut voulu mourir,
Du premier baiser qui l'a parfumée.

Authorship:

See other settings of this text.

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • CZE Czech (Čeština) (Jaroslav Vrchlický) , "Kolibřík"
  • ENG English (Peter Low) , "The hummingbird", copyright © 2000, (re)printed on this website with kind permission
  • HUN Hungarian (Magyar) (Gyula Juhász) , "Kolibri szerelem"
  • SPA Spanish (Español) (José Miguel Llata) , "El colibrí", copyright © 2018, (re)printed on this website with kind permission

Researcher for this text: Nicolas Gounin [Guest Editor]

7. Rêves oubliés 

Rêves oubliés dès l'aurore du jour nouveau, pourquoi nous fuir 
 . . . . . . . . . .

— The rest of this text is not
currently in the database but will be
added as soon as we obtain it. —

Authorship:

  • by Anonymous / Unidentified Author

Total word count: 883