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Paysages musicaux

by Robert Francès (1919 - 2012)

1. Les grands vents venus d'outre-mer [sung text not yet checked]

Les grands vents venus d'outre-mer
Passent par la Ville, l'hiver,
Comme des étrangers amers.

Ils se concertent, graves et pâles
Sur les places, et leurs sandales
Ensablent le marbre des dalles.

Comme de crosses à leurs mains fortes,
Ils heurtent l'auvent et la porte
Derrière qui l'horloge est morte ;

Et les adolescents amers
S'en vont avec eux vers la Mer!

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Laura Prichard) , "The great gusts coming from overseas", copyright © 2013, (re)printed on this website with kind permission
  • GER German (Deutsch) (Holger Christian Teipel-Jahr) , "Die großen Winde, aus Übersee gekommen", copyright © 2020, (re)printed on this website with kind permission
  • SAN Sanskrit (संस्कृतम्) (Holger Christian Teipel-Jahr) , copyright © 2021, (re)printed on this website with kind permission

Confirmed with Henri de Régnier, Tel qu’en songe, Librairie de l’Art Indépendant, Paris, 1892. Note: Ravel's title leaves out the hyphen in the last word.


Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Holger Christian Teipel-Jahr

2. Venise [sung text not yet checked]

— Accoudé au pont,
j’étais debout dans la nuit brune.
De loin un chant venaitjusquà moi :
des gouttes d’or ruisselaient
sur la face tremblante de l’eau.
Des gondoles, des lumières, de la musique...
Tout cela voguait vers le crépuscule...

Mon âme, l’accord d’une harpe,
se chantait à elle-même,
invisiblement touchée
un chant de gondolier,
tremblante d’une béatitude diaprée.
— Quelqu’un l’écoute-t-il ?... 

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Confirmed with Friedrich Nietzsche. Ecce Homo. Comment on devient ce que l’on est, Traduction par Henri Albert publiée au Mercure de France, nov. 1908 - janv. 1909.


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

3. L'Automne 

Voici l'automne ton cœur en sera brisé
 . . . . . . . . . .

— The rest of this text is not
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4. Le Rhin [sung text not yet checked]

Aux galets le flot se brise
Sous la lune blanche et grise,
O la triste cantilène
Que la bise dans la plaine !
-- Elfes couronnés de jonc,
Viendrez-vous danser en rond ?

Hou ! hou ! le héron ricane
Pour faire peur à la cane.
Trap! trap ! le sorcier galope
Sur le bouc et la varlope.
-- Elfes couronnés de jonc,
Viendrez-vous danser en rond ?

Au caveau rongé de mousse
L'empereur à barbe rousse,
Le front dans les mains, sommeille ;
Le nain guette la corneille.
-- Elfes couronnés de jonc,
Viendrez-vous danser en rond ?

Mais déjà l'aurore émerge,
De rose teignant la berge,
Et s'envolent les chimères
Comme un essaim d'éphémères.
-- Elfes couronnés de jonc,
Vous ne dansez plus en rond!

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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

5. Obsession [sung text not yet checked]

Grands bois, vous m'effrayez comme des cathédrales ;
Vous hurlez comme l'orgue ; et dans nos cœurs maudits,
Chambres d'éternel deuil où vibrent de vieux râles,
Répondent les échos de vos De profundis.

Je te hais, Océan ! tes bonds et tes tumultes,
Mon esprit les retrouve en lui ; ce rire amer
De l'homme vaincu, plein de sanglots et d'insultes,
Je l'entends dans le rire énorme de la mer.
 
Comme tu me plairais, ô nuit ! sans ces étoiles
Dont la lumière parle un langage connu !
Car je cherche le vide, et le noir, et le nu !
 
Mais les ténèbres sont elles-mêmes des toiles
Où vivent, jaillissant de mon œil par milliers,
Des êtres disparus aux regards familiers.

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

Confirmed with Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal, Paris: Poulet-Malassis et de Broise, 1861, in Spleen et Idéal, pages 178-179. Note: this was number 79 in the 1861 edition of Les Fleurs du mal but number 81 in subsequent editions.


Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Poom Andrew Pipatjarasgit [Guest Editor]

6. Mélancolique Mer [sung text not yet checked]

Mélancolique mer que je ne connais pas, 
Tu vas m'envelopper dans ta brume légère 
Sur ton sable mouillé je marquerai mes pas, 
Et j'oublierai soudain et la ville et la terre.

Ô mer, ô tristes flots, saurez-vous, dans vos bruits 
Qui viendront expirer sur les sables sauvages, 
Bercer jusqu'à la mort mon coeur, et ses ennuis 
Qui ne se plaisent plus qu'aux beautés des naufrages ?

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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

7. Notre Père [sung text not yet checked]

Notre Père, qui êtes aux cieux,
Que votre Nom soit sanctifié ;
Que votre règne arrive ;
Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien ;
Et pardonnez-nous nos offenses,
Comme nous pardonnons à ceux qui nous offensés ;
Et ne nous laissez pas succomber à la tentation ;
Mais délivrez-nous du mal.
Ainsi soit-il.

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Researcher for this text: Johann Winkler
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