Vingt mélodies, 3ème recueil

by Charlotte Devéria, née Thomas (1856 - 1885)

Word count: 1520

1. Chanson pékinoise [sung text not yet checked]

Lorsque tu baignes ton pied tendre
 . . . . . . . . . .

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Authorship

2. Le retour [sung text not yet checked]

Ma pauvre bien aimée, à travers la pâleur D'un doux rêve
 . . . . . . . . . .

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3. Soir de Pâques [sung text not yet checked]

Criant, fuyant à tire-d'ailes, 
Dans le crépuscule profond, 
Là-haut, là-haut les hirondelles, 
Alleluia ! dansent en rond. 

Là-haut, là-haut tournent les mondes ;
La lune monte tout en feu ; 
Les étoiles forment des rondes ;
Alleluia ! le ciel est bleu :

Et mon âme tout à coup folle
Quitte son corps, s'échappe et fuit, 
Et mêlée aux oiseaux s'envole, 
Pour danser comme eux dans la nuit ! 

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Confirmed with Jean Lahor, L'Illusion, 3rd edition, Paris, Alphonse Lemerre, 1893, page 61.


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4. Chinoiserie [sung text not yet checked]

Ce n'est pas vous, non, madame, que j'aime,
Ni vous non plus, Juliette, ni vous, 
Ophélia, ni Bétrix, ni même 
Laure la blonde, avec ses grands yeux doux.

Celle que j'aime à présent, est en Chine ;
Elle demeure, avec ses vieux parents,
Dans une tour de porcelain fine,
Au fleuve Jaune, où sont les cormorans ;

Elle a des yeux retroussés vers les tempes,
Un pied petit, à tenir dans la main,
Le teint plus clair que le cuivre des lampes,
Les ongles longs et rougis de carmin ;

Par son treillis elle passe sa tête,
Que l'hirondelle, en volant, vient toucher,
Et, chaque soir, aussi bien qu'un poëte,
Chante le saule et la fleur du pêcher.

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4. Chinoiserie [sung text not yet checked]

Subtitle: Air chinois

Pour veiner de son front la pâleur délicate,
Le Japon a donné son plus limpide azur ;
La blanche porcelaine est d'un blanc bien moins pur
Que son col transparent et ses tempes d'agate ;

Dans sa prunelle humide un doux rayon éclate ;
Le chant du rossignol près de sa voix est dur,
Et, quand elle se lève à notre ciel obscur,
On dirait de la lune en sa robe d'ouate ;

Ses yeux d'argent bruni roulent moelleusement ;
Le caprice a taillé son petit nez charmant ;
Sa bouche a des rougeurs de pêche et de framboise ;

Ses mouvements sont pleins d'une grâce chinoise,
Et près d'elle on respire autour de sa beauté
Quelque chose de doux comme l'odeur du thé.

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5. Ivresse [sung text not yet checked]

Subtitle: Air chinois

Emplis-toi ma tasse, Siang, ting, tang !
 . . . . . . . . . .

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Authorship

  • by Anonymous / Unidentified Author

6. Le lys d'eau [sung text not yet checked]

Subtitle: Air chinois

Jeune fille au front de jade
 . . . . . . . . . .

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Authorship

  • by Anonymous / Unidentified Author

7. Nuit devant la mer [sung text not yet checked]

[Tous deux, naguère, assis]1 la nuit sur ce rivage,
Nous écoutions pleurer les harpes de la mer :
La mer bondit ce soir, amoureuse, sauvage ; 
Flots qui hurlez, mon cœur comme vous est amer ! 

C'est comme un bruit sans fin de sanglots et de râles, 
Les grands flots vers le ciel montent désespérés :
Et la lune et la mer s'attirent et sont pâles, 
Ainsi que deux amants que l'on a séparés.

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Confirmed with Jean Lahor, L'Illusion, 3rd edition, Paris, Alphonse Lemerre, 1893, page 44.

1 Devéria: "Tous deux assis jadis"; further changes may exist not shown above.

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8. Rêves ambitieux [sung text not yet checked]

Si j'avais un arpent de sol, mont, val ou plaine,
Avec un filet d'eau, torrent, source ou ruisseau,
J'y planterais un arbre, olivier, saule ou frêne, 
J'y bâtirais un toit, chaume, tuile ou roseau. 

Sur mon arbre, un doux nid, gramen, duvet ou laine, 
Retiendrait un chanteur, pinson, merle ou moineau.
Sous mon toit, un doux lit, hamac, natte ou berceau,
Retiendrait une enfant, blonde, brune ou châtaine.

Je ne veux qu'un arpent ; pour le mesurer mieux, 
Je dirais à l'enfant la plus belle à mes yeux : 
« Tiens-toi debout devant le soleil qui se lève ;

« Aussi loin que ton ombre ira sur le gazon,
« Aussi loin je m'en vais tracer mon horizon :
« Tout bonheur que la main n'atteint pas n'est qu'un rêve !»

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Confirmed with Sonnets, poèmes et poésies par Joséphin Soulary, Lyon, Imprimerie de Louis Perrin, 1864, page 5.


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9. Le sang des lys [sung text not yet checked]

On dirait que la terre a bu le sang des lys, 
Et d'un deuil éclatant voile cette hécatombe,
Car déjà la blancheur des marbres clôt la tombe 
Où dorment pour longtemps ces doux ensevelis.

Je t'adore, ô pâleur des vierges trépassées,
Dans l'éblouissement des rêves amoureux,
Emportant dans l'azur les essors douloureux
De leur âme pareille aux colombes blessées !

Quel vent a flagellé l'aile que tu parais. 
Doux et tremblant duvet tombé du vol des anges,
Et secoué dans l'air tes floraisons étranges 
Qui font comme un printemps à l'hibernal cyprès ? 

[ ... ]
Ô neige, tu m'étreins le front sous le mystère De ta froide splendeur, -- et comme épouvanté, Je pense que des cieux déchus de leur clarté Le lait d'une déesse a coulé sur la terre !

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10. Air tsigane [sung text not yet checked]

Pour [me]1 guérir d'un ancien songe,
Ô Tsiganes, jouez un air,
Sombre et large, où se noie et plonge 
Mon âme, comme dans la mer! 

Faites vibrer, comme une corde,
Mon âme triste, à la briser ;
Je veux une chanson qui morde 
Avec la douceur d'un baiser ;

Et me rappelant ses paroles,
Et les caresses de sa voix, 
Qui m'arrache des larmes folles,
Comme nos serments d'autrefois !

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Confirmed with Jean Lahor, L'Illusion, 3rd edition, Paris, Alphonse Lemerre, 1893, page 113.

1 Devéria: "la guérir"; further changes may exist not shown above.

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11. La chute des étoiles [sung text not yet checked]

Tombez, ô perles dénouées,
Pâles étoiles, dans la mer.
Un brouillard de roses nuées
Émerge de l'horizon clair ;
À l'Orient plein d'étincelles
Le vent joyeux bat de ses ailes
L'onde que brode un vif éclair.
Tombez, ô perles immortelles,
Pâles étoiles, dans la mer.

[ ... ]
Fuyez, astres mélancoliques, Ô Paradis lointains encor ! L'aurore aux lèvres métalliques Rit dans le ciel et prend l'essor ; Elle se vêt de molles flammes, Et sur l'émeraude des lames Fait pétiller des gouttes d'or. Fuyez, mondes où vont les âmes, Ô Paradis lointains encor !
[ ... ]
Heureux qui vous suit, clartés mornes, Ô lampes qui versez l'oubli ! Comme vous, dans l'ombre sans bornes, Heureux qui roule enseveli ! Celui-là vers la paix s'élance : Haine, amour, larmes, violence, Ce qui fut l'homme est aboli. Donnez-nous l'éternel silence, Ô lampes qui versez l'oubli !

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12. Les derviches hurleurs [sung text not yet checked]

Les yeux vers la splendeur divine, 
Des profondeurs de sa poitrine 
Le vieux derviche, sombre et fou,
Tire son cri sourd : Allah hou !

En courant sur la mer immense,
Le vent hurle, Allah ! ta puissance ;
Le derviche aussi, comme un fou,
Hurle : Allah, Allah, Allah hou ! 

La mer roule sur le rivage,
La mer bondit, hurle, sauvage ;
Le derviche aussi, comme un fou,
Hurle : Allah, Allah, Allah hou !

À tes pieds, ô Sultan du monde,
La foudre comme un tambour gronde. 
Le derviche aussi, comme un fou,
Hurle : Allah, Allah, Allah hou ! 

Le torrent croule, roule, et passe,
En hurlant ton nom dans l'espace ;
Le derviche aussi, comme un fou,
Hurle : Allah, Allah, Allah hou ! 

En face du désert en flamme,
Le lion hurle et te proclame ;
Le derviche aussi, comme un fou,
Hurle : Allah, Allah, Allah hou ! 

Mais son extase le consume, 
Il s'affaisse, il tombe, il écume ;
Et, comme un ours branlant son cou,
Hurle à terre encore : Allah hou ! 

Authorship

Confirmed with Jean Lahor, L'Illusion, 3rd edition, Paris, Alphonse Lemerre, 1893, page 177-178.


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13. À Saint-Blaise [sung text not yet checked]

À Saint-Blaise, à la Zuecca,
Vous étiez, vous étiez bien aise
À Saint-Blaise.
À Saint-Blaise, à la Zuecca,
Nous étions bien là.

Mais de vous en souvenir
Prendrez-vous la peine ?
Mais de vous en souvenir
Et d'y revenir,

À Saint-Blaise, à la Zuecca,
Dans les prés fleuris cueillir la verveine,
À Saint-Blaise, à la Zuecca,
Vivre et mourir là !

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Victoria de Menil) , "In St. Blaise at the Zuecca", copyright ©, (re)printed on this website with kind permission
  • SPA Spanish (Español) (José Miguel Llata) , copyright © 2014, (re)printed on this website with kind permission

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14. La mort du soleil [sung text not yet checked]

Le vent d'automne, aux bruits lointains des mers pareil,
Plein d'adieux solennels, de plaintes inconnues,
Balance tristement le long des avenues
Les lourds massifs rougis de ton sang, ô soleil !

La feuille en tourbillons s'envole par les nues ;
Et l'on voit osciller, dans un fleuve vermeil,
Aux approches du soir inclinés au sommeil,
De grands nids teints de pourpre au bout des branches nues.

Tombe, Astre glorieux, source et flambeau du jour !
Ta gloire en nappes d'or coule de ta blessure,
Comme d'un sein puissant tombe un suprême amour.

Meurs donc, tu renaîtras ! L'espérance en est sûre.
Mais qui rendra la vie et la flamme et la voix
Au coeur qui s'est brisé pour la dernière fois ?

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15. Ton souvenir [sung text not yet checked]

Quand les roses seront flétries,
Quand les soleils seront éteints,
Quand les sources seront taries
Au fond des paradis lointains ;

Quand nos amours longs et fidèles,
De leur vol fatigant les airs,
Pour s’enfuir d’un même coup d’ailes
Se chercheront auk lieux déserts ;

Quand sur le deuil de toutes choses
L’Ame immortelle pleurera,
Aux soleils, aux sources, aux roses,
Seul, ton souvenir survivra.

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Confirmed with Poésies de Armand Silvestre: 1872-1878. La chanson des heures, Volume 2, Paris, Éd. Charpentier, 1887, page 232.


Researcher for this text: Laura Prichard [Guest Editor]

16. Le gué [sung text not yet checked]

J'étais derrière ce bouleau, 
Lorsque, du gué gagnant l'issue,
Sans te douter d'être aperçue, 
Tu passais, hier, le ruisseau.

L'azur du ciel, au sein de l'eau,
Creusait sa sphère continue ;
On eût dit que ta jambe nue 
Foulait un firmament nouveau. 

Ton corps, dans ce riant mirage, 
Semblait émerger d'un nuage ; 
Un instant même j'ai pu voir 

Sur ton front, comme au front d'un ange, 
S'arrêter l'étoile du soir ; 
J'en garde encore un doute étrange. 

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Confirmed with Oeuvres poétiques de Joséphin Soulary. Première partie. -- Sonnets (1847-1871), Paris, Éd. Alphonse Lemerre, 1880, page 66.


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17. Tout un printemps [sung text not yet checked]

Nous nous aimerons, si tu veux
 . . . . . . . . . .

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18. L'heure est vagabonde [sung text not yet checked]

Mon amour, l'heure est vagabonde
 . . . . . . . . . .

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19. C'était un songe [sung text not yet checked]

C'était un songe d'or, quand au refrain des vagues
 . . . . . . . . . .

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20. Les papillons [sung text not yet checked]

Suivons le vol des papillons
 . . . . . . . . . .

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